Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 14:15

Hong Kong : C'est l'embrouille des nouilles !

Sam 05/03

On est complètement déboussolé par notre escale à Hong Kong : du grand n’importe quoi ! Bonjour la Chine ! Dragon Air nous a fait de la merde. Les membres de la compagnie sont désagréables sur terre et dans les airs… Ils ne sourient pas, t parlent sèchement et de manière autoritaire, voire e crie dessus si tu ne fais pas ce qu’ils te disent même si tu ne comprends pas ce qu’ils te disent… ils sont fous ces chinois !

 

En quittant Kathmandou, on s’est dit Bye le petit aéroport tout minable de la capitale du Népal. On reste stupéfait du manque de matériel de cet aéroport international : on s’est cru dans une station de bus avec les sièges d’attente en plastique qui mènent directement sur la piste…lol ! La sécurité y est très légère si bien qu’ils les passagers en transit dans notre avion n’avaient pas le droit de sortir de l’avion pendant les heures de transit où ils refaisaient le plein et où l’on embarquait dans l’avion. D’habitude on te mets dans une salle de transit… Au moins ils ne perdront pas leur passager comme ça ;)

 

Hong Kong, un autre monde. Plus rien à voir avec le Népal. Tous les transit du pacifique se font ici ; aéroport méga développé, carrefour des avions et départs de toute part pour les transferts vers d’autres destinations. C’est immense ! On arrive à l’heure attendue. On nous compte à la main et nous colle des étiquettes sur le tee-shirt selon qu’on est en transit ou pas. Une étiquette ridicule qui s’est barrée avec mes cheveux sans que je m’en aperçoive… ils m’ont perdu ! Ils ont failli nous laisser avec Vicente, ils ne recomptent même pas leur passager…

 

Pour ceux qui ont déjà leur billet d’embarquement pour le prochain vol, ce qui n’était pas notre cas, nous ne savions pas pourquoi mais nous l’apprendrons très vite… ils leur font faire la queue vers les douanes et immigration et pour les autres, il faut aller voir le comptoir de l’agence à l’autre bout de l’aéroport pour les récupérer.

 

Surprise ! Au comptoir de l’agence, l’hôtesse nous annonce que le vol est surbooké et qu’on devra peut-être prendre le prochain vol. Seulement ils le sauront qu’au dernier moment. Le vol suivant est pour l’après midi on partirait à 14h30 au lieu de 8h30. Ce qui ne nous arrangeait pas du tout par rapport à l’heure d’arriver tardive puisque nous n’avions pas réservé de chambre et nous aurions préféré profiter de Phuket que de l’aéroport…

 

On nous demande alors de patienter et se représenter à 8h, en compensation de notre patience, on nous offre des bons pour prendre un petit déjeuner. Bonjour le petit déj chinois… Soupe de nouille et steak avec omelette qui parait chimique. D’ailleurs ça n’a pas manqué, je suis tombé malade. J’ai tout dégueulé ! Intoxication alimentaire dans l’aéroport de Hong Kong. Alors qu’on a fait tous les buibui et marchés pourris des précédent pays, c’est dans un aéroport que je fais une très vilaine indigestion…

 

8h au comptoir, je commence à ressentir mon ventre qui réagit mal, je pense au début au stress… On nous redemande de revenir 15 minutes plus tard. C’est l’abus là. On se demande s’ils savent qu’on décolle à 8h30 et on ne veut pas courir non plus ! Qu’ils nous disent et arrêtons là les dégâts ! Elles sont 3 hôtesses cette fois, prêtes à répondre aux insatisfactions… On râle ! Elles ont prévu le coup, nous propose un dédommagement de 100 euros chacun et l’accès libre au Traveller Lodge le temps d’attente : chambre privée de luxe avec salle de bain, commodités, buffet chaud et froid, boissons alcoolisé ou non à volonté et accès internet gratuit…

 

Quel drôle de lieu… on ne se sent pas forcément à notre place avec ces bourges qui claquent leur blé dans ce luxe inutile. Ma foi chacun son confort. Mais bon c’est un aéroport. On se croirait dans un club select… ça l’est d’ailleurs ! On a l’air fin avec notre look de jeunes roots qui viennent de Katmandou. On aurait franchement préféré récupérer cet argent gaspillé dans cet endroit… qu’est ce qu’on s’en fout royalement de ces péteux, on est trop fatigué et énervé pour réfléchir, on file direct à la douche et au dodo. On ira manger quelques heures avant l’embarquement.

 

J’ai franchement mal dormi à cause du petit déj dégueulasse que j’ai enfilé quelques heures auparavant… J’ai tout revomi à 2 reprises. Le mal de bide est passé avec, ouf ! J’ai dégusté ou plutôt je me suis gavée…lol… de cookies faits maison au buffet pour me réconforter de cette indigestion. Je n’ai pu avaler que du sucré…Mmmmhh !

 

L’heure d’embarquement est vite arrivée, nous avons pris notre avion et bonjour Phuket ! On file direct au Old Town en bus public où l’on va chercher une chambre à ce même nom de Guesthouse à la tombée de la nuit. C’est propre, il y a du Wifi, le prix reste correct et le petit déjeuner est offert. On prend 2 nuits. C’est marrant et bien aussi, pour entrer dans la salle, on doit retirer ses chaussures. Avis aux gens qui puent des pieds, mettez des tongs en Tnailande ! lol !

 

Phuket : Une etape qu'on ne regrette pas contrairement a ce qu'on peut penser...

Dim 06/03

Phuket ! J’étais trop fatigué en rentrant hier pour raconter qu’on s’est éclaté la panse le soir dans un marché couvert spécialiste de la fondue thai à volonté pour moins de 3 euros. Ma fois on va faire le tour des marchés aujourd’hui, ils ont l’air sympa ! C’est une belle journée mais qu’est ce qu’il fait vraiment chaud ! ça change de notre précédente destination où on a eu de la neige…

 

On découvre plein de nouveaux fruits qu’on ne saurait nommer mais dont le Dragon Fruit ou encore appelé Pitaya en France. Un autre fruit qu’on a goutté qui ressemble au fruit de cajou en France mais avec un goût plus sucré et juteux. On aime découvrir ces nouvelles saveurs !

 

La chaleur se faisant pesante, on décide d’aller se rafraichir à la plage et au moins visiter une des plus belles plages de Phuket. On part assez tard en Songhtwaey les taxis co où l’on est entassé comme des poulets. Les plages sont assez loin, on mettra une heure. Juste le temps de faire un plouf et découvrir notre 1è plage de la Thaïlande. Elle est bondée de famille thai et d’étrangers… énormément d’étrangers qui sont plutôt entassés sous les parasols et les paillotes de massage thai sur le sable où tu te fais ploter, malaxer, tortiller… et les thaïlandais eux occupent les parties ombragées de la pelouse, un peu plus éloignées de la plage, vers les snacks restaurants… ambiance un peu comme à La Réunion ils font un piqe nique sur la pelouse de la plage, genre Grand Anse pour ceux qui connaissent.

 

Nous on se pose près de la plage serviette à même le sol, on doit être les seuls… et à nous le barbotage ! la plage est plutôt belle, la côte aussi mais on sent l’argent et le développement. Maison en dur luxueuse, bateaux etc. on en profitera quelques heures mais bon il faudrait trouver un moyen de revenir en ville avant le coucher du soleil car les taxi co ne font plus le trajet depuis notre arrivée… ce sont des malins ils se transforment en taxi privé pour taxer plus cher le touriste qui n’a pas d’autres moyens de rentrer. On est un peu dans le caca quand même parce qu’on n’a pas prévu de payer un retour plus cher et c’est 10 fois plus cher que notre taxi co de l’aller, forcément là on ne fréquente plus les locaux mais le touriste… ils sont reloud avec ça !

 

Du coup on marche en espérant trouver une autre solution jusqu’au prochain spot balnéaire. Solution trouvée sur la route, un minivan d’hôtel s’arrête pour nous ramener en ville c’est sur sa route, on lui donnera un ti quelque chose à l’arrivée juste devant notre hotel la classe ! Ce soir on préparera nos affaires pour notre dépare pour Koh Lanta demain, je ferai un long skype avec la famille car le décalage horaire m’empêche de dormir à des heures raisonnables.

 

Je raconte à ma sœur et ma mère ce qui m’est arrivé hier ave ma réaction à l’intoxication alimentaire j’ai fait des apparitions de plaques rouges partout sur le corps mais aussi sur le visage hier soir. Le flip complet car ça commençait à se développer et gonfler dans le cou, j’avais peur de ne plus respirer, j’ai réveillé Vicente dans la nuit pour lui demander ce que je devais faire car ça paraissait grave…heureusement pour moi que quelques mois plus tot il avait fait une réaction allergique au Mexique et on a prévu la cortisone dans notre pharmacie au cas où ça réapparaîtrait… cette fois c’était mon tour et un grand merci je n’avais plus rien le lendemain. Tout était passé ! J’ai mangé et dormi normalement. Quel flip !

 

Koh Lanta : L'aventure mais pas celle qu'on connait 

Lun 07/03

La frayeur de la veille sur mes plaques rouges qui démangeaient est finie ! On est prêt pour le voyage de Koh Lanta ! Est-ce le Koh Lanta qu’on imagine du jeu à la télé ? L’île aux milles aventures et aventuriers. Allons voir ! Direction bus station pour prendre un minivan public, et oui pas beaucoup de gens pour cette destination, il manque des aventuriers là… Longue route où l’on passe 2 bacs, passage de voitures, en tout environ 6h.

 

Quelle chaleur ! En jean, tu meurs ! Il fait de plus en plus chaud sous le soleil de Koh Lanta ! J’ai envi d’enfiler un short mais l’expédition Guesthouse a commencé. On file à la plage la plus conseillée par notre guide local Bombay Beach. Malheureusement, tous sont full dans notre ordre de prix : on ne trouve plus rien à moins de 500 Baht soit 12 euros. On nous conseille alors un village voisin paumé qui font des chambres un peu moins chères en 2ème prix. Au lieu de payer 1000 on payera 700 pour cette nuit, vu que toutes celles à 500 sont prises. Un pick up vient nous chercher dans la dernière Guesthouse où nous allions faire notre expédition. Il nous amène à quelques kilomètres au nord, on prend alors un cabane en dur pour ce soir à 700 baht et en bambou au bord de la plage à 500 baht à partir de demain. On décidera de rester 3 nuits quand on voit le petit bout de paradis. On prend à 100% ! On lui louera même un scooter demain à 200 B la journée, casque, masque et tuba fourni Jon est au top !

 

Par contre ce n’est pas le Koh Lanta qu’on imaginait. C’est une île développée avec plein de petites villes balnéaires mangée par le tourisme… bien sur on a pris le seul endroit vide de monde… et les plages restent magnifiques et désertes pour celles les plus difficiles d’accès en chemin de terre, ce qu’on adore ! Vive Koh Lanta !

 

Bon aujourd’hui, on a beau avoir la tête pleine de projet pour cette île, on restera tranquille à profiter du Wifi dans la chambre. News à papa et maman et blabla aux friends dont docteur Odile qui m’a bien confirmé une intoxication alimentaire les jours précédents. Merci Docteur !

 

Vicente veut faire un tour en ville, vers le nord… mais c’est à plusieurs kilomètres à pieds. Perso je lui dis ne pas avoir la motivation, il insiste, je sors avec lui mais retourne vite à la chambre quand je vois le gros nuage menacer notre expédition. Vicente quant à lui ne rebroussera pas chemin, je rentrerai seule à la chambre. Juste au moment de franchir le seuil de notre porte qui mène sur l’allée principale qui va à la mer, il pleut une averse. Il est 17h, je me dis que Vicente a du atteindre la ville en courant car l’averse a bien duré 1h30. Des grosses gouttes qui tombent en trombe ! Il a sûrement pris la saucée, ça n’a pas manqué, il est revenu trempé et sans même atteindre de ville… On attendra le soir pour ressortir manger un bout dans le resto de notre hôtel, joliment planté au dessus d’une colline avec vue sur la mer. Un jeu d’échec avant d’aller se coucher.

 

Mar 08/03

En cette journée de la femme, non célébré par tous et souvent entrainant des polémiques autour d’un jour dédié qui se révèlerait hypocrite pour ces personnes, un frein en réalité au développement de la situation de la femme dans le monde. Pourquoi dédier un jour pour la femme, c’est bien pour dire qu’elle est inférieure. Mais bon certains pays sont vraiment enclin au développement des droits de la femme et d’autres ont besoin de cette alerte pour ouvrir les yeux sur ce qui se passe ailleurs… Enfin bon nous ne sommes pa égaux, ça nous le savons, à chacune de nous de donner l’exemple que nous voulons transmettre au monde, aux générations futures, et à chacun de mener son action comme elle le consent pour faire évoluer cette place de la femme dans la société.

Ça reste un plaisir pour moi de dire aux femmes qui m’entourent que je suis fière d’elles, de penser à toutes celles qui me sont chères et qui ont fait beaucoup pour moi dans la vie et autour d’elles…

 

Journée motarde qui aurait plu à mon père. On a vadrouillé dans le sud de l’île à la découverte de superbes plages dans les alentours de Bombay Beach. Une plage typique cachée par les arbres et la route incommodante  et accidentée qui y mène les plus chanceux. En descendant une falaise derrière le fouillis d’arbustes où l’on peut déjà apercevoir depuis la route un aperçu de paradis, une plage de sable blanc type anse protégée entre 2 rochers de montagne, comme une crique : Magnifique ! L’eau est bleue turquoise et elle est vite profonde. Le kiff ! Un petit air de Leucate plage dans la région de Vicente à Perpignan mais ici beaucoup plus belle Of Course !

Gavage de plages désertes et magnifiques dans le sud de l’île. En continuant plus au sud notre route, le chemin se faisait de plus en plus mauvais donc difficile d’accès et vide de monde. Un réel kiff entre la moto et les belles plages. Certains comme nous tentent l’aventure et ne le regrette pas J On vit une belle aventure ici à Koh Lanta. Et on goutte à l’eau de toutes les plages qui nous font rêver. On ne peut y résister. De longues baies de sable blanc aux eaux turquoises… comment y résister ? On rentrera vers les coups de 17h, sans même se prendre la saucée aujourd’hui, car le sud reste épargné par les averses. On remarquera que le sol est mouillé en revenant vers la civilisation mais on n’a rien vu du déluge : top journée ! Belles photos en prime !

 

Mer 09/03

Objetif, visiter la partie nord et Old City of Koh Lanta ! On ne résistera pas à un stop miam miam dans un bui bui pour faire le plein d’énergie sur la route. On commence par la vieille ville, la capitale de l’île. L’endroit est vraiment mignon, ça ressemble à un port de pêcheur très charmant du sud ouest de la France, dans la région d’Arcachon chez ma sœur. Oui ça a l’air chic aussi mais avec une partie un peu typique thai : les bateaux de pêcheurs, ornés d’ampoules, en fait pour attirer les crevettes la nuit et des coques colorées, bleues, vertes, rouges…

 

C’est une toute petite ville. On fait un tour sur le quai principal et le pont de bois qui mène à la mer, où l’on aperçoit les différents tons de bleu : turquoise, bleu foncé, et bleu profond. Au loin à l’horizon, des îles de montagne qui ont l’air inhabitées…juste l’air J il est difficile aujourd’hui de visiter une île déserte telle qu’on le rêverait.

 

Au-delà du port se dresse un vaste terrain de terre et de gazon vision de désastre de fête de la veille. Il s’agit du festival Lanta. On est en plein dedans ! On nous conseille d’y revenir le soir, où la fête sera au rendez-vous dans les stands et les estrades de concerts. Pourquoi pas, Un festival Thai J

 

Pour profiter alors de notre après midi, on laisse tomber l’exploration du ord qui, nous dit-on n’est qu’une réplique d’un port de pêche, pour filer à notre plage favorite du sud ! On se prendra la saucée dans l’eau qui sera aussi chaude que la pluie ; Le kiff ! On y a passé toute l’après midi, à profité et apprécier. On rentrera quelques heures après la tombée de l’averse quotidienne de Koh Lanta, qui nous rafraichit plus qu’autre chose. Car la chaleur est vraiment à son comble. On kiff ! On a eu du mal à sortir... En sortant, en réentrant dans cette mer qui t’appelle constamment…

 

Mais bon l’appel de l’apéro nous envahit. Un ti saut au 7 Eleven du coin (il y en a partout, ils ont fait un carton en Thailande au grand bonheur des touristes). Des bières et des cacahuettes locales aux fèves grillées, trop bon ! et retour au bercaille pour savourer le tout dans les cabanes aménagées sur la plage de note hotel. Face à la mer à savourer une Chang Beer et des fèves grillées. Jeu d’échec au couché du soleil : tout simplement génial. On est au top comme qui dirait !

 

Le soir venant, on va se préparer pour la fête locale. Tout est animé, illuminé à la foire à la… saucisse ! Lol ! On redécouvre la vieille ville avec ces habitants et les gamins qui courent de partout. Ça grouille de stand à barbecue, on y trouve notre bonheur pour le repas du soir, on goutte un peu à tout, mais on se gave surtout de glace…lol ! On rigole beaucoup car ce n’est vraiment pas l’image du festival qu’on avait. On pensait voir des groupes de musique locaux se présenter un peu partout dans les coins, un peu comme chez nous en festival de musique… et bien justement on n’est pas chez nous et ça se voit. C’est ce qu’on est venu découvrir. Ça ressemblerait plus au florilège au Tampon pour ceux qui connaissent, sans les manèges. Une estrade principale pour les spectacles de tout genre : des sketchs de clowns, de chanteur et de défilé de miss avec élection de miss Koh Lanta en prime. On passe un bonne soirée à rigoler et enfiler des bières en regardant les danses traditionnelles et autres joyeuseries. L’ambiance est à son comble, les thaïlandais kiffent ; on fait comme eux et on repartira vers les coups de minuit, et oui on renfile notre casque car demain le réveille sera matinal pour Krabi. On a déjà nos billets qu’on a achetés avec notre hôtel pour éviter les tracas logistiques.

 

Krabi : Une jolie etape avant de plonger

Jeu 10/03

Krabi sera juste une courte étape pour se diriger vers Koh Tao où nous voulons passer notre PADI Openwater en plongée. On prend un GH vraiment pas cher par rapport à ce qu’on a eu jusqu’à maintenant : 150 B La nuit avec Wifi. La chambre est correcte, salle de bain commune par contre.

 

On passera notre journée à nous balader sur le front de mer et sur le port, vraiment très agréable et calme. En fait les gens ne passent plus par cette ville car la route a été déviée sur un autre trançon de ville, ce qui rend l’endroit plus authentique à notre gout et plus attrayant au final. On est ravi de l’étape. On en profite pour caller nos photos et faire la programmation des jours à venir. On mangera au night market sur le port pour pas cher du tout mais à des quantités qu’on n’a pas l’habitude de fréquenter, depuis l’Inde et le Népal, il n’y a casi rien dans nos assiettes… Bref il faut comprendre, on est de gros mangeurs…lol ! Lot de consolation on se paye une crèpe nutella banane avant de nous coucher !

 

Surathani : Rien ne va plus alerte au tsunami qui a ravage le Japon !!! 

Ven 11/03

8h du matin il fait déjà une chaleur de ouf. On quitte notre chambre en nage pour attraper un songthweay sorte de taxi collectif où on s’entasse comme des cochons derrière. Direction le Bus station terminal pour Surathani, une étape pour prendre le bateau pour Koh Tao. Forcément on est les 1ers arrivés car il ne part que la nuit à 23h. En tout 6h de trajet ; on flâne dans la ville pendant 8h… on visite, on passe de marché en marché, on finit par se poser dans un café wifi pour vérifier nos mails.

 

On a encore du temps devant nous, on squatte le port qui s’anime petit à petit dans la nuit. Entre buibui et stands qui se placent sur la placette du port. De plus drôle d’animation : un éléphant débarque sur le port, son proprio vend des herbes, mais etc. pour lui donner à manger, attraction pour les enfants et touristes. Ma foi c’est marrant de voir un éléphant dans un port…

 

L’heure de monter sur le bateau a sonné, bizarrement, tout est éteint, personne n’est monté et les matelas sont sans dessus dessous. On montre nos tickets mais voilà  qu’on nous annonce que le bateau ne partira pas à cause du Tsunami qui a ravagé le Japon. Ils ne veulent pas prendre de risque. Drôle d’annonce car le bateau d’à côté qui part à Koh Phang Han qui met la même heure et plus prêt que Koh Tao, part dans quelques minutes. Ce serait notre solution ?

 

Dégoutté d’avoir attendu tout ce temps, on récupère nos sacs dans le bateau qu’ils avaient accepté de garder toute l’aprem, c’est sympa au moins ; Et nous rembourse nos tickets en nous proposant la solution de partir quand ils seront prêts à partir… bref on ne sait pas quand… ou aller à Koh Phang Han, l’île voisine d’où on peut choper un autre bateau pour Koh Tao. Ça fait un détour mais le bateau étant sur le point de partir, on choisit cette solution pour ne pas avoir à perdre notre temps à Surathani, qui n’a pas grand intérêt en soi… on court vers l’autre bateau, on paye et on monte à bord car il a démarré !

 

C’est marrant tous les passagers sont entassés sur leur matelas à l’étage du bateau, avec les ventilateurs au dessus de leur tête pour aérer et les fenêtres grandes ouvertes pour laisser passer les odeurs de transpiration et autre joyeuseté. On est 200 à bord. On fait facilement connaissance avec son voisin car c’est comme si vous dormiez le même lit…lol ! Après quelques discussions avec notre voisin allemand ingénieur de je ne sais quoi qui a fait un stage en Afrique du Sud et qui passe des vacances en Thaïlande avant de commencer son 1er travail, sympa et intéressant, on regrettera de ne pas avoir pris ces coordonnées à Munich J

 

Koh Phang Han : Sauves par le catamaran !

Sam 12/03

Koh Phang Han, ici Koh Phang Han : assurez vous de n’avoir rien oublié dans le bateau. On descend au petit matin, pour acheter nos billets sur catamaran pour aller à Koh Tao. Ce petit détour nous a tout de même coûté le double du prix que l’on devait débourser à l’initial en prenant le direct… Mais bon on profitera des rencontres pour enrichir notre anglais…

 

D’ailleurs on rencontre un français…lol ! Qu’on nommerait bien Gérard. Il doit avoir la quarantaine, il voyage seul et c’est sa 3ème visite en Thaïlande. Il venait de Pattaya avant… On ne peut pas s’empêcher de penser qu’il est là pour profiter du tourisme olé olé. Ça fait 10 ans qu’il connait le pays et il hallucine comme il évolue trop vite à chaque passage. Mais il adore et il revient. On aura passé notre pause Koh Phang Han avec lui, l’allemand et ses compagnons.

 

On s’est installé tout en haut dans le catamaran. Il s’agit d’un avec moteur donc il speed. Ça fait du bien de recevoir de l’air dans la figure, cheveux aux vents. C’était vraiment un super tour en bateau. La mer est belle et claires sur certaines portions de route. Par contre Vicente nous a fait un mal de mer vilain de la bile vers la fin du trajet… d’autant plus qu’on a rien mangé depuis hier soir, ça ne devait pas être facile d’essayer de dégueuler quelque chose de solide. Bref !

 

Koh Tao : 3 jours intensifs de cours de plongee, on veut 

Bienvenue à Koh Tao ! A nous la plongée, la plage de sable fin, le soleil ! Le port était bondé de rabatteurs à notre arrivée. On a tracé notre route à pieds jusqu’au island Dive Club, à 15 minutes de marche de là, où nous avions réservé la veille pour passer notre PADI OPENWATER. 4 nuits sont comprises dans le prix dans une cabane près de la plage. Top ! On paye quand même 180 euros le tout avec les cours et les plongées.

 

Pierre le directeur du club, qui n’a que 25 ans, nous explique le topo, en français bien sûr, tout en français car ce sont des instructeurs certifiés avec la rigueur française. Il nous fait aussi la comparaison avec le CMAS (diplôme français pour plongée sportive), mais c’est un peu trop technique et cher par rapport à ce qu’on recherche. Il me voit un peu hésiter avant de signer, car je lui ai raconté mon problème de tympen lors de mon baptême, comme quoi j’avais du mal à équilibrer mes oreilles. Il me conseille alors de faire un baptême avant pour tester, histoire de ne pas perdre tout l’argent des cours si je ne peux pas aller jusqu’au bout et passer les examens. Il me voit aussi peu à l’aise avec l’eau et en général, il reconnaît ceux qui ont quelques appréhensions. D’ailleurs, il nous dit que la fille qui s’est inscrite juste avant nous et qui passera le PADI avec nous Sandrine, il ne pense pas qu’elle ira jusqu’au bout. On verra. Pour ma part je signe quand même, malgré ses bons conseils et c’est parti pour 3 jours intensifs de cours et de matage de vidéo et 4 mises à l’eau pratique et tests : Youpi !

 

Notre instructeur s’appelle Coco, Aurélien de son vrai nom, nous faisons sa connaissance l’après midi même car il nous accompagne jusqu’à notre bungalow. Il est très sympa, il a notre âge, il est né un jour avant moi, le 14 mai 1982, énorme non ? lol ! Il nous laisse toute l’aprem pour profiter un peu de la plage, il a une plongé jusqu’à 17h, du coup on se donne rendez-vous à 18h au club pour les présentations officielles et le visionnage de la 1ère vidéo.

 

Le plouf dans l’eau est plus qu’agréable ! Mais le stress me monte à la tête para rapport à la plongée. J’ai peur de ne pas être à la hauteur… car il est vrai que je ne suis pas à l’aise dans l’eau. Et c’est de famille. Vicente me rassure un peu et me dit de profiter de la magnifique plage aux couleurs merveilleuses : 3 couleurs de rêve bleu émeraude, turquoise et foncé. La vilaine surprise du moment sont les touristes en masse. Pas mal de jeunes étrangers blonds et bien foutus et 0 thaïlandais sur la plage… On croise le bateau navette du club sur la plage avec Coco à bord, il nous fait un petit coucou, ça sera notre tour demain !

 

Le soir arrive vite, on file en cour J Coco se présente puis chacun son tour se présente : Sandrine, Nadia et Vicente. Voici l’équipe PADI OPENWATER du moment. Coco a l’air dynamique, responsable et rigoureux, un mec très bien : normal un vrai taureau n’est ce pas ? lol ! En plus il est sympa. Que demande le peuple ? On visionnera notre 1ère cassette aujourd’hui et on aura le quizz à faire en devoir. Demain on corrigera. C’est un bon test pour voir si on a compris un peu les explications. Il faut avouer, c’est aussi simple que l’on pense, il y a les bars, la densité, le volume d’air à différencier, la flottabilité positive, neutre et négative etc.

 

Je dormirai très mal ce soir car je stresse à l’idée de passer un test de natation pour voir si on sait nager. Qu’est ce que ça peut bien être ? Vu que je nage très mal et que je n’ai jamais vraiment appris à nager, je sais juste faire la grenouille en brasse, je suis mal barrée quand même. Et j’espère aussi ne pas avoir mal aux tympans. Mais bon je suis venue passer mon PADI et je le passerai ! Je surmonterai ma fameuse peur de me noyer…

 

Dim 13/03

Réveil matinal pour un cour qui commence à 7h30 du matin. On corrige le quizz du module 1 puis on entame le module 2. il y a en a 5 en tout. Aujourd’hui on traitera de la préparation du matériel de plongée et des risques. On a à peine 1/2h jusqu’à 12h pour manger un sandwich et récupérer le matos à notre taille avant de monter dans le bateau. Je me sens toute excitée : de nervosité et de motivation.

 

On prend d’abord un petit bateau navette type de pêcheur qui nous amène au grand bateau jaune du club d’où on fera nos sauts pour plonger. On est 7 en tout à aborder (les autres hors mis Sandrine, Vicente et moi, iront faire un fun dive) avec chacun son matos dans son sac : gilet équipé, détendeur, combinaison, masque, palmes. Les bouteilles étaient déjà sur le bateau. La tension monte…

 

1er exo : test de natation. Coco nous met à l’eau et nous demande de faire 2 tours de bateau de quelconque manière dont on veut sans se noyer et rester 10 minutes sur place en flottaison sans s’appuyer rien avant de remonter dans le bateau. On doit être à au moins 20m de profondeur en dessous de nous et d’autres bateaux d’écoles nous entourent. Allez je vais y arriver ! Je me mets quand même beaucoup de pression, ça a toujours été ma hantise de nager en profondeur. Je réunis mon courage et je fonce ! Je sais nager !

 

2ème exo : préparer son matériel. Chacun est responsable de son équipement donc il faut savoir le vérifier et le monter. Chécker l’air de la bouteille pour enlever un éventuel grain de sable, positionner le gilet et le fixer à la bouteille correctement selon ta taille pour qu’elle ne touche pas ta tête si tu la penche vers l’arrière, brancher le direct system à l’air e la bouteille, mettre le manomètre dans la poche et ouvrir à fond l’air de la bouteille et la refermer un peu, checker l’odeur de l’air avec le détendeur, vérifier que l’on respirer bien dans le détendeur et celui de secours, vérifier que le manomètre est à 200 bars, que le gilet se gonfle et se dégonfle selon les différentes manières (DS, souffler, manettes), préparer les ceintures de plombs pour un bon lestage, enfiler sa combi, sa ceinture, son gilet. Faire un check final avec son binôme selon le body check méthode BALLO : vérification de la Bouée, l’Air, Lestage, Largage, Ok. Tout est ok : mettre son masque, se diriger ver la passerelle de mise à l’eau, mettre son détendeur en bouche, ses palmes, bloquer le détendeur et le masque de la main droite et la lanière du msque derrière de la main gauche pour qu’il ne s’en aille pas au saut. On fait un grand pas vers l’avant en regardant devant soi et PLOUF ! Gonfler le gilet à bloc pour rester en flottabilité positive et donner le signal du OK au bateau pour laisser la place au suivant ou tout simplement prévenir que tout s’est bien passé. OUF !

 

Nous allons en direction d’un spot sympa pour snorkelling à pas plus de 2m de profondeur. Voici les différents exos qu’on devait maîtriser parafaitement durant notre 1ère plongée : enlever et remettre le détendeur, le récupérer de 2 manières, dégonfler le gilet et le regonfler avec le DS, enlever et vider le masque etc. On a fait ça toute l’après midi jusqu’à 17h avant le retour sur terre. En sachant qu’on avait encore les cours le soir à 18h pour le module 3. Voilà le rythme des cours pour passer notre PADI. Finalement tout s’est bien passé pour aujourd’hui. Coco est content de nous et trouve qu’on s’est très bien débrouillé sur les exos. On corrigera le quizz du module 3 demain, donc un peu de devoir pour ce soir. On ira manger pizza pour nous réconforter de l’effort donné : on l’a bien mérité !

 

Lun 14/03

Dur dur le réveil pour le cour de ce matin. On commence un peu en retard car Sandrine a eu du mal à se lever. Matin : correction de quizz, cour, doutes et matage du module 4. On sent bien que Coco a du mal avec la pédagogie PADI et nous fait un peu la morale qu’il n’est franchement pas tolérable qu’on aille plonger seul après notre diplôme si on l’a car il est censé nous donner notre autonomie en plongée de 18m. Bref il n’adhère pas à cette philosophie simpliste de la plongée loisir mais on lui réplique qu’on comprend bien mais c’est le diplôme qu’on nous a conseillé dans son club et que voilà on est là pour apprendre, ce n’est pas pour autant que nous voulons cracher sur ce diplôme car elle nous donne l’accès à la plongée à 18m ce qui n’est pas possible avec un baptême et on ne se voit passer éternellement des baptêmes. Après à chacun d’être responsable et de savoir se dire qu’on besoin d’un instructeur pour plonger à quelconque niveau. On a conscience du risque que peut engendrer ce sport : la mort. On n’est jamais prêt pour ça. C’est un truc de malade !

 

Comme hier on ira plonger vers 12h sauf que cette fois, on se jettera 2 fois à l’eau. On nous a préparé 2 bouteilles à 200 bars d’air. On descendra à 12m aujourd’hui ! Le flip ! Mais bon tentons, on verra ! En plongée, quand on en a prévu plusieurs dans la journée, il faut toujours commencer par la plus profonde et remonter au fur et à mesure. Donc ça sera direct les 12m, mais à la corde.

 

Après un échauffement de palmage, on bloque assez rapidement sur la descente à la corde. En effet Sandrine signale un problème aux oreilles. J’avoue que je ressens un petite gène aussi. Sandrine essaie de déboucher le tout mais ça ne passe pas. Elle remonte alors avec Guillaume un instructeur stagiaire qui nous a accompagner pour faire le binôme de Sandrine pendant que Coco nous surveillait tous et pour qu’il ait plus de liberté pour voir tout le monde.

 

Pour ma part ma gêne ne passe pas non plus, après avoir attendu Sandrine durant 40 minutes, on m’attendra quelques 7 minutes pour commencer à descendre dans les profondeurs. Youpi ! J’y suis arrivée, non sans peine pour mes oreilles mais j’ai nagé comme un poisson dans l’eau à 12m. Par contre les mecs ont eu une grosse frayeur pour moi lors de ma remontée car apparemment je suis remontée trop vite. Mais bon j’ai rien capté… et ça peut être très dangereux. Effectivement les poumons peuvent exploser car ils se chargent en air plus on remonte et plus ils prennent du volume… et peuvent exploser en cas de remontée trop rapide…Coco m’avait retenu par le gilet pour me maintenir un peu en profondeur. J’avoue je n’avais pas du tout conscience du risque et de la gravité des conséquences d’une remontée non contrôlée.

 

On rejoint Sandrine en surface avec laquelle on se prépare pour replonger à 10m. Sandrine a un moment de doute et d’hésitation, elle pleure, ce sont les nerfs qui lâchent et aussi la pression car ça reste un examen et intensif. Coco lui fait comprendre qu’elle n’a rien a craindre qu’elle peut essayer et si ça ne fonctionne pas remonter. De mon côté j’essaie de la rassurer en lui disant qu’on est là et elle n’a vraiment rien à perdre, ce sont des pro et si elle ne se sent pas elle peut toujours remonter donc sans danger pour elle. Elle décide de nous suivre mais elle remontera bien avant avec Guillaume…

 

On terminera la journée par plonger et faire quelques exos en profondeur pour un retour au bercail crevé qu’on a demandé notre soirée. On nous a invité à prendre l’apéro mais la pression de l’examen du lendemain et notre sérieux que vous noterez ;) nous en empêchaient. D’autant plus que je sens bien que mes oreilles ont en souffert, j’ai celle de gauche qui fait un bruit mécanique quand j’ouvre ma mâchoire et celle de droite qui est bouchée. Je demande à Coco s’il connaît un remède pour que ça passe mais il me dit qu’il n’y a rie de spécial à faire, juste ne pas y toucher, ne pas les secouer, ça partira tout seul dans une semaine ou plus ou moins, sans même que je m’en rende compte… sauf que j’avais secoué, du coup ça m’a stressé… Mais pas de contre indication pour la plongée, c’est peut-être un début de problème de tympan pour plus tard mais demain je plongerai normalement…à 18m !

 

Mar 15/03

Jour J plongée à 18m et examen pour le PADI OPENWATER. RDV 7h du matin pour la partie plongée, sans faute. Coco va nous examiner. Il a prévu 2 plongée et il faudra assurer les 2 cette fois on n’a plus droit à l’erreur ni pour l’équipement du matos, les exo en profondeur, comme la Remontée d’Urgence Contrôlée : ça va chier !

 

Je me suis levée avec l’oreille toujours bouchée mais bon le moral est au niveau et la descente va se faire à son rythme mais avec succès ! Effectivement, nickel, en douceur, j’ai kiffé ma plongée ! Surtout la 1ère descente : c’était le spot préféré de Coco, Green Rock. J’étais contente qu’il nous le fasse découvrir. A 18m, il y a eu quelques embouteillages sur la corde. On devait descendre sans elle mais il y avait tellement de houle et de courant que par mesure de sécurité, Coco nous a demandé de la tenir. Sportive celle-ci ! J’ai vraiment kiffé comme un poisson dans l’eau. J’arrivais à maîtriser plus ou moins ma flottabilité, je suivais Coco, j’avais du mal à surveiller Vicente derrière moi mais j’imaginais qu’il y était, je ne devais pas rester seule derrière c’était notre arrangement en tant que binôme. C’était une vraie plongée dans les conditions sportives. On a améliorer notre palmage, les vérifications de manomètre etc. on a apprécié le faune et le corail, on a vu plein de poissons de tout genre entrer et sortir de grotte de corail. Un superbe aquarium géant. J’avais envi de remercier Coco dans l’eau mais on n’avait pas appris ce geste là.

 

L’anecdote du moment on est entré dans une grotte en suivant Coco, mais il a vite fait demi tour, je me suis laissé emporter à la sortie, sans rien comprendre de ce qui se passait et j’ai ressuivi le mouvement, quand j’ai compris plus tard en surface qu’il y avait un troupeau de poissons triggers, ceux qui attaquent. Tous aux abris ! On se repli ! C’était un peu ça.  On s’est retrouvé sur un banc de sable, où Coco nous a fait l’exo d’orientation avec nos montres, on l’a fait nikel avec Vicente même si je n’ai rien compris à comment ça marchait. Sauf qu’au moment de remonter en surface, et bien monsieur s’est perdu…ahahha ! Le comble de l’instructeur. On a quand même fait nos exercice de pallier de sécurité en en profitant pour voir les poisson à 5m pendant 3 minutes puis on a atteint le bateau pour récupérer notre 2ème bouteille pour replonger à 18m pour faire les derniers exos dont aider l’autre en laissant respirer dans son détendeur de secours et pratiquer la RUC. Ça se passe nickel pour ma part, Vicente devra faire les exos à plusieurs reprises, il n’a pas tout compris… et je n’ai pas eu de problème à l’oreille je me concentrais souvent pour souffler et les déboucher régulièrement et pas une seule douleur en déglutissant. C’est trop cool ! Vraiment très contente de cette performance et on sent bien que Coco est fier de nous surtout sur la 1ère plongée où l’on a galérer pour atteindre le sport à cause de la houle, ça crève et ça désoriente, n’est ce pas !

 

On rentre au bercail où Sandrine nous attend, on prend le dernier cours et on passe notre examen. Ce sont des QCM et on a droit à 25% d’erreur grand max donc faire un minimum de 75% et franchement c’est donné sur 100 questions tu peux faire 25 erreurs et les questions sont faciles, elles ont été dites et répétées durant les 3 jours volontairement par Coco, il y en a quelques unes ce sont des calculs de plongée avec la règle de plongée et des mises en situation. Très peu de pièges et très peu de chance de ne pas réussir ton QCM à moins de vraiment n’avoir rien écouté durant le cours… Certifiée PADI OPENWATER Mademoiselle LOKHAT NADIA avec 92% Félicitations ! Voici votre carte provisoire, vous recevrez la définitive dans quelques semaines chez vous. Encore toutes nos félicitations !

 

Mer 16/03

Joyeux anniversaire Minouche, maman de Vicente. Petite dédicace en passant ;) On profite enfin des vacances bien que le temps soit nuageux. On marche jusqu’au port, on fait des ploufs sur les belles plages puis on remonte à Sairee beach notre plage où l’on a notre nouvelle GH en face pour moitié prix que le bungalow du club car nos 4 nuits gratuites sont terminées… l’hôtel c’est le voisin direct, on profite du resto avec wifi pas cher du tout à côté et on paye 2 nuits pour profiter enfin de la plage avec sa belle eau turquoise où le plouf et le snorkelling y est une religion qu’on adopte vite.

 

Jeu 17/03

Journée glande complète, il pleut des cordes dehors. Vicente insiste pour aller visiter l’ile quand ça s’arrête mais ça reprend de plus belle et je ne tiens pas à faire un accident de moto sous la pluie et encore moins louer une moto sans en profiter. On ne fait absolument rien à part regarder des films et réserver le bateau pour partir demain soir pour Bangkok, aller se restaurer, surfer sur internet. 

 

Ven 18/03

Re-glandouille après avoir laissé nos sacs à l’agence de voyage pour notre départ le soir en night boat cargo et bus jusqu’à la capitale. On vadrouille jusqu’au port, repère notre bateau qui ne ressemble à rien, enfin si à un cargo de grosse charge de tonnes et de camion… on mange, on surfe sur le net du moins quand l’électricité nous le permet car la pluie nous fait des coupures...Bon au moins j’ai dormi comme une reine dans les dortoirs de marins du cargo, vraiment très confortables les lits. Et les draps sentaient bons…

Par Nadia
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 10:37

Pokhara : Merveilleux endroit pour se détendre...

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Lun 21/02

Journée glandouille qui comence par un délicieux petit déjeuner servi sur la terrasse de notre chambre, par mon doudou d’amour : croissant et pain aux noix et raisins accompagné d’un chai le thé indien. Le tout avec vue sur le lac et les montagnes. Le soleil est aussi au RDV : Pokhara est une ville sympa où l’on va reprendre des forces. On se sent revivre !

 

Au programme du jour : gadouille internationale ! un peu d’internet, une bone douche intégrale, TV, lavage à la machine de nos fringues, promenade au bord du lac et dîner aux chandelles dans un resto local. Le kiff intégral !

 

Mar 22/02

Balade dans les forêts de Pokhara vers the world peace pagoda, agréable marche qui commence par une promenade en bord de lac, vraiment superbes paysages, vues, images et moments de vie, en ville, dans les villages, dans les sentiers et dans la forêt. Notre trek se fait tout de même ressentir, on est crevé, on ne marchera que 3h et on reviendra vers la civilisation en fin d’après-midi.

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Grosse discussion avec Vicente sur des opportunités de travail qui sont en train de s’offrir à lui. On lui souffle une dispo mais il reste mitigé sur la réponse à donner. Je suis très mal placé pour lui donner un conseil sur ça car je suis en train de réaliser mon rêve, si bien que je préfèrerai qu’il prenne la décision qu’il pense la meilleure pour lui. Je ne veux pas qu’il soit déçu car si c’est vraiment intéressant pour sa carrière, qu’il fonce s’il peut s’épanouir enfin dans son travail. Maintenant s’il n’y a rien de défini et que ce n’est pas une proposition concrète, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Qu’il ne s’enflamme pas.

 

Au retour de notre balade, on croise Derrick, le belge. Qu’est ce qu’on est content de le voir. Mais j’ai encore oublié de prendre son mail. Décidément. J’espère le revoir à l’aéroport car il part le même jour que nous normalement pour la Belgique… A voir si le destin nous fera à nouveau se rencontrer. Il va beaucoup mieux et son genou se rétabli avec un repos total. Il est avec le reste du groupe qui est descendu en jeep dans une grande maison guesthouse qui s’appelle vagabond. On ira peut-être les voir demain.

 

On croise aussi un des 3 français qui nous confie que les 2 autres vont en Thailande le 4 mars. Décidément, on sera quelques uns à se croiser à l’aéroport/ là ça sera carrément dans l’avion car on aura le même vol. apparemment le mari de la dame vit là-bas. On se sépare contents de s’être croisés et on finit notre journée par acheter des bières et des pizzas devant une partie d’échec sur notre terrasse.

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Mer 23/02

Notre horloge interne est toujours programmé en mode 7h du matin. Mince il sonne encore… et bien on rêvasse dans le lit devant la TV à regarder des films américains avec Brad Pitt et Harrison Ford…lol ! C’est chouette ! On squatte ensuite internet pendant 1h et on file petit déjeuner au même resto où l’on a petit déjeuner hier ; c’était bon, rapide et pas cher du tout. Ti déj swiss avec patates gratinées à l’oignon, mélangés d’œufs et fromage, et 2 œufs sur plat, 2 toasts beurre confiture et un thé. Le tout pour 100 Rs soit 1 euro. Un brunch qui régale !

 

Le soleil nous donne envi de faire une petite promenade en ville. On recherche des lacets pour les baskets de Vicente ; Ils ont cramé en séchant devant le poêle d’un lodge durant notre trek. On était donc en mode recherche de lacets, d’une bouteille de 2L d’eau pour notre renfort à la maison. La mission accomplie, on retourne tels des pachas chez nous : je suis quand même sortie en savate et jogging… je n’ai plus de fringue !

 

Notre chambre est dans un état, surtout les affaires de l’homme qui traînent partout. Un bon rangement s’impose. On aurait bien allumé la Tv en même temps mais il n’y a pas d’électricité ce matin, comme tous les jours de 11h à 22h… c’est pesant. Il faut s’occuper autrement : marcher…ah non ! lol ! Et bien lecture, échecs, manger et dodo alors.  Demain c’est le grand retour sur Kathmandou.

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Kathmandou : En mode Sadhus et préparation de la suite du voyage

Jeu 24/02

C’est en bus touristique qu’on rentrera à Kathmandou. Bien que nous ne sommes pas clients de cette option là, on l’a choisit car le public est un vrai bordel, plus long car plus d’arrêts, moins sécurisant pour les bagages, reste quand même moins cher 250 Rs au lieu de 400 Rs avec le bus touristique qui nous ramène directement à Thamel, c’est ce qui nous a convaincu car le public s’arrête à 1h30 à pieds en dehors de Thamel.

 

Il a mis 6h de trajet avec 2 arrêts pipi et repas. Le paysage était sympa, montagnes, rivières, villages etc. mais la route vraiment très mauvaise pour une route « goudronnée » qui relie les 2 plus grandes villes du pays. Les secousses me faisaient sauter de mon siège toutes les 5 minutes. Les amortisseurs ne sont pas au point, ce sont des amortisseurs pour charges et non pour passagers… bref ça rebondissait. J’ai trouvé la combine pour ne plus rebondir : baisser mon dossier de siège au max (le luxe il se baissait) et regarder le film confortablement ; et oui il y avait un écran géant devant pour regarder le film. J’aurai été vraiment au top durant le trajet s’il n’y avait pas un p@$*~d’asiatique qui n’arrêter pas de bouger sa tête qui m’empêcher de regarder le film. Ils ont passé le Touriste avec J Depp et A Joly. Puis The Fighter avec M Walberg et C Bale. Malheureusement pour ce dernier, nous n’avons pas pu voir la fin du film car le câble a sauté durant une secousse…lol !

 

Enfin arrivés dans la capitale. On reprend la même guesthouse Pilgrims mais on n’arrive pas à récupérer notre chambre. On se retrouve au RDC, à payer 100 Rs moins cher. Ils vont voir demain si on peut prendre une chambre à l’étage mais ça sera plus cher. C’est le début de la saison haute donc ils vont se faire plaisir sur les prix.

 

On a vu lauren dans l’après-midi. On était content, on a papoté un peu en chemin pour aller lui chercher une lampe sans fil car les coupures d’électricité deviennent ingérables, puis on est allé à son taf récupérer nos affaires, histoire de ne plus l’encombrer la pauvre.  Elle nous a présenté à son équipe et son patron, très sympas.

Il nous a offert un thé népalais. Discussion intéressante sur les bienfaits et méfaits du tourisme au Népal.

 

Comme partout, le tourisme a toujours ses effets pervers : transformation des habitudes de vie des locaux pour mieux s’adapter au mode de vie du touriste et à ses attentes. Apat du gain et intérêt au dépend du développement de sa propre culture, de son village, ses us et coutumes. Le poitn de travail serait la prise d’information du touriste sur le mode de vie des gens, les habitudes, le respect de la culture, des traditions et c’est au touriste de se plier aux règles du pays accueillant, c’est à lui de connaître comment ils vivent et à lui de se mettre en situation quand il est sur place et non l’inverse. Ce devrait être ça le tourisme.

 

Après ces bons échanges, ne sommes retournés manger au Mc Donal : superbes burgers faits maison, poulet au curry et momo…mmhhh ! Après 20h on a fait le tour des boulangeries, elles réduisent de moitié leur prix le soir. Ça nous fait de supers petits déjeuner pour le lendemain matin : pain au raisin et aux noix et au chocolat, type brioche et autres douceurs qu’on gouttera demain matin. Ça fait plaisir de retrouver la civilisation, avoir l’ordi et chatter avec maman !

 

Ven 25/02

On n’a rien glandé aujourd’hui. On a juste pris un thé dans un espèce de buibui teashop derrière notre hôtel et juste à 2m de notre chambre, plus près même du resto de notre hôtel vous imaginez. C’est moitié prix que notre lodge donc on prendra le thé ici tout le temps à partir d’aujourd’hui. On y joue aux échecs pendant des heures sans même voir le temps passer. Aujourd’hui l’élève a battu le maître, il m’a mis échec et mât. J’aurai pu l’éviter mais je n’ai pas osé casser son coup, c’est déjà assez déstabilisant d’entendre le échec et mât même si c’est même pas le cas… J’ai eu un passage à vide comme on dit et j’aurai du tenir ma concentration car je n’était pas mât. C’est l’élève qui s’était emballé. Néanmoins il a bien joué et c’est bien qu’il gagne de temps en temps pour ne pas le décourager. Sur ce jeu j’avais changé de tactique, j’était déjà un position de faiblesse dès le 2ème coup j’avais fait n’importe quoi mais c’est gratifiant de voir comment on peut s’en sortir même en position de danger. Il est super ce jeu.

 

On goutte à nos merveilleuses pâtisseries qui nous ravivent le cœur. Puis on squatte la chambre jusqu’au soir à mater les « Die Hard » avec Bruce Willis : Action et actions ! Que d’actions ! Au dîner on prendra qu’une heure pour manger un full poulet tandoori qu’on a enfin fait pêté ! Puis on file direct à la boulangerie pour être les 1ers et avoir plus de choix.

 

On a rencontré Philippe et Françoise au Mc Donal, qui l’aurait cru. Décidément, il y a des gens comme ça qu’on rencontre partout où l’on va. On a les même choix culinaires et pas chers…lol ! Ah ces français ! On leur dit au revoir une bonne fois pour toute car leur vol est prévu demain. Peut-être nous verrons nous en France, Bordeaux n’est pas si grand que ça non ? Affaire à suivre…

 

On passe ensuite en vitesse à la boulangerie récupérer des brioches au chocolat, des croissants, des pains aux noix et des crumbles aussi tiens en passant… et hop au lit pour mâter la fin des Die Hard… cool ! Le ciném nous manque tout de même. On irait bien voir un film sur grand écran géant.

 

Sam 26/02

On avait RDV à 11h aujourd’hui avec Lauren mais bon elle n’était pas au rendez-vous ; nous avions pris le temps de petit-déjeuner, un thé avec nos gourmandises. C’est après 40 minutes d’attente devant notre hôtel qu’on décide de faire notre bout de chemin avec Vicente. On va laisser tomber la visite de Patan, on en a un peu ras le bol des temple, pour nous concentrer sur les magasins. On chine ici et là pour voir si on peut envoyer un colis pour la famille et si ça ne douille pas trop, entre cadeaux et kg. On se renseigne à droite à gauche, on va réfléchir dans les jours qui viennent.

 

En rentrant on marche au pas de course car on a peur qu’il nous tombe des trombes, un tonnerre a éclaté. Fausse alerte heureusement, ça nous laisse du temps pour nous reposer fianlement et regarder un film. On mangera derrière chez nous ce soir un chowmein, des momo et un burger ; on s’en sort pour moins de 3 euros à 2, c’est vraiment top ! On se farte la panse comme qui dirait !

 

Dim 27/02

Je crois que c’est définitif, on n’ira pas visiter Patan. Si c’est pour voir la même chose qu’à Durbar Square et payer pour le prix touriste et bien on ne fera pas le déplacement, c’est à 1h en véhicule de Kathmandou, on ne se sent pas de bouger ni de payer un taxi ni même d’aller à la station de bus qui est assez loin.

 

Vers 10h30 le petit loup pointe son nez or du lit. Il se lève ronchon et vient m’embêter pour me piquer l’ordi. Il finit par aller se doucher et lire le guide de la Thailande. Je finis par m’occuper de mes affaires et faire mon sac. C’est seulement vers 13h30 qu’on sort de notre chambre pour boire un thé et jouer aux échecs. C’est ma gloire aujourd’hui, je dégotte un échec et mât.

 

Nous sommes bloqué à rien faire jusqu’à 16h que l’électricité revienne. Vicente squatte internet, j’attends mon tour mais bon je risque d’attendre longtemps, la connexion est lente et monsieur n’a pas l’air de vouloir lacher la bête.

 

Lun 28/02

Grasse matinée tranquille où j’ai passé ma matinée à taper mon journal. Ça prend du temps à s’en occuper ce truc. Dégustation de nos patisseries habituelles et glandouille au chaud dans le lit. Il fait vraiment froid dehors aujourd’hui. Je n’ai pas le courage de sortir. Et pour faire quoi ? Vicente quant à lui ira faire un tour, il en a besoin. Il reviendra un peu plus tard avec de l’eau et des nouvelles fraiche de dehors…

 

Lorsque je réussi enfin à me connecter sur internet, Vicente rentre et m’ôte la bête de mes mains en pensant que j’y ait passé toute la journée… le soir je sors enfin ma tête du lit pour aller manger un chiken sizzler, spécialité népalaise servi sur un plateau qui permet de conitnuer de cuire la viande et les nouilles et les pommes de terre ; Ce soir on matera Blade Runner mais bon je ne ferai pas long feu, je m’endors aux 1ères &à minutes.

 

On a eu un coup de speed aujourd’hui. En effet, en regardant pour préparer la Thailande, on lit qu’il fallait un billet retour pour entrer dans le pays. Mais voilà est ce que norte billet tour du monde suffit car on n’a pas de billet sortie du territoire mais juste un billet qui sort du Vietnam vers la Chine vu que l’on a prévu de sortir du pays par voie terrestre. On se renseignera demain à l’ambassade de la Thailande pour en avoir le cœur net. A suivre…

 

Mar 01/03

Réveil vénère car Vicente ne m’a pas rendu mon permis de trek et il pense l’avoir jeté à la poubelle. Un permis à 35 euros qui aurait fait un super souvenir. Le plus chiant c’est qu’on pourrait s’amuser avec nos coordonnées personnelles et on a nos photos dessus. Bref je lui en ai voulu toute la journée, d’autant plus qu’il n’a rien trouvé pour s’excuser qu’à dire mais ce n’est qu’un bout de papier ! Ok il a raison mais il aurait pu me demander si e voulais le garder avant de le foutre à la poubelle… Il s’excuse mais ça m’énerve quand même !

 

On est passé à l’amabassade  de la Thailande, c’était à perpete les bains. On a du marcher 3h en tout aller retour dans la pollution, le gasoil, la poussière et j’en passe, Kathmandou est très pollué. On pourra prendre l’avion nous ont il dit, et si besoin si on nous demande, on explique pour les billets mais on a bien droit à 30 jours sur place avec exemption de visa.

 

On rentre épuisé, la gorge serrée et le nez qui coule. Sans compter l’odeur du gasoil et la poussière qui circule dans l’air qu’on respire et qui se pose sur les habits. J’avouerai que le Népal ce n’est vraiment pas une destination qui me tient à cœur. Je ne suis pas sûre de vouloir revenir. Déçue par le trek au début, puis par les arnaques à touriste, puis par les engueulades avec l’homme et ce bruit de travaux dans la capitale, un petit bordel. C’est aussi un pays qui manque un peu d’authenticité, on a peut-être fait que les endroits touristiques… Les choses sont bien mais il manque une âme si on veut. Il y a plein de copie de choses mais le vrai il est où ?

 

Delphine m’a demandé aujourd’hui si j’était heureuse au moins. En gros ce n’est pas au Népal que je le suis, ni en Inde, ni au Sri Lanka, encore moins en Egypte… mais c’est ma quête, où serai-je le mieux ?

Après avoir parlé 1h30 cet après midi avec ma mère sur msn et pouvoir la voir comme ça, ça redonne la pêche. Qu’est ce que ça fait du bien ! qu’est ce que je l’aime ! là je suis heureuse. Ça sert à ça la famille : elle est toujours là quand on en a besoin…

 

Mer 02/03

 

Journée emplette et recherche de cadeaux. Bien qu’ont ait un budget hyper short pour le Népal, on pense à l’annif de ma sœur il y a 15 jour et celui de Marie-Ange, la belle maman, dans 15 jours. Sans parler de la nouvelle venue de la famille pondeuse de fille : Soa Irina, retata Nadia. Un petit présent fait toujours plaisir, du moins on est content d’envoyer quelques bricoles pour l’occasion et nous espérons qu’ils arriveront.

 

C’est aussi le jour spécial de Shivaratri aujourd’hui, grosse fête religieuse où il est autorisé de fumer de la marie-jeanne… En ce jour de fête on dira alors au revoir à Lauren, dans notre resto préféré le Mac Donal. A croire qu’ils ont fumé, ce soir on eu les serveurs à la ramasse complet mais bon j’ai quand même apprécié mes spring rolls et la bière népalaise Everest… On trinque à la santé de Lauren, en lui souhaitant le meilleur pour la suite au Népal ou ailleurs, on espère bien la revoir sur nos routes, elle a vraiment été sympa d’avoir accepté de nous rencontrer.

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Jeu 03/03

Après une étude du marché des agences d’envoi de colis de notre quartier, on choisi forcément le plus économique pour envoyer 5 kg. Il proposera les mêmes services que les autres mais prend moins de marge. On espère juste que ses prestataires sont des gars sérieux. On fait notre paquet, on emballe avec soin. Pour que cela nous arrange, il fallait envoyer qu’un seul colis, nous demanderons ensuite à la mère de Vicente si elle peut faire acheminer celui de ma sœur etc.

 

Une des dernières promenades au hasard de Thamel. C’est surtout qu’on a faim mais on ne sait pas où aller encore moins cher que pas cher ? On n’a plus beaucoup d’argent népalais et on ne veut plus retirer la veille de notre départ pour ne pas dépasser le budget établi. On marche longtemps comme ça… jusqu’au Swayanbunath, hors du centre, c’est un des plus grand, voire le plus grand temple bouddhiste du monde, perché sur les hauts de Kathmandou. La vue en est superbe et on en oublie notre faim. L’entrée est normalement à 200 Rs pour les touristes mais on réussi à trouver un chemin derrière en contournant l’escalier principal et c’est gratos ! Toutes les églises ou autres monuments religieux devraient l’être pour tout le monde mais bon, c’est juste valable pour les népalais… Bon ok c’est beau : immense temple au sommet recouvert d’or et marqué par le 3ème œil du Bouddha. En prime la vue sur toute la capitale : incroyable !

 

Ven 04/03

Jour de décollage pour Phuket. Je me ferai réveiller par un Vicente stressé. Non pas par le départ comme on pourrait le croire mais par un mail professionnel qui le bouleverse toute la journée… il se tracasse pour une éventuelle opportunité de travail mais bon aucune proposition concrète pour le moment alors pourquoi s’enflammer. Il n’a pas toutes les cartes en main et il ne veut pas se mettre des bâtons dans les roues non plus… gros stress, et quand il est en stress il se met facilement en colère, s’en prend à moi pour le moindre truc notamment en disant que sa vie serait tellement plus simple s’il était seul… il faut assumer ses responsabilités mec, on n’est plus des étudiants mais des adultes. Là on est en couple mais alors ça va donner quoi quand il aura une famille? Il dirait la même chose ? Faut savoir ce qu’on veut dans la vie, tenir ses engagements, et assumer ses choix et prendre ses responsabilités un point c’est tout ! On est à deux maintenant !

 

Bon je prends sur moi encore une fois, je sais qu’il ne pense pas ce qu’il dit et qu’il aura déjà oublié dans 20 minutes tout ce qu’il a dit…sale gosse ! On partira de l’aéroport de Kathmandou plus ou moins en froid, le temps de passer le stress du vol et ça ira mieux arrivés à Phuket au chaud et près de la mer de l'Homme au Pistolet d'Or... Agent 007, on arrive !

Par Nadia
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 10:33

Kathmandou ou la préparation du trek à Thamel

Dim 06/02

On n’a pas eu trop de difficulté à trouver un taxi pour Thamel, le quartier routard du Lonely. On paye 100 Rs pour le taxi et nous amène à une Guesthouse à lui, en passant sur le trajet il nous vend un tour de trek dans son agence et. Comme le prix était moins cher de ce qu’on avait réservé par téléphone et le standing plutôt sympa avec un jardin en plein cœur de Thamel si on peut dire, on prend pour 500 Rs la nuit avec free wifi et douche chaude. Il y a intérêt, il fait un froid de cul !

 

Dans l’aprem, j’appelle Lauren comme prévu, on se donne RDV vers 17h pour aller manger ensemble et faire connaissance. Et bien c’était une super idée de la rencontrer. On est d’abord allé boire un thé pour se familiariser et faire connaissance. Puis on a pris tous les bons conseils d’une expérimentées des montagnes, elle bosse dans une agence et elle a déjà fait quelques treks depuis les 2 ans qu’elle a vécu ici. On ne regrette vraiment pas cette rencontre. Si bien qu’on se donne RDV pour se revoir le lendemain, et passer dans son shop préféré de matériel de montagne. Vicente s’équipe d’un manteau North Face pour 3000 Rs soit 30 euros.

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On s’en va se coucher contents à mater des Desperate Housewives malgré les coupures d’électricité continuelles dans la capitale…el gouvernement coupe le jus de 22h à 14h. Les gens peuvent utiliser des groupes électrogènes quand ils en ont les moyens ou panneaux solaires aussi pour chauffer l’eau, notamment dans notre hotel…

 

Dim 06/02

Réveil tranquille pour aller prendre nos permis de trekking à l’office du tourisme : l’ACAP à 2000 Rs pour passer devant les checkposts et le TIMS sort de pass sécurité pour nous suivre à chaque étape à 1450 Rs. Sur le chemin on trouve un ATM pour retirer les Rs de notre séjour, d’autant plus qu’il ne faut pas compter sur le chemin du trek pour payer par carte bancaire.

 

On a RDV à 12h avec Lauren on passe dans un shop où elle craque avec Vicente sur un pull dououne en peau de nubuk. Perso j’attendrai encore un peu avant d’acheter quelque chose de chaud car le prix ne me convainc pas. On finit par manger au même endroit qu’hier au MoMo Star. On prend des MoMo, sortes de bouchons.

 

Puis on va se promené, Lauren nous guide, histoire de nous faire visiter son coin préféré de Kathmandou : Durbar Square. Superbe place architecturale avec monuments et palais royaux d’époque. On passe aussi devant des batisse typique Newar très finement sculptées. Passionnée par l’histoire et la culture népalaise, Lauren nous fait son show et nous raconte tous les épisodes du feuilleton. On est ravi et on entre alors dans un films népalais du temps des rois. C’est parfait, pour une fois qu’on un vrai guide qui parle français, on comprends enfin parfaitement !

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L’architecture Newar est très ancienne et unique au monde : fine, type asiatique mais plus élaborée. Cette place le Durbar Square existe en réplique parfaite à Patan et Bakhtapur. On passe ensuite dans une sorte de couvent qui abrite la Kumari, il s’agit d’une déesse représentée sur terre en forme de jeune fille qui a en général entre 5 et 11 ans qui est choisie parmi des milliers prises en casting et sélectionnées par étape et épreuve dans : dormir avec 32 têtes d’animaux morts, dans le noir. Bonne nuit ma petite ! Celle qui n’a pas peur et qui ne pleure pas à cette épreuve serait l’élue.

 

Et bien nous avons vu l’élue en l’espace de 5 minutes à la fenêtre de sa cour intérieure à 16h. Il s’agit ‘une petite fille de 8 ans à tout casser, maquillée d’une manière particulière, un grand khôle noir aux yeux tels les égyptiens. Une tenue rouge et orange en habit traditionnel, elle nous fait un coucou de la main et repart. Les photos sont interdites dans son logis, quel dommage. Elle vit dans cette sorte de temple durant ces années de Kumari jusqu’à 11 ans maximum, après une autre prendra sa place et retournera revivre avec ces vrai parents, délaissant la vie de servante, de professeur particulier etc. Une vie de déesse sur terre a un temps limité…a cet âge là c’est quand même ouf…

 

On apprend également l’histoire de l’assassinat de la famille royale en 2001. La version officielle raconte le coup des maoistes, celle officieuse accuse le frère du roi qui n’a pas été présent lors du dîner et rassemblement royal. Bref on n’en saura pas la vérité bien que le frère en question a pris le pouvoir à la mort de sa famille, mais a été destitué par la suite, ce n’est plus un royaume…Passionnante histoire que nous narre Lauren de qui on se sépare sans trop le vouloir on se redonne RDV pour le lendemain. On lui demande si on peut lui confier quelques affaires qui nous paraissent importants qu’on ne peut pas laisser à l’hôtel pendant notre trek. Elle est trop sympa !

 

Lun 07/02

Journée, lavage de linge, shopping, préparation des sacs et affaires pour grimper, trop chargé en tout cas. Mais bon on pense prendre le minimum… On envoies nos derniers mails aux potes et famille car nous allons faire silence radio pendant 20 jours si tout va bien.

 

On rejoint Lauren vers les coups de 17h, on laissera nos affaires dans son bureau au taf et on se fait des bises pour se donner RDV dans 20 jours si tout va bien. Le stress commence à monter, on a bien envi qu’elle vienne avec nous, ça nous rassurerait… ;) Mais bon c’est notre aventure et nous allons la vivre avec Vicente.

 

Bulbhule : Step 1 l'arnaque au bus pour les touristes

Mar 08/02

Longue journée de transport jusqu'à Besishar. 7h de bus exactement. Sans compter qu’il fallait faire un changement sur la route et qu’il a eu un problème d’essence. On a du pomper d’un camion et enplus il n’y avait plus de place lors du changement de bus  donc on s’est retrouvé tout ce temps sur le toit…Gare aux fesses qui lâchent ! L’aventure peut commencer !

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On trouve directement notre loge en suivant un couple d’italiens et leur guide jusqu’au village de Bulbhule. On s’en souviendra de ce village. La grosse arnaque aux touristes, où ils font payer le billet de Besishar à Bulbhule 200 Rs pour les touristes alors que les locaux ne payent que 60…

 

Quant aux italiens, ils sont comme nous, on mode tour du mondiste mais ils sont sur la fin. Ils rentrent en mars et on fait le tour dans le sens inverse. En tout 6 mois. Après ils préparent le « Mongolore » un truc comme ça, le tour de la Mongolie type 4L trophy mais pas avec une 4L. On sympathise sur le toit du bus mais aussi à l’hôtel. Un belge nommé Derrick, comme l’inspecteur, se joint à nous. Il est caméraman de théâtre et dait des festivals intéressants à travers l’Europe. On passe une soirée joyeuse et sympa après s’être enregistrés à l’ACAP et renseigné sur les étapes suivantes. On appréhende un peu le passage du col déjà, avec ce froid et la montée avec le poids de nos sacs…

 

Ghermu : Camping sauvage 

Mer 09/02

Journée sportive : marche de 8h à 15h30. 7h30 de trek en comptant 1h de pause environ. Dur ! Surtout la montée vers Bahundanda et l’accli,ation avec le sac à dos qui paraissait super lourd… 16kg tu m’étonnes. On est passé par plusieurs petits village où l’on observait la vie locale dont à Ngadi, Bahundanda et Ghermu. On pensait pousser jusqu’à Jagat mais on est trop crevé et notre limite reste 16h pour avoir le temps de trouver un lodge ou de planter la tente. Et oui pour notre 2ème nuit, ça sera à la belle étoile par nos propres moyens. On a acheté du riz, des oignons et des jambons salami pour faire nous même notre petite popote. On a de l’eau, du thé, du café et des gâteaux.

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Après avoir traversé des magnifiques paysages tout au long de la rivière principale et fait des ponts suspendus aussi en admirant des cascades, on trouve un petit endroit isolé avec du bois autour. Un champ pas loin et plus ou moins caché pour faire notre campement. La nuit sera courte je pense car après quelques étirements, un ti repas modeste au feu de bois cuit dans une gamelle et une tasse en alu. On va bien dormir dans nos duvets : du moins je l’espère !

 

Jeu 10/02

Je n’ai pas très bien dormi et faut croire que notre riz de la veille n’a pas suffit cat j’ai la tête qui tourne et des pertes d’équilibre. Vicente m’a fait un bâton de marche pendant que me reposais quelques minutes de pus dans la tente, histoire de voir si ça passait. Mais bon pas plus que ça, il fallait partir. On s’est arrêté prendre de quoi boire au 1er patelin Syange et manger un vrai déjeuner à Jagat, Dal Bhat thali local et gateaux accompagné d’un thé. le village avant Chamche. A Chamche on fait une pause qui s’est éternisé car on est resté dormir au Tibetan Lodge. On n’a rien consommé, juste un thermos d’eau chaude pour nos marouchans et payé notre chambre 150 Rs la nuit. Une bonne douche chaude chauffé au panneau solaire et dodo ! Journée galère dans les jambes et physiquement.

 

Vers Bagarchap : 1ère nuit dans un lodge en montagne

Ven 11/02

On prend un thé avant de repartir direction Tal… La route est longue, 2 bonnes heures voire 3h avec des troupeaux d’ânes dans les pates. On en voit passer plein. On fait juste une pause chocolat et direction Karte puis Dharapani où les paysages ressemblent plus à des paysages de montagne. Il commence à faire plus frais aussi.. on est crevé mais il faut arriver jusqu’à notre étape pour dormir comme nous le conseille le Lonely : Bagarchap.

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On en chie mais bon on y arrive : village paumé sans un seul touriste. Ils se sont attroupés dans le village précédent : un groupe d’environ 10 personnes et un couple avec leurs porteurs et guides respectifs qu’on croise régulièrement sur notre route. On se pose chez une famille qui a l’air normale car on croise des gens bizarre dans ce village. Bizarre dans le comportement, réaction, et ils ne répondent pas quand on leur pose des questions. Ils nous regardent vraiment chelous…lol !

 

On décide d’explorer néanmoins le village un peu plus tard, après une bonne douche pour casser la croûte car c’est cher dans l’hôtel. Je l’ai dit un peu fort devant le proprio qui l’a mal pris. Vicente se sentant gêné lui a dit qu’on prendrait le petit déjeuner demain chez lui. Mais qu’il ne fallait pas nous en vouloir, on n’a pas beaucoup de moyens.

 

On bloque devant une cuisine typique qui est ouverte. Dedans une vieille népalaise mémé en train de préparer la popote. On lui demande si elle est disposée à nous donner à manger et combien ça coûterait un Dal Bhat. On fait bien car c’est moitié moins cher qe notre lodge et elle fait tout devant nous. Nous sommes dans une cuisine de 10 m2 environ à gauche c’est la partie popote et à droite la partie où on s’assoie soir par terre sur des peaux de mouton soit sur un banc qui donne face à la « gazinière » où l’on s’est posé avec Vicente pour avoir la mémé en face de nous.

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Elle sort quelques patates déjà coupées en carré et des breds de salade qu’elle coupe devant nous. Elle prépare le riz à la cocotte minute et met de l’huile à chauffer pour les légumes. Les haricots rouges dans une autre marmite. Après une bonne heure, tout est prêt et servi à volonté. Au bout de 2 louches on est déjà plein mais on s’en ressert par gourmandise. Mémé est contente, on n’a pas tout fini mais bon au moins ça lui laissera pour sa famille, elle nous remercie beaucoup d’être venue, elle est toute joyeuse de recevoir les 500 Rs qu’on lui donne et qu’on est heureux de lui filer. 5 euros qui redonnent le sourire. Et bien on est content d’apporter de la joie dans les cuisines surtout quand on s’est bien régalés. Très beau moment de partage et d’échange.

 

Une étape spéciale jusqu'à Chame : Joyeux anniversaire Assia ! 

Sam 12/02

Très forte pensée pour ma sœur au réveil en ce jour spécial : c’est son anniversaire ! Je pense tellement à elle. Tout au long du trajet j’ai chanté Joyeux anniversaire en français, espagnol, anglais et allemand… j’espère qu’elle a passé une bonne journée. Bisous doux !

 

Du sommet on pensait contourner les 2570m de montagne par un chemin secondaire qui était indiquée sur notre carte d’altitude mais après avoir demandé aux villageois on décide de ne pas tenter cette bifurcation car selon eux elle est abandonnée, bloquée, fermée à cause des travaux, éboulis et bombardements.  Si bien qu’on va se taper 4h de montée raide comme un pic…

 

Mais bon on a quand même géré, on est même arrivé avant les caravanes de touristes et à 14h30 on pouvait se reposer, on était arrivé à notre étape pour dormir Chame… C’est tôt d’arriver à ces heures là, les gens ne sont pas encore prêt à vous accueillir, ils se préparent en général pour les coups de 17h nous confient-ils. On aurait bien poussé jusqu’au prochain village mais comme on est crevé et que c’est à 2h de là, on trouve ça plus prudent de se reposer un peu plus tranquillement et reprendre des forces pour mieux repartir demain matin.

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N’empêche, on commence à sentir le froid des montagnes, il caille ! On a de belles vues des plus hauts sommets des Anapurnas, enneigés et magnifiques à environ 7000m… waouh ! Ce n’est pas celui-ci qu’on va grimper tout de même, nous on ne fera que la montée d’un col, à environ 5500m, ça devrait le faire…

On se pose dans un lodge où une jeune femme nous propose de dormir gratuitement en échange on dîne et on petit déjeune chez elle. Les chambres sont clean, il y a de l’eau chaude dans la douche, c’est un bon compromis et la proposition a l’air honnête, la carte n’est pas exorbitante : on accepte. Notre chambre donne vue sur la montagne, le luxe et pour une fois qu’on a un lit double et non deux lits simple collés. Bref, des petites choses comme ça qui font la différence et qui rendent heureux. Juste une chose qui manque : un bon chauffage : qu’est ce qu’il caille non de non !

 

Lower Pisang ça caille : Vivement les plages de la Thaïlande quand même...

Dim 13/02

Réveil compliqué, ma nausée bizarre et mes pertes d’équilibre reviennent. Enceinte ? Je ne pense pas car je n’ai pas vomis… Le mal des montagnes ou de l’altitude, c’est fort possible, mais qu’est ce que ce serait gênant, car on serait obligé de redescendre si c’est grave. Car on peut en mourir en 24h si les symptômes vont jusqu’à la perte de la boule, les vomissements etc. On essaie de trouver du Diamox, c’est le médoc contre le mal de l’altitude. Perso, je n’aime pas prendre de médoc que je ne connais pas comme ça sans l’avis d’un médecin, et je suis contente que l’on ne l’ai pas trouvé car je ne sais pas ce qu’il y a dedans et si je l’aurai supporté…

 

On va donc marcher comme ça, je finis par prendre de la vitamine C et de l’efferalgan, qui m’ont l’air de calmer un peu mais bon j’ai quand même la tête lourde un peu brouillée et des petites pertes d’équilibre. Ça ressemble aussi à de l’anémie… on n’a pas mangé de viande depuis un petit moment… Enfin bon, ne sert à rien de tergiverser pendant des heures, on a un peu moins de 5h de marche au total je pense que je peux le faire sans problème en y allant molo avec cette petite forme. C’est là où mon bâton m’est d’une grande utilité : merci Vicente !

 

On passe de magnifiques paysages de montagne, entre monts enneigés, forêts boisées, cascades gelées et rivières ruisselantes… on fait une petite pause thé à Brathang mais pas trop longue car le froid glace. On passe par Dokhuri Pokhari, un village pas trè accueillant malgré le beau soleil qui les illuminent aujourd’hui. Ce sera à Lower Pisang qu’on posera notre campement. Avant d’arriver, on s’est fait nos petites frayeurs en passant au bord de précipices et ravins, on n’avait pas vraiment le choix de la route, c’était le seul chemin tracé pour aller vers le village… C’est impressionnant mais il ne faut vraiment pas avoir le vertige : Quelle aventure !

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Après avoir visité le village, qui est tout petit, on choisit le dernier lodge, près de la sortie du village, plus simple pour marcher moins. On n’est pas les seuls à l’avoir choisi car le groupe est venu plus tard avec leur porteur et guide. On a aussi compris comment on pouvait économiser un plus pour manger car en fait la bouffe est plus chère dans les lodges ; Du coup on a pris le pli et on mangera dehors. Là il nous fait payer 100 Rs pour dormir, je lui ai proposé de nous le faire gratuit si on mange chez lui. Il n’a pas voulu, alors on mangera dehors pour la peine, il ne gagnera que 100 Rs de nous et peut-être un thé en soirée. Bref on ne lui donnera pas plus de 200 Rs.

 

J’espère que mon mal de montagne passera demain car ça reste désagréable. Croisons les doigts. Vivement la Thaïlande sans déconner, du soleil, de la plage…il caille ici ! On a sorti nos doudoune en peau de nubuk, les polaires, le sac de couchage… il n’y a pas de chauffage dans ces montagnes. Le seul moyen de te réchauffer les miches c’est autour du poêle ou de la cuisine au feu de bois. Encore heureux qu’il y avait de l’eau chaude dans la douche. Mais bon elle est tellement mal isolée que le vent glacial entrait à l’intérieur pendant qu’on se lavait… bref rien d’agréable n’est ce pas…lol !

 

Jours d'acclimation à Manang : Village où la mafia de l'arnaque aux touristes règne en puissance...

Lun 14/02

Jour de Saint-Valentin… et bien on en chie ! Bien que la marche fut tranquille dans le sens on n’a pas eu de montée no de descente, on marche sur du plat mais très longtemps… très très très longtemps… Dans un sens c’est mieux mais dans un autre qu’est ce que c’est ennuyant !

 

On a pris un bon départ depuis Pisang avec un bon ti déj énergétique : muesli avec lait chaud. On est parti dans les environs de 9h, passé 2 villages : Humde et Bragha. Le paysage ressemble à celui des westerns : gris marron, sec, plaine et montagne et désert…

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On arrive vers 14h à notre étape où nous allons rester 2 jours pour une acclimatation conseillée par tous les guides : Manang. On souffle enfin, mais punaise comme il caille ça race ! Excusez les expressions mais c’est un truc de ouf et c’est pour peser mes mots. On trouve un hôtel où sont allés tous les groupe et où on y renontre même Derrick, ça fait plaisir de le revoir. Mais bon l’hôtel nous embrouille, il nous file la chambre à 200 Rs la nuit puis nous dit quand on arrive au dinning room pour discuter avec les gens, qu’on est obligé de manger chez lui sinon la chambre est à 500 Rs ; il s’agit de l’hôtel Tilicho : une adresse franchement à éviter ce sont des arnaqueurs et des mafieux dans le village. On prend l’initiative de bouger.

 

Dégoutté, tout de même, on ne sait pas où aller…en plus il caille. Et puis on voit en face, un petit mec en orange en train de nous faire des signes. Oh trop cool c’est Andrea l’italien ! Il tombe à pic celui-là ! On prend alors une chambre dans leur lodge, 100 Rs la nuit, encore moins cher et on n’a pas l’obligation de consommer chez lui, du moins il ne nous le dit pas.

 

Après les retrouvailles avec nos amis, on est allé manger dans un buibui dans le village qui fait vraiment bien à manger et pour rien du tout. Ça fait plaisir de retrouver des prix normaux. Mais on constatera que seul les villageois et les sherpas fréquentent cet endroit… et nous maintenant !

 

On se commande des pâtes au fromage avec omelette et chapati, un régale. Et ça nous remet le baume au cœur après s’être embrouillé avec un lodge. On ne regrette pas d’être parti car on n’aurait pas pu goutter à cette nourriture et on aurait dilapidé tout notre budget montagne… Alors que le Dal Bhat était à 500 Rs chez Tilicho, il est à 180 chez notre buibui. C’est abusé, quand même ; D’autant plus que je suis sûre qu’ici ils te servent beaucoup plus que dans le lodge mafieux…bref ! Tournons la page…

 

On a passé notre après-midi de teashop en teashop, ou plutôt de gargote en gargote. C’est tellement agréable de retrouver la valeur des choses. Du coup on consomme  et on est content ! En rentrant dans notre lodge on fait des échanges d’adresse mail avec nos amis italiens. J’écris actuellement depuis la salle principale, la salle à manger du lodge où les clients sont réunis autour du poêle. Il n’y a plus d’électricité dans tout le village. Et l’ambiance reste plutôt sympa entre 2 japonais, 3 français, les italiens et nous, c’est cool. Bon je vais discuter un peu.

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Mar 15/02

1er jour d’acclimation à Manang : il neige… Quelques flocons qui ont commencé la veille au soir qui se transforme aujourd’hui en 20cm de neige. Les italiens sont prêts à partir, on les voit depuis notre fenêtre, prendre le chemin pour Ledtar, suivis de Derrick, les 3 français, les japonais et le hollandais. Une joyeuse bande. J’avoue que j’ai une mauvaise intuition et j’ai un peu peur pour eux en les voyant disparaître sous la neige. De les voir partir sous ce froid, cette neige qui ne veut pas s’arrêter, d’autant plus que les italiens et Derrick nous ont confié qu’ils ont un peu le mal des montagnes… ce qui rassure c’est qu’ils ne sont pas seuls et ils ont leur guide, un peu foufou Mimgmar Sherpa, mais bon il doit savoir ce qu’il fait.

 

Quant à nous on profite de notre journée d’acclimatation et de ce temps pour faire du coocooning, se restaurer pour des prix exorbitant donc reprendre des forces, boire des thé pour se réchauffer, discuter avec les gens dans les gargote, passer voir l’ACAP et savoir ce qu’ils conseillent pour la montée : apparemment on peut partir sans problème selon eux, même s’il neige, il n’y a qu’une seule route… ok merci et si la route n’est pas visible avec la neige on fait comment ? Et bien vous continuez madame, vous verrez qu’il n’y a qu’une seule route …ok merci ! Et on a besoin de s’enregistrer ici non ? Non pas besoin madame vous pouvez partir sans vous enregistrer…ça devient louche là.

 

Bon on va continuer à prendre des infos avec les groupes, voir ce qu’ils vont faire demain et s’ils ont bien prévu de monter. Apparemment ils attendent que la neige s’arrête car elle fait déjà 40 cm et si elle ne s’arrête pas elle peut monte à 1m facile dans la nuit ce qui rend le passage très compliqué et la visibilité du chemin impossible. Ok on va réfléchir tout ça car on parle de sécurité…

 

Bon on a fait une journée glandouille à prendre des infos météo à droite et à gauche, la praticité du chemin et le passage du col qui reste ouvert, on sait que si le groupe ne passe pas on trouvera pas le chemin et là on parle de notre vie donc on ne montera pas. Par contre s’il décide de passer on peut les suivre car le chemin sera tracé. Autre point : le froid. Il doit faire du 0°C et on n’est pas bien équipés aux jambes ; on fait une petite séance shopping au magasin d’en face et on s’achète tous les 2 des guêtres à 200 Rs, qui vont nous protéger de la neige qui entre dans les chaussures et congèlent les pieds. On prendra aussi quelques plastiques pour isoler les chaussures de l’extérieur.

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La journée passant, nous fîmes connaissance dans une de nos gargotes, de Régina et André, une espagnole et un allemand. On les avait aperçus à Bagarshap. Ils nous disent d’ailleurs que la neige les ont surpris depuis Upper Pisang. Régina était peu enthousiaste pour continuer car la vue n’en valait plus la peine et c’était franchement galère de marcher dans le froid et la neige pour eux. Ils ne sont pas du tout équipés pour ce climat. On leur a recommandé notre lodge pour dormir histoire de passer la soirée ensemble. On a aussi fait connaissance de Christian et sa copine, 2 danois, Hiert, un blege très marrant, qui ont été appelé par Régina et André, c’est ça le bouche à oreille.

 

Par contre ils veulent tous rebrousser chemin. Personne n’est vraiment équipé contre ce froid et ils ne pensent pas que la neige va cesser. Le danois pense qu’il serait vraiment trop dangereux maintenant de monter avec autant de cm de neige car en haut à 5000m ça doit être pire au moins 1m50 selon lui. Un danois doit connaître la neige, vue que chez lui c’est courant…

 

Ça commençait à devenir confus pour nous. Nous n’avions aucune idée de comment se passe un trek en montagne sous la neige. Si notre équipement suffisait, ce qui est sur c’est qu’on a essayé et ça marche les guêtres mais pour genre 60cm de neige pas pour 1m50… c’est quasiment ma taille… Je sais que contre le froid on est bon entre polaire, doudoune peau de nunuk, gants et coupe froid North Face… On n’a pas froid sous nos vêtements…notre seul doute c’était le chemin. Qu’on ne tombe pas das un ravin parce qu’on a mis les pieds là où il ne fallait pas à cause de cette neige qui nous aveugle. En gros on n’avait pas de visibilité sur ce qui allait ce passer, on prendra notre décision selon le mouvement du groupe avec leur guide d’agence qu’on a toujours suivi jusque là. Ce sont des pros et ne prendront pas de risques inutiles pour mettre leur groupe en danger si risque il y a.

 

Bragha : Tempête de neige et confusion !

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Mer 16/02

C’est censé être notre jour de départ pour Ledtar mais il neige à ne pas s’arrêter suivi du vent… on se réveille avec presqu’un mètre de neige sur tout le village. On guête depuis 7h30 du matin si le groupe va partir ou pas. Mais aucun mouvement jusqu’à 9h30 et en général ils ne partent jamais après ces heures là. Au plus tard c’est 8h.

 

André se met à taper énergiquement à notre porte. Il nous dit affolé que tout le monde de l’hôtel a décidé de redescendre et qu’ils sont en train de former un groupe pour redescendre. Ils vont suivre 2 japonais avec leur guide qui vont former le chemin pour eux et juste suivre la trace. On lui répond alors qu’on préfère attendre la décision du groupe d’agence et qu’on restera probablement un jour de plus s’il le faut pour prendre notre décision et voir le comportement de la neige. Car nous ne sommes pas pressé de redescendre non plus on peut se laisser 3 jours de marge et après il faudra se décider. Ils sont donc partis à 3 : Régina, André et Hiert, après les japonais. Je ne me sentais pas de partir avec eux car ils étaient trop pressé de descendre et un peu affolés, précipités, surtout que le temps dehors ne prêtait à pas au bon présage. Il faisait vraiment moche…il pleuvait de la neige sous un vent glacial ! Heureusement qu’ils ont acheté des guêtres pour la neige, j’espère juste qu’il ne leur arrivera rien.

 

On finit par sortir de notre chambre vers 10h30 pour prendre un ti déj dans notre lodge, on a la flem de marcher dans la neige pour aller jusqu’en face, et on a peur que de ne pas consommer dans notre hôtel nous porte préjudice mais c’est trop tard, alors qu’on dit au garçon qu’on va payer une nuit de plus et qu’on veut prendre un petit déjeuner, il nous dit « sorry ». On dit auoi sorry ? Et il répète sans cesse sorry. Alors Vicente lui di de s’arrêter et de s’expliquer en face. Mais il s’en va en répétant sorry et en disant au loin, vous ne prenez rien. Je lui dis alors, justement on voulait prendre un petit déjeuner et une nuit de plus. Mais bon il n’avait pas l’air de vouloir. Du coup on lui demande ce qu’on doit faire ? Il nous dit qu’on ne pouvait pas rester là. On a halluciné. Il nous virait dehors dans la neige et le froid parce qu’on ne mange pas chez lui… les gars au lieu de t’aider, ils sont quand même prêts à te mettre à la porte, bien que tu ais payé, alors qu’il vente, neige et caille…tout ça pour te prendre tes sous. Ça c’est la mentalité népalaise dans la montagne des Anapurnas. Ils veulent juste te pomper ton fric.

 

Bref on est dégouté, énervé et par principe on refuse cette absurdité d’obligation à consommer alors qu’on est venu chercher une chambre. On plie bagage, on file prendre nos affaires qu’on remballe et on s’en va…dans la neige. On demande à un lodge à l’entrée du village s’il peut accueillir mais il n’est pas en état, du coup on décide de redescendre et prendre le chemin qu’a tracé ceux qui sont descendu. Il est quand même 12h et je ne suis pas rassurée de la façon dont on est parti. Et Vicente est bien trop nerveux et en colère. Je le laisse marcher devant, de toute façon je n’ai guère le choix, il arche plus vite et la neige moi ce n’est pas mon fort de marcher dedans. On prend quand même quelques moments pour prendre des photos souvenirs.

 

A peine sortis du village, on reste hésitant tout de même sur ce départ car on est monté jusque là, on s’est préparé psychologiquement, on a galéré tous ces jours, monté des sommets, et maintenant reprendre le chemin inverse et dans ces conditions. Moi ça ne me rassurait pas. Autant monter que descendre dans ces conditions me paraissait aussi dangereux les 2. Mais bon, ce village ne veut pas de nous c’est clair, on se fait virer de 2 lodges, on préfère donc s’en aller car ce n’est pas un village pour nous et il ne fait vraiment pas beau par ici. On descend.

 

On commence alors notre cavalcade aux enfers. On marche sur un chemin plus ou moins tracé sous 1m de neige : il continue de neiger, de venter et souffler de plus en plus fort. Je ne ressens même plus mes orteilles, c’est affreux, j’ai l’impression de n’entendre que ma respiration, de voir un bidule jaune devant moi pour me repérer, c’est Vicente qui porte son sac avec protection imperméable jaune dans son dos. T on lutte grave pour avancer. On met 11h pour arriver a village plus bas Bragha, au lieu de mettre 30minutes en condition cormale. On s’arrête devant un lodge pour s’abriter quelques minutes. On regarde le temps qui s’empire. On se regarde fatigués, on va peut-être rester là. Car on en a pour 3h jusqu’au prochain village en condition normale. Sous cette neige je dirais le double… mais on est mort de trouille à cause du temps qu’on a mis pour avancer et d’autant plus qu’on est déjà crevé…

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On a un moment d’hésitation, on est tout mouillé, je repense alors à Régina, André et Hiert et j’espère qu’ils vont bien… de l’autre aux italiens et Derrick qui j’espère ont trouvé refuge en haut et qu’ils rebrousseront chemin car c’est sur que c’est trop dangereux maintenant le passage qui doit être complètement impraticable. Vicente qui s’en veut de ne pas les avoir suivi et qui pense qu’ils sont passés déjà, et qu’il fallait monter coute que coute pour lui, aurait bien fait le chemin avec les italiens.

 

Perso je ne regrette pas notre descente car nos vies sont en jeu et je ne pense pas qu’ils soient passés en haut. Je pense plutôt qu’ils attendent aussi et qu’ils doivent être encore plus bloqués que nous. La prudence et la sécurité vaut plu que le risque et le danger, surtout quand on parle de vie. On en a qu’une et si on veut en profiter encore mieux vaut faire le choix des sages. D’autant plus qu’on ne connait pas la haute montagne sous la neige et que ça reste une 1ère expérience.

 

Pendant qu’on réfléchissait à l’arrêt devant le lodge, un vieux monsieur d’une soixantaine d’année sort de la porte sous laquelle on s’était abrité, il nous recommande en français avec un accent de je ne sais où, d’attendre un peu pour redescendre car on risque d’avoir des engelures aux pieds vues nos équipements de fortune. On lui demande alors ce qu’il ferait, il rigole et nous dit « vous savez c’est une situation exceptionnelle d’avoir autant de neige sur ces montagnes et à cette époque, de pouvoir vivre cette expérience, d’avoir le temps et en profiter, voilà ce que je fais. Je vais d’ailleurs prendre quelques photos. Même les villageois n’ont jamais vécu ça, c’est extraaaordinaire ! ».

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On décide alors de prendre une nuit dans le lodge pour nous reposer et calmer nos frayeurs. Il ne s’agissait plus d’une balade mais de sauver notre peau et rentrer en toute sécurité… Nous fîmes alors connaissance avec Tadeusz, le vieux monsieur, qui est en fait musicien compositeur polonais d’origine mais qui a vécu une bonne partie de sa vie en Suisse. Il parle français pour le boulot. Apparemment il n’a plus besoin de courir après le travail pour gagner sa vie car sa renommé et tout ce qu’il a déjà cumulé lui suffisent largement pour le restant de sa vie. Bref il a de la chance d’avoir un métier qui lui permet de bien vivre sans plus trop avoir à travailler grâce à son talent on le trouve. On vérifiera sur internet s’il est connu, en tout cas il évite le sujet donc on ne va pas l’embêter sur la question on préfère passer un bon moment à discuter de tout et d rien, de refaire la vie et le monde.

 

Très intéressant les discussions sur la société, la Pologne et la vie à l’époque de monsieur. La vie d’antan à Krakovi, la France, la capitalisme, la société de consommation, notre avenir etc. Puis on a joué au 1000 un nouveau jeu de carte pour nous que Tadeusz nous apprend. Pas facile à comprendre du 1er coup, c’est un peu cérébral et en plus il faut compter. Ma foi on s’y fait mais Tadeusz nous met complètement à l’amende.

 

Avant de nous coucher, on eu une longue conversation avec le guide de Tadeusz : Santa. Il nous raconte ses expériences avec les clients qui ont poussé le bouchon trop loin et dépassé les limites que la montagne trace. Ou encore ceux qui se croyaient capables et qui en sont mort. Le HACE, le mal des montagnes. En 2h avec tous les symptômes, tu claques. Bref les bonnes histoires qui te font réfléchir et flipper avant de dormir. On monte ou pas ? Lol ! Il nous aussi que le groupe qui est monté à Ledtar est revenu. Ils ont mis 10h pour descendre… sous 1m50 de neige… Il pense aller les voir demain pour savoir ce qu’ils vont faire. On ira avec lui demain matin pour savoir ce qui se trame, d’autant plus qu’ils prévoient du soleil demain selon le sage du village…

 

Enfin les beaux jours reviennent : Redescendons pour notre sécurité...

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Jeu 17/02

Réveil sous un soleil radieux qui illumine la neige à nous éblouir. J’avais cette appréhension pour aujourd’hui : du beau temps ! je me suis levée dans la nuit pour aller faire pipi, les toilettes sont à l’extérieur. Je ne vous raconte pas la préparation pour sortir et juste aller aux WC… il caille ! Mais le ciel est complètement dégagé, c’est la 1ère fois depuis 4 jours, la lune est pleine c’est magnifique, on aperçoit tout l’horizon même dans la nuit grise et bleutée, c’est magnifique. Je reste un moment dehors à admirer le spectacle et sans même ressentir le froid. Je me recouche sereine et au chaud dans mon sac de couchage couvert de couette : le calvaire va s’arrêter bientôt…

 

Cette journée s’annonce bonne. On constitue un petit groupe d’expédition avec Tadeuz, son guide, Vicente et moi-même jusqu’à Manang. Les mafieux connu par les guides aussi en fait… ils nous disent que le Tilicho c’est le roi de l’arnaque.

 

Le temps est vraiment superbe. Lunettes obligatoires sinon on risque la cécité. Et bien tout ce qu’elle nous fait vivre cette neige ! On a ni vent ni nuage, juste un gros soleil et un paysage qui en vaut plus que le coup d’œil dans l’objectif. Toutes ces photos prises ce jours là, on s’est régalé.

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Après une bone demi heure de marche dans la neige, où j’ai galéré seule…, on arrive à Manang. Je suis essoufflée alors que les mecs devant sont tranquilles, encore plus étonnée pour Tadeusz qui a quand même un certain âge mais tient la forme comme personne. Je me demande même si ce n’est pas le plus en forme de nous 4… et puis il a la chance d’être grand. Il fallait que je suivent leur pas et donc écarter plus les jambes pour me frayer un chemin donc logiquement c’est normale que je sois plus essoufflée qu’eux selon le guide, je suis plus petite. Mais bon parfois j’étais obligée de créer moi-même mes empreintes car sinon ça me faisait de grands écarts, ça fatiguait ! ce qui est sur c’est que j’ai eu le temps d’admirer le paysage contrairement au jour blanc qu’on a eu la veille où je commençait à douter de nos capacité… mais quelle aventure !

 

On croise le guide des italiens devant notre ancien lodge. Qu’est ce qu’on est content de le voir ! il nous raconte leur descente aux enfers après 10h de marche pour redescendre et être arrivés dans la nuit à Manang…la galère les amis… la descente est censée prendre 2h30 en temps normal… la galère mes amis… Ils sont arrivés dans la nuit, plus de froid et de peur comme on peut l’imaginer tous. Ils ont eut peur de perdre une française de 50 ans qui n’en pouvait plus et qui croyait même y rester. Selon lui, il est impossible de monter maintenant car la neige a passé la barre des 2m à 4500m d’altitude, ce qui est impraticable et le passe de Thorong-la est fermé pour au moins une semaine. A moins qu’un groupe d’agence fraye le chemin avant pour la visibilité du chemin car sinon impossible de se repérer.

 

Mais bon aucune agence n’a prévu de prendre ce risque là à 2m de neige. Sans compter le risque d’avalanche bref on n’est pas prêt de monter malgré ce temps magnifique. D’ailleurs le groupe des italiens et les autres ont tous prévu de descendre. Cette après midi, il n’y aura plus personne sur Manang ou dans ses villages alentours… Qu’est ce qu’on fait ? Ne nous entêtons pas plus perso je pense qu’il faut descendre. Vicente qui veut encore essayer de monter… bref beaucoup de paramètre à prendre en compte, c’est une très bonne expérience de montagne pour nous, beaucoup d’incertitude aussi durant ces 3 jours sur le temps et son amélioration, les décisions etc. mais voilà que les nuages reviennent. Il est temps pour nous de prendre une décision pour descendre maintenant ou prendre le risque d’attendre encore plus longtemps.

 

Tadeusz essaie de nous convaincre de rester avec lui, car il a une semaine à tuer mais comme nous ne sommes même pas sur de l’amélioration de la météo et que notre budget de montagne aussi est limité, nous n’avons pas le luxe de rester plus longtemps. On prend alors la décision de redescendre, au moins les groupes auront bien dégagés le chemin, en plus les ânes aussi redescendent, ce sera mieux pour nous pour marcher et nous ne pensons pas que la neige pourra fondre aussi rapidement au sommet car les nuages ont l’air de revenir… C’est quand même avec grand regret qu’on prend cette décision et déception tout de même pour avoir monté tout cela sans voir le passage du col et les montagnes qui l’entourent : l’Himalaya.

 

Peut-être une autre fois me direz-vous, mais cette fois là nous pensons que des jeep monteront jusqu’à Manang, ils sont en train de dégager une route et faire exploser la montagne pour créer une route commerciale pour l’acheminement des vivre, alors qu’aujourd’hui ce sont les ânes qui font ce boulot là. Qu’est ce qu’ils deviendront dans quelques années ? Et leur propriétaire de quoi vivront-ils ? D’ici quelques années, ce trek n’aura plus trop grand intérêt, il est beaucoup trop touché par les méfaits du tourisme de masse, les village ne sont même plus des villages mais des amas de lodge qui forment le village…et leur passe temps est de « baiser » le touriste. D’ailleurs, plus on monte en altitude plus les prix sont effarants ! Ils hallucinent les gars. Entre l’abus sur la nourriture et l’eau, ne comptez pas sur un népalais de lodge pour vous aider, il essaiera toujours de nous niquer. Pardonnez ces expressions brutales mais elles caractérisent malheureusement la situation actuelle des montagnes et tous les touristes sont assez d’accord avec cela.

 

C’est l’une de nos plus grosses déceptions sur notre trek. On trouve finalement plus d’authenticité et de chaleur humaine sur les villages de plateaux dans les 1ères étapes de trek. On mettra donc un point final ur ce trek sauf si un ami, un proche nous demande un jour de l’accompagner et qu’il tien à cœur que l’on soit présent pour partager ça avec lui, sinon franchement on ne pense pas revenir d’aussi tôt…

 

Nous disons alors au revoir à notre compagnon Tadeusz qui est du coup troublé et se demande s’il ne va pas redescendre avec nous. Il est mitigé car il a 2 semaines à tuer mais en même temps c’est beaucoup d’argent avec son guide. Ou redescendre car il n’y a plus personne en plus pour lui tenir compagnie… il choisit finalement la sagesse et faire comme nous redescendre. Il trace le monsieur, il nous sème en 2 2. on lui donne l’adresse de la guesthouse où l’on pense dormir, c’est la même que les italiens nous ont donné à Pisang.

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Alors qu’on a galéré comme des ânes durant toute la descente, où il y avait de la montée aussi... on appréciait franchement notre journée, le paysage ensoleillé qui nous fait revivre ! sur la route on a croisé les 3 français, et une famille de yak qui descendait. Il n’y a plus d’herbes à manger, elles sont couvertes par la neige, ils doivent donc redescendre sinon ils peuvent mourir. Il est rare de trouver des yaks à cette altitude basse mais bon situation exceptionnelle amène à rencontres exceptionnelles.

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En gros on a quand même de la chance dans notre malchance. C’est en fin d’aprem qu’on arrive au Tibetan Guesthouse, on retrouve Tadeusz seul. Bizarre les italiens ne sont pas au RDV. On décide de rester avec Tadeusz. La neige continue de tomber alors qu’on est à 3250m d’altitude. Il fait froid et gris et c’est là que l’on ne regrette pas d’être descendu.

 

Alors que nous nous apprêtâmes à dîner dehors avec Tadeusz qui nous a demandé si on connaissait un buibui pas cher dans le village qu’on était prêt à le faire connaitre, moitié moins cher que la carte du lodge, un me du lodge nous empêche de sortir et nous dit que nous devons manger chez lui sinon il met les chambre à 800 Rs. Ça en devient agaçant tout ça. On lui dit alors qu’on va rejoindre des amis, on s’est donné RDV pour manger ensemble et ils ne peuvent pas nous interdire comme ça de sortir. Il nous dit alors qu’on a qu’à emmener nos amis dans son lodge. Mais on lui explique que le RDV c’était dans le leur et que ce n’est pas réglo de sa part de nous empêcher d’aller voir nos amis sous prétexter que l’on doit dîner chez lui.

 

Il s’en va vénère dans la cuisine, sort, alors sa femme qui a l’air plus compréhensive. Je lui explique alors que nous devons voir des amis à qui on a donné RDV pour manger ensemble et qu’ils n’ont pas le droit de nous garder ici comme des prisonniers pour manger chez eux. On est tout de même libre de sortir, visiter le village, voir des gens et manger ou boire un coup dehors non ? Elle nous dit alors, ben dans ce cas la chambre vous coutera 500 Rs si vous mangez dehors. Vous nous connaissez, on a dit à Tadeusz de rester pour ne pas faire plus de problèmes et  ne pas le mêler à nos décisions. On s’en va alors Vicente et moi, en colère, manger chez notre buibui habituel, moitié prix et à volonté. On avait faim mais cette histoire nous a un peu coupé dans notre élan, et on se sent franchement mal pour Tadeusz sans compter que là c’était abusé comment ils nous prenaient en otage…

 

On a mangé rapidement, on ne voulait pas créer de problème à la femme qui nous a fait à manger, on est sorti discret et on est retourné prendre nos affaires dans le lodge, repéré celui en face. Vicente est allé payer les thés qu’on a consommé et expliqué qu’on s’en allait car on ne considérait pas correct ce qu’ils faisaient en nous menaçant, nous faisant un scandale parce qu’on n’a pas prévu de dîner chez eux et faisant le chantage d’augmenter le prix de la chambre, on accepte pas ces conditions là. Vous savez quoi, ils ont voulu qu’on paye une charge d’occupation de la chambre à 100 Rs, ils veulent encore nous grater, Vicente en a eu marre, il a dit « on paye ce qu’on a consommé, on n’a pas dormi chez vous et ça ne risuqe plus d’arriver, d’ailleurs on va vous faire de la bonne contre pub de votre lodge pourri. Je vous souhaite une saison de merde ».

 

On a filé dans la guesthouse d’en face. On nous a rien demandé, c’est la nuit, on veut dormir, on nous dit que c’est 100 Rs on nous file les couvertures et on dort repus. La chambre est vraiment toute mimi et l’hôte sympa. Pour anticiper tout coup bas on ira prendre un petit déjeuner dans la salle demain matin même si elle ne nous a obligés à rien… ce sont des tensions inutiles qu’on regrette quand même d’avoir pas pu dégager Tadeusz de ça. On a besoin de cette énergie pour redescendre on évitera toute embrouille avec les prochains en étant bien clairs dès le départ sur les règles et les non dits on les dira pour savoir à quoi s’attendre. Plus d’embrouille et stop à cette mentalité de merde. C’est sous tension que je vous dis bonne nuit.

 

Avant-dernière nuit en montagne : Souriants mais déçus qu'on dira au revoir aux compagnons...

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Ven 18/02

Vicente me réveille gentiment, c’est l’heure d’aller déjeuner ? on croise les 3 français des étapes précédentes. Surprise, les italiens sont présents ; ça fait plaisir de les voir même s’ils n’ont pas l’air de nous calculer… La fatigue surement, ils ont en enduré plus que nous avec la descente de 10h  à Ledtar. Un trek qui n’en finit plus ; il faut avouer on en a marre ! Bref l’humeur et le moral n’est pas au beau fixe pour tout le monde ce matin. On déjeune et on se sauve derrière leur trace. Vicente m’exaspère avec ces caprices, je sens que la journée sera longue… jusqu’à Chame 2710m.

 

On traverse n’anmoins un beau paysage de montagne enneigé, pour changer. Toute cette montée pour rien… Le même chemin à l’envers, ok il y a de la neige c’est plus joli et sous un autre angle de vue, mais qu’est ce que c’est chiant à marcher. Dison faire de la raquette sans raquestte… On n’est pas passé de l’autre côté avec grand regret… On a franchement eu du mal à décoller ce matin car il faisait beau et on voyait des gens monter sous ce beau soleil. Vicente qui ne cessait de répéter «Et si on remontait et on essayait le passage » bien que je mordais d’envi à cette idée, on savait que c’était trop tard et qu’il était plus sage de redescendre, on ne va pas faire des vas et viens perpétuels. Bref ça m’énervait j’ai rejeté ma olère en lui répondant sèchement qu’il fallait être raisonnable maintenant et arrêter de revenir pertinemment et continuellement sur une décision prise : « On s’y tient, on s’y tient c’est comme ça qu’on avance et un point c’est tout ! ». Journée sous tension aujourd’hui.

 

Ça ne nous a pas empêché néanmoins de faire une bonne descente où l’on a croisé Philippe et Françoise, un couple de français qui rebroussait également chemin, ils vivent à Bordeaux et sont un peu dégouttés aussi d’autant plus qu’ils ont payé 800 euros juste pour un guide et un porteur : l’arnaque franchement quand on sait que seul c’est faisable et que les permis de trek nous ont coûté 35 euros. Ils se régalent ces agences, c’est bien rentable. Si encore ils étaient satisfaits de la prestation mais bon ils se sont embrouillés avec le guide et il ne les attend même pas. Ils n’ont pas eu de chance sur ce coup. On galère quelques heures avec eux jusqu’à Timang 2400m, ça grimpe et descend sec. 

 

Avec Vicente on finit par marcher 8h dans la journée, on a dépassé notre objectif Chame, pour nous arrêter à Danaquu avant que la nuit ne tombe sinon on aurait poussé jusqu’à Dharapani malgré la fatigue, le mal de pieds, on a tellement envi d’en finir avec ce trek qui n’en finit plus et des pentes de je ne sais combien de degré dans le gel et la neige…ça glisse tout ça ! On a eu quelques frayeurs sur certaines montées un peu trop raides… C’est dans une guesthouse où l’on aperçoit les 3 coréens qu’on finit par squatter. Le logis est gratuit contre la consommation sur place. Ok on prend en plus il y a de l’eau chaude dans a douche ; ça doit faire 4 jours qu’on ne s’est pas lavé entièrement et à l’eau chaude dans une vraie douche. Ça commençait à sentir le bouc effectivement.

 

On fait alors la connaissance de Liu, Wilma et Ha Hon Sok dans un 1er temps puis de Lisa et Asaf un couple Israelo-suédois qui nous a rejoint un peu plus tard dans la soirée. Un bon plat de pâte avec le reste de saucisse que Vicente avait acheté à Kathmandou et dodo vers 21h. ça faisait longtemps qu’on n’avait pas veillé aussi longtemps !

 

Sam 19/02

C’est super pépère et bien reposé qu’on attaque notre descente environ 1h30 après le départ des coréens. Et on espère que ça sera la dernière car les coréens nous ont fait part de la possibilité de prendre un jeep à Chamche jusqu’à Besishar. Le jeune couple quant à lui restera à Danaquu car Lisa est malade, elle a vomi toute la nuit, ils ont bu l’eau de rivière…mmmhh.

 

Et bien ce jour est un jour de cavale. Nous croisons les coréens à Tal qui nous confirment à nouveau que la jeep partira bien de Chamche et qu’ils ont constitué un bon groupe. Ce serait la fin de notre calvaire ? Arrivés à Chamche, heureux de retrouver tout le monde : Derrick, les italiens etc. on se joint au groupe pour prendre la jeep, mais ce qu’on ne nous avait pas précisé c’est qu’en fait ils ont constitué un groupe pour appeler la jeep et s’arranger de les descendre. Et dans ce groupe constitué, personne n’a pensé nous inclure, si bien que la jeep est pleine… bien évidemment…

 

On est dégoutté, après avoir semé les ânes, traversé des ravins en courant, grimpé des montagnes enneigées et gelées…, on reste sur la paille car la jeep est pleine et personne n’a pensé à nous. Seul Derrick essaie de nous arranger le coup avec le chauffeur. on payerait le même prix que tout le monde 1000 Rs et on monte sur le toit ou alors ils se serrent un peu à l’intérieur. Mais bon il est plein bondé et par mesure de sécurité il ne peut pas. On comprend très bien et on remercie Derrick de son geste.

 

On aperçoit alors Tadeusz redescendre, on se dit alors qu’on va le suivre, on n’a pas d’autres choix… Il va jusqu’à Jagat. Peut-être trouverons nous une solution là bas. Ce qui est sur c’est qu’on ne se sent plus de marcher. On en a ras le bol. La jeep nous dépasse, tout le monde nous salue, je souris et fais de même à nos « amis » les passagers, ils y sont tous… le chemin est bien caotique, ils sont vraiment blindé à ras bord, j’espère qu’il ne leur arrivera rien à 5 sur des sièges de 3, avec les sacs, guides, porteurs et passagers, ça rempli plus que lq normale… Bref Bye et merci de votre solidarité ! Derrick semble culpabiliser mais bon il fallait qu’il parte car son genou allait lacher. Nous regretons d’avoir oublié de lui demander son mail pour garder contact, il était gentil.

 

Nous redescendons non sans peine, contrairement à Tadeusz qui speed et nous fait une pointe à 50km/h sur une montée raide et nous met complètement à l’amende. C’est seulement 1h après à Jagat qu’on le retrouve pour boire un thé dans une gargote à l’entrée du village. Mais bon la patience de Vicente a ses limites, il en a marre que le guide de Tadeusz ne soit pas capable de lui donner des informations claires sur les bus publics de montagne du coup on file un peu en speed nous renseigner au village avant qu’il soit trop tard.

 

Vue l’heure c’était trop tard pour choper une seule jeep. On nous dit qu’il fallait le prendre au village suivant Syange pour prendre celui de 8h du matin. Un proprio de guesthouse nous dit qu’il peut appeler une jeep si on est prêt à payer 6000 Rs pour la louer jusqu’à Besishar. Vicente tente alors de convaincre Tadeusz et retourne le lui demander à la gargote mais bon il préfère marcher tranquillement. Alors que juste avant il nous confiait qu’il en avait marre des Himalaya ; enfin bon ne cherchons pas à comprendre et continuons jusqu’à Syange pour être prêt à partir demain matin. Le bus public, ou plutôt la jeep public vaut 600 Rs normalement.

 

C’est dans la nuit qu’on prend une petite chambre dans la 1ère guesthouse qui a l’air accueillante ; on négocie avec un jeune garçon tout mignon la chambre gratuite pour consommation chez lui. Il accepte. Il est trop chou, il nous fait un tour de maison, le dinning room, la salle de bain dans la cour avec eau chaude au gaz et toilettes. Le tout avec vue sur la rivière. On se met alors à l’aise, on se lave et on dîne. Il avait préparé la table avec une nappe blanche etc. et nous fait signe tel un maître d’hôtel de passer au Dinning room mais on préfère rester dans le salon avec eux devant la TV, il y a plus de chaleur. Alors on lui demande si on peut rester avec eux. Le pauvre on l’a cassé dans sa présentation. Il a du remettre la table à l’intérieur. Mais bon au moins on partageait un moment ensemble. On s’en fout du romantisme, on a assez de temps à partager ensemble avec Vicente, d’autant plus qu’il caille au dinning room, c’est une terrasse dehors.

 

Syange : Il y a une fin à ce trek ?

Dim 20/02

Petit déjeuner à 7h et remerciements+au revoir aux hôtes vers 7h30. on a laissé un tee-shirt à notre aimable serveur. On nous a dit de passer la rue et d’aller jusqu’au bout du village pour prendre la jeep public. De là, on ne voit rien, on demande au 1er clampin qui nous annonce que la jeep est en panne et qu’ils ne pourront pas la réparer avant 12h car ils attendent la pièce. Ça continue… la poisse !

 

On fait avec les moyens du bord, une jeep d’approvisionnement est prête à partir sous nos yeux, on demande si on peut monter avec lui jusqu’à Besishar. Il nous demande alors 600 Rs et on peut monter sur le toit. Je négocie avec son patron en lui précisant que c’est le prix du bus public avec une place assise et qu’on est prêt à payer mais comme un local car on est étudiant et on n’a plus beaucoup d’argent pour rentrer chez nous. On ne pensait pas que la montagne allait nous coûter aussi cher et on nous a arnaqué sur plusieurs étapes. Est-ce qu’il serait prêt à faire un bon geste ? Il me demande alors combien on peut payer je dis 300 Rs chacun jusqu’à Besishar. Ok montez ! Youhou !

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Il se trouve qu’on avait nos place derrière, voyage des plus déplaisants car on avait une pauvre dame qui n’était jamais montée en jeep et qui avait peur. Elle n’a pas arrêté de vomir durant tout le trajet, entre les secousses, les tournant, elle n’a pas supporté, et bien qu’elle avait un sachet plastic que son mari avait préparé et même placé devant sa bouche et son nez mais elle n’arrivait plus à respirer, du coup elle le faisait à côté, et faisait partager le riz qu’elle avait dégusté, bien chaud s’il vous plaît… C’était dingue, ça dégueulait et ça commençait à agacer les passagers, alors que la bonne dame n’y pouvait rien, sans parler de l’odeur qui relevait… Bonne appétit bien sur !

 

Et plus de vomi jusqu’à ce que la jeep s’arrête, cela nous sauve de l’infection mais : le moteur a laché… la poisse ! On ne vit pas assez d’aventures comme ça c’est ça ? Le chauffeur fait descendre tout le monde, de mande les sous. On voit les gens donner 100 Rs, mais il nous demande 200 Rs à nous ; Pas d’accord on lui demande où on est, on est à 1h de Bulbhule qui se situe à 1h en bus de Besishar, on lui demande alors si on est à Besishar, il nous dit non, alors il n’a pas rempli le deal. On veut bien lui filer 150 Rs mais pas plus parce qu’on est à la moitié du trajet (même si on sait qu’on les a largement dépassé) et on se barre.

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Nous voici repartis en mode « marche » pour 1h jusqu’à Bulbhule, en espérant choper un bus là bas. On découvre des villages que nous n’avions pas traversé à l’aller car nous sommes de l’autre côté du flanc et de la route des treks. C’est la route commerciale. C’est au bout d’1h qu’on atteint donc le bus de Bulbhule, heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… ais bon notre arrivée est surprenante et belle de puanteur… malgré ce magnifique soleil, ma patience a ses limites. Le chauffeur veut nous faire payer 200 Rs au lieu de 60 comme tout le monde. Apparemment c’est le prix touriste fixé par le gouvernement et il ne s’en cache pas de le dire ouvertement.

 

Si c’était vraiment le cas, pourquoi les gens ne reçoivent pas de ticket et comment le gouvernent fait la différence entre un touriste et un local avec l’argent que tu reçois. Bref je ne lui ai pas dit ça mais c’est pour vous exprimer l’arnaque, encore et encore. Je prends alors le temps de le regarder dans les yeux, je dis à Vicente de ne pas s’en mêler et de me laisser discuter avec lui. Je lui dis que je me suis bien renseignée sur le prix du bus et qu’à l’aller j’ai payé 60 Rs, dans le même bus qu’il va conduire. Je lui explique que tout au long de ce trek on a essayé de nous « baiser » alors qu’on est venu ici les yeux émerveillés, nous venons de loin pour faire partager ce que nous vivons à nos famille avec nos moyens, soit peu car nous sommes étudiants. Et au lieu de ça, nous allons repartir déçus avec une seule idée en tête, tu ne peux pas faire confiance à un népalais et il essaie toujours de te baiser. Moi je t’invite chez moi, tu paieras le même prix que tout le monde !

 

Bref en baratinant et en dressant un image terne de leur comportement, il cède. Du blabla, ils n’aiment pas ça. Le principal c’est que ça marche pour nous. Même si ça les saoule… Au final nous arrivons à destination pour 250 Rs de trajet de Syange à Besishar. Ce qui est pas mal du tout, étant donné que les autres ont payé 1000 Rs, mais bon ils n’ont pas connu les mêmes aventures que nous n’est ce pas ?

 

A Besishar on prend nos billets pour Pokhara au ticket counter, et on file manger dans la gargote à côté, on a environ 1h30 devant nous. On sympathise avec 2 clients, dont un jeune homme qui s’est engagé et qui va se marier d’ici 2 semaines. Il est heureux de nous le faire partager. Surtout son copain en fait. Ils ont le 3ème œil posé sur leur front car aujourd’hui était spécialement le jour de célébration de son engagement. On est content de vivre ça avec lui bien qu’on sait ne plus jamais le revoir.

 

Juste avant de partir on voit Philippe et Françoise sur le trottoir, prêts à prendre notre bus aussi. Cool on va tous à Pokhara. Décidément on les rencontre tout le temps. Ils nous font partager l’arnaque de la jeep car eux aussi on demandé la jeep et ont payé 600 Rs, comme on nous l’avait dit. Mais bon au final on s’en sort plutôt bien.  Ce soir c’est Pokhara et soirée pizza ! Mhhh !

 

 

 



Par Nadia
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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 11:39

Hampi : Au paradis des singes sur les rochers

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Jeu 13/01

On prend le train aux aurores pour Hospet puis le bus pour Hampi. Joli endroit où l’on trouve assez facilement dans les ruelles arrières du temple et de la ville une chambre chez l’habitant. On se fait plaisir à admirer le coucher du soleil au dessus du temple de Hampi. Magnifique ! Les singes nous accompagne pour ce merveilleux spectacle.

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Ven 14/01

Visite de Hampi et tous ses sites à mobilette. Très drôle, on avance pas très vite. Mais au moins ça permet à Vicente de retourner dans son adolescence…hihiihihihi… c’est tellement fun ! Les sites sont très bien conservés. Les principaux et les plus beaux sont ceux qui bordent la rivière. Les habitants s’y lavent et on tombe le jour d’une fête importante de lavage ablution, pour se laver de ses pêchers, du coup la rivière est bondée de pélerins. Grosse ambiance ce soir.

 

Mumbay : Bienvenu à Bollywood !

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Sam 15/01

Réveil matinal pour changer, pour Mumbay. On prend un train couchette une place car on avait une place sur waiting list, et ben c’était galère de partager une couchette pour 2… On a fait la connaissance d’une famille indienne qui vient de Mumbay et qui possède une entreprise familliale. Ils ont l’air plutôt ouverts sur le monde, le pèr du mari a bien voyagé déjà sur l’Europe, mais la vie reste dure pour eux. Ils ne veulent qu’un enfant car ils ont conscience que c’est difficile d’en élever plus et que le gouvernement commence une politique pour réduire les naissances. C’est plus une propagande qu’ils sont en train de faire mais aucune loi aucune.

 

Dim 16/01

Arrivée à 6h du matin à la gare de Daddar, dans la banlieue de Mumbay. Vicente a fait la connaissance d’un jeune allemand dans le train qu’on décide de suivre car il connait le quartier où nous pensions prendre notre chambre : Colaba. Beaucoup d’hotels sont full ou supers chers pour ce que c’est. On finit par trouver le notre franchement pas folichon et en plus les lits sont durs comme du béton et douches communes mais bon c’est le moins cher qu’on a dans le quartier mais c’est vraiment pas ce qu’on attend de ce prix à 600 Rps la nuit. Et les toilettes communes, je vous en parle pas. On le refera plus ça. Toujours vérifier les douches et toilettes !

 

Tension et fatigue, on a eu une grosse dispute avec Vicente, pas facile au quotidien mais faut toujours mettre un peu d’eau dans son vin pour que ça puisse avancer car ça peut devenir infernal, surtout en voyage loin de chez soi et des siens. La réconciliation était belle en bord de mer près du Taj Mahal Hotel. La vue y est superbe. Et Mumbay est franchement beau dans ce coin là. C’est un très joli quartier qu’on aurait pas imaginé ainsi. On en profite pour continuer notre visite dans le coin, Le Gate du port et la Marina jusqu’au coucher du soleil. On est franchement agréablement surpris par Mumbay.

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Lun 17/01

On achète nos billets pour le Népal à Air India. Grâce à notre carte ISIC, on obtient 25% de réduction. C’est plutôt pas mal. Le même jour on prend nos billets pour Aurangabad, sur la route on se fait accoster par une fille qui dit bosser pour un studio de Bollywood, elle recherche des figurants pour une série télé et ils payent 500 Rps la prestation ainsi que le repas du soir avec maquillage costume etc. ça attise un peu notre curiosité, on se demandait comment ça marchait. On se dit pourquoi pas mais bon on reste très méfiant. Ça sentait l’ambrouille ou l’arnaque. Bref c’est en discutant avec un autre lient de notre hotel qui a vécu cette expérience et que ça s’est bien passé, qu’on se décide d’y aller, ça peut être drôle.

 

On débarque au rendez-vous 19h à Mc Donald. On est nombreux, on se dirige immédiatement vers un autre couple de français qu’on avait croisé à la gare et que Vicente avait remarqué car la fille ressemblait à quelqu’un qu’il avait déjà vu mais il ne sait pas où. En fait ils s’appellent Marion et Romain. Marion était dans la même classe que Vicente en DUT Bio en 1ère année à Montpellier. Trop drôle la vie. Que le monde est petit ! On finit tous les 4 avec quelques autres figurants au Palms Island, un palace dans les alentours des studios de Bolywood où une très longue nuit nous attend… Merci l’organisation à l’indienne. Après 2h de bouchons, on arrive au lieu de tournage magnifique et précieux. Les toilettes avant tout, c’est incroyable. Pour entrer nous passons par un salon immense et précieux avec des canapés en velour ; En allant tout droit nous avons vu sur le restaurant et le buffet du haut du balcon avec le piano. Les toilettes sont à gauche, du faux or mais bon ça brille et c’est propre. Des toilettes propres avec du papier en Inde ! Alelouya ! Les mur sont peints du genre Michelange. Impressionnant quand même le luxe du lieu. On attend plus de voir ce que va donner le tournage. Et bien on a attendu jusqu’à 23h pour manger enfin, un buffet indien, plutôt bon mais bon on est servi dehors à l’arrache. On nous prend pour du bétail et franchement on est mal traité. A peine si on nous adresse la parole et si on nous explique ce qui va se passer.

 

Puis ils sélectionnent quelques blondes dans le public, on doit jouer une scène mondaine à l’européenne. On ne sait même pas comme s’appelle le film ni la publicité, Après 3h d’attente, on passe enfin avec Marion, habillées vite fait, une robe à la fille des campagne…bref ce qui restait en stock et maquillage et bijoux sur le plateau où personne ne me guide du coup je circule en scène comme un électron libre sans savoir ce que je dois faire. Alors j’en profite pour prendre plein de photos et discuter avec Marion. On se tappe des barres de rires à regarder Romain tel un vrai Charles, le pacha dans son salon. Quant à Vicente il n’a même pas eu de tenue à sa taille, ce qui fait qu’il est venu sans avoir tourné mais quand même payé… Voilà l’organisation. On repart tous en bus vers 6h du matin claqués et déçu par l’organisation. Mais bon ça reste un bon souvenir de rencontre et de bons moments de délires avec Marion et Romain. D’ailleurs on s’est donné rendez-vous demain pour déjeuner ensemble et échanger les bons plans sur notre voyage.

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Mar 18/01

Déjeuner avec Marion et Romain dans une bonne adresse végétarienne dans nos quartiers. On se fait un bon échange de films et de bons plans hotels pour notre voyage. On se souhaite le meilleur et on se dit à bientôt. Il y a de belles rencontres comme ça qu’on n’a pas envi de quitter mais on espère bien les retrouver sur notre chemin, si ce n’est pas à Montpellier chez eux, ça sera chez nous quelque part dans le monde avec grand plaisir.

 

Petite visite ensuite dans le quartier de Victoria Station, on en profite pour passer prendre nos billets pour Aurangabad. On rencontre alors un couple franco-espagnol en tour du monde. Je sympathise avec Laetitia et Vicente se remet dans le bain de l’espagnol avec son copain. On se raconte un peu nos trajets, ils sont sur le début de leur trip. On se donne rendez-vous en thailande.

 

Aurangabad : Les temples d'Ajanta et Ellora

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Mer 19/01

Départ matinal pour Aurangabad. Ville pourri, c’est franchement le cas, commerciale et industrielle en plein essor, et complètement polluée et poussiéreuse avec des travaux plein la ville et des égouts plus que débordants. On finit par poser nos sacs à l’hotel Natraj pour une chambre triple à 300 Rps, il n’avait que ça, ma foi on est satisfait, on prend. C’est propre et on peut bien y dormir. Bon on a quand même fait changer les draps car je soupçonne qu’il ne l’ait pas fait, surtout les taies d’oreiller Pillowcase, un nouveau vocabulaire en mon actif …hihihi….

 

Jeu 20/01

Journée de visite du site d’Ajanta. C’est un temple ancré dans la montagne à quelques kilomètres de la ville d’Aurangabad. A environ 3h de là en bus. Ce temple est construit dans des grottes sur les montagnes, c’est un trs joli site qui fait penser à un temple tibétain en le voyant. D’ailleurs il y en a quelques uns présents pour la visite.

 

Comme anecdote, au retour on fait du stop pour aller à la ville la plus proche et prendre notre bus de retour. Un camion s’arrête pour nous amener à la ville d’Ajanta. Quelque kilomètre avant d’entrer dans la ville à l’arrêt de bus, il nous demande de lui payer 10 Rps chacun, on lui dit alors de nous arrêter sur le bas côté car nous faisions et ce n’était pas de notre intention de prendre un taxi. Il nous amène finalement jusqu’à l’arrêt du bus sans nous demander de l’argent…Méfions nous de l’autostop en Inde la prochaine fois. Pékin express c’est pas pour tout le monde ! Hihihihi !

 

Ven 21/01

Visite d’Ellora, superbe et immense temples ancrés également dans des grottes en tout 32 dont une superbe la 16ème. La visite peut durer facilement la journée et ‘est un régale. Les statues sont magnifiquement conservées. Pour la petite histoire, Vicente boudait un peu en rentrant car encore une fois il ne passe pas pour un indien à l’entrée, bien qu’il s’est fait moustachisé, le prix est 25 fois plus cher pour l’étranger,.. mais bon en voyant l’art du site effectivement, le sourire revient assez vite surtout en admirant les superbes sculpures des déesses indiennes. Toutes ces rondeurs ! Le soir on dîne merveilleusement dans une bonne adresse routard mais il faut le signaler, ils se sont trompé sur la description de l’adresse et la situation du restaurant. On trouve le Bhoj où l’on découvre une décoration très colorée et gaie du type du nord. On déguste le merveilleux thali du Rajahsthan, à volonté et un vrai régale pour les papilles. On n’est pas déçu. Vicente repart même plus léger car le repas a vite fait son effet dans son estomac.

 

En tout cas nous avons passé une très belle journée sous un soleil de plomb. Le retour se fait en taxi jeep. Quelle arnaque ! C’est le même prix que le bus mais on est 2 fois plus à l’intérieur. Comment peut-on rentrer à 17 dans une jeep (dedans et non sur les toits), et bien ici c’est possible et on l’a fait ! Heureusement qu’ils en ont pas plus comme Vicente et moi, ils seraient rentrés à 30 à l’intérieur…

On finit notre soirée avant de prendre le train de 23h dans un resto près de la gare à manger un thali assez copieux mais bon la meilleure adresse de thali restera le Bhoj.

 

Direction Udaipur : trajet et prestige du Rajahstan


Sam 22/01

A peine arrivé à la gare de CST Mumbay, on file en bus au Mumbay Central récupérer notre correspondance. Ça va on a le temps, 5h d’attente… Je crois que c’est dans cette station qu’a été tourné quelques scènes de Slum Dog Millionnaire. Bon le train de jour et en classe 2S c’est à éviter… En plus côté couloir… On est constamment bousculé par les passants, vendeurs de shai, de samosas, de gateau, d’eau et j’en passe et par les gens qui vont aux toilettes et les gens qui n’ont pas de place…bref l’enfer. Et c’est terriblement long d’être assis pendant 7h… On discute vite fait avec nos voisins, un vieux couple de français qui font également un tour du monde de 7 mois. Rapidement car on se fait sans arrêt interrompre par des gens qui passent où qui te bousculent bref… difficile sociabilisation pour cette fois. Ce qui est sur c’est qu’ils ont u courage de faire ce qu’ils font à leur âge. Chapeau !

 

On a une bonne heure de retard. Le stress commence à monter car nous avons un changement à Ahmedabad. Ma foi ça va le faire. On trouve même le temps de s’acheter quelques bricoles à grignoter et de l’eau. Ce train couchette parait plus ancien que ceux qu’on a déjà utilisés. D’ailleurs on a moins bien dormi, non pas pour le confort qu’on connait, mais pour la fraicheur de la nuit… Sans compter qu’on avait une voisine qui ne voulait pas fermer la fenêtre…mmhhhh… Merci le drap cousu encore une fois. Mais bonjour la fraicheur du nord !

 

Dim 23/01

Enfin à Udaipur après 2 jours de transport. Dur ! Du coup on ne discute plus, on est sur les nerfs en arrivant car il n’y a pas de bus qui va dans la ville touristique près du lac. Il faut prendre obligatoirement un rickshaw. On se pose à l’hotel Dream Heaven mais bon pas de place, du coup on se rabat sur le voisin qui a vu sur le lac et bien on ne regrette pas notre choix, non seulement la chambre est top en plus avec eau chaude et en plus les gens y sont sympas. Beaucoup de français routard et soixante huitards. On est ravi, on va passer de bons moments à discuter et partager.

 

Après une bonne douche qui s’éternise, il nous reste encore le temps pour visiter le City Palace Museum. Un superbe palais construit pour la fille du maharajah. On y trouve notre bonheur avec Vicente ne imaginant notre future maison.

 

Le soir on dine dans notre hotel avec Achile, Karel, Christian, Edouard un israelien et un allemand dont je ne me souvient pas le nom… On passe une bonne soirée à refaire le monde bien que le byriani végétarien ne soit pas top. On a la surprise de voir des feux d’artifice, probablement un mariage. On découvrira un peu plus tard dans la soirée que c’était un spectacle organisé dans le palace hotel sur l’île au milieu du lac.

 

Lun 24/01

Grasse matinée bien méritée ! On était trop crevé par le train. Réveil à 12h. Qu’est ce que ça fait du bien et qu’on a bien dormi dans ces lits ! Sans rires, le lit n’est pas dur comme ceux qu’on a l’habitude d’avoir et le mtelas est épais comme chez nous pour une fois ! Et bien une bonne douche chaude et direction manger un bon thali à volonté au Natraj Hotel. On arpente la ville et ses ruelles grouillantes et parfois puantes où l’on peut observer des scènes de vie uniques que nous ne connaissons plus en Europe. Après avoir questionné quelques locaux on trouve enfin le resto. On n’est pas déçu. Le thali est à 70 Rps et ‘est à volonté. Il est délicieux, bien que celui du Bhoj restera le meilleur.

 

La digestion se faisat difficilement, on passe faire un détour au jardin nationnal qui est plutôt pas mal, on est content on se pose, on prend des photos d’indiens. Ils se promènent généralement en famille ou entre hommes. Le parc est assez grand, vert et fleuri. Un bon moment hors du brouhaha de la ville. En rentrant on passe par le temple près du musée City Palace. Il est bien mais sans plus. Belles sculptures, fines et raffinées en marbre sculpté de scène de guerre, de combats d’éléphants, de pièces de dieux… A l’intérieur du temple principale, une sorte de statuette avec une peau noire de visage et le reste en or. En face un tigre avec une tête d’homme aux yeux exhorbitants : étrange représentation du dieu.

 

On fait une halte sur les ghâts où les femmes ont pour habitude de laver leur linge, voire se laver, bien que l’eau soit sale et puant. Sans parler des vaches qui sont en bordure. On prend nos quelques photos. Puis épuisé par le bruit et la pollution, o rentre pour profiter de nos toilettes propres dans la chambre… on finit notre soirée devat Octopussy, le James Bond qui a été tourné en Inde, plus spécialement à Udaipur, avec Roger Moor. On dit au revoir aux routards soixante huitards qui nous ont donné une bonne leçon de vie et de moral.

 

Jodhpur : Une cité au sommet de la ville

 

Mar 25/01

Réveil aux aurores, départ pour Jodhpur. On prend le bus de 7h. Achille nous fait la surprise de monter avec nous. Il s’arrêtera à Ranakpur. On aura la chance de partage sa route pendant 2h. C’est une artiste intermondialiste qui écrit et chante des chansons délirantes et délurées. Il est handicapé, atteint de la polio depuis petit, du coup il a toujours eu une vie décallée mais non moins dépravée. Il a acheté une ferme très tôt quand il était jeune qu’il a retappé et a toujurs lutté contre le monde du pétrol et tout le toutim. Aujourd’hui il fait parti d’une association qui aide des agriculteurs pour acheter du bio directement auprès des agriculteurs et ils en vivent. Il organise un espèce de festival annuel dans sa ferme avec ces membres artistes. Bref très engagé. Il vit sa vie et il a la chance de choisir la vie qu’il veut bien qu’il soit handicapé, il le considère comme une chance car il n’a jamais eu à travailler et il fait absolument ce qu’il veut grâce à l’aide qu’il reçoit de l’état. 300 euros lui suffit largement par mois.

 

Arrivés à Jodhpur, on prend un tuc tuc qui nous conduit au clock tower. On se laisse porter par les conseils et choisit l’hôtel Discovery. Une image surprenante : celle de la cité qui domine et surplombe toute la ville. Petite journée où l’on a rencontré Martine et JP dans le resto de notre hotel. Pour ma part je n’aurai pas mangé de la journée et Vicente m’a aussi saoulé de la journée… heureusement que j’ai eu ma mère en direct sur le net.

 

Mer 26/01

Visite de la cité de Johdpur, c’est magnifique ! Un vrai régale pour les yeux entre les murs d’un superbe palais très bien conservé. On se croirait dans un film des milles et une nuit. Avec l’entrée, les visiteurs ont toutes les histoires et explications en audiophone sauf pour les locaux qui payent beaucoup moins chères et c’est mon cas. On met 3 bonnes heures de visite, on partage l’audioguide qui est très bien fait, avec Vicente. Magnifique visite.

 

Le soir c’est ay resto de l’hotel voisin qu’on mange un bon plat indien. On rencontre le cuisinier qui est de Jaisalmer. Il nous recommande le safari de son frère pas du tout touristique et nous arrange cela par téléphone. Il voulait une avance qu’on n’a pas voulu donner, on a dit qu’on réglait tout sur place sinon rien. Du coup il prévoit qu’on vienne nous chercher à la gare, une chambre d’hotel gratuite à disposition pour le lit et la douche au retour du safari et 1000 Rs par personne pour une nuit dans le désert et 2 jours de chameau tout compris : chamelier, petit déjeuner, dîner, bouteilles d’eau, transport en jeep, 2 visites de temples.

 

Jaisalmer : Vive le chameau dans le désert du Thar !

Jeu 27/01

Départ plus que matinal en train pour Jaisalmer. C’est long ! Heureusement on peut dormir un peu mais c »est fou comme le temps se rafraichit vite…grrrr, on se caille…On arrive sur des paysages arides et désertiques. L’arrivée est vraiment brutale : plein de rabatteurs d’hôtels qui ont tous faim et soif d’argent ! On est content de voir qu’on ne nous a pas oublié, on suit le jeune homme qui porte une pancarte avec nos noms. On ne sait pas du tout où ça va nous mener mais on fait confiance et on espère passer un bon séjour dans le désert…

 

Une grosse journée nous attend, il est 11h30 et à 15hnous partons pour le désert, dormir à la belle étoile et bouger à dos de chameau… Pour tuer les 3h devant nous, on file visiter la cité dans le fort de Jaisalmer, encore une qui surplombe la ville, ça a l’air courant dans le Rajahsthan. En redescendant, on mange un bon thali bien copieux histoire de ne pas avoir faimle soir si le repas n’est pas copieux dans le désert. On est ready pour le désert !

 

Nous prenons la jeep pour 1h30 de trajet. Nous rejoignons notre chamelier en plein dans le désert. Nous nous présentons Méga Khan en ce qui le concerne, Khan car c’est un musulman et tout musulman de la région possède un Khan. C’est la règle… On monte chacun nos chameaux et c’est parti ! C’est drôle, vraiment trop drôle, on est haut, on se balance de droite à gauche comme si on avait des grosses fesses sur de longues jambes fines ! Hihihihi ! On est mort de rires pendant quelques bonnes minutes, surtout moi, c’est marrant et gros fou rire ! Vicente le monte comme s’il en avait déjà fait tout sa vie. A l’aise le mec. Pour ma part je me laisse porter mais j’ai l’impression d’être Terrence Hill dans Trinita qui se laisse porter à la flémard. Après 20 minutes on commence déjà à avoir quelques incommodités aux fesses…et dire qu’on en a pour 2 jours…lol !

 

La balade dure un bon moment, le paysage devient de plus en plus sec, il commençait par un peu de vert genre savane sèche, puis paysage de western avec des pailles et des plantes courtes rares, et maintenant c’est le désert qu’on traverse. Il n’est pas si immense que cela car nous pouvons voir au loin à l’horizon le même paysage que ce que nous venons de traverser.

 

Méga Khan nous conduit au puit du désert où tous les chameliers vont se ravitailler habituellement. On fait boire nos bêtes, Méga rempli 2 bidon d’eau et nous repartîmes pour un chemin dans les dunes, chercher le coin où nous allions nous poser pour faire notre feu, boire le thé, manger et dormir.

 

Nos nous installâmes derrière une des rares plantes vertes du désert au creux et au bas d’une bosse sous une dune. On pose notre camp, Méga nous fait signe de mettre nos affaires sur notre tapis couverture où nous allions dormir et d’aller admirer le coucher du soleil du haut des dunes. Nous nous exécutâmes, cela nous paraissait une super idée.

 

Quel merveilleux spectacle d’être au sommet de ces montagnes de dunes pour admirer ce soleil rouge en descente sur les dunes de sable. On est effaré par ce show en exclusivité depuis le désert… On revient ébahi par ce qu’on venait de voir, la lumière se fait de plus en plus tamisée et Méga nous a préparé un thé en attendant le repas car le temps va se rafraîchir. Nous avions prévu le coup avec Vicente, on s’est bien équipé contre le froid.

 

En tout cas c’est une chouette expérience. Et au cas où l’on a faim, ce soir au menu c’est Veg à la belle étoile avec des chapati fait tout sur place. Top ! Un vrai régal ! On a passé la nuit à discuter avec Méga, on s’était fait rejoindre par 2 chameliers un moment des potes à lui du village qui nous demandaient si l’on avait besoin de quelque chose du village, il pouvait nous l’apportait pour tout notre confort. Mais bon ce n’était pas ce qu’on recherchait, on voulait juste une nuit tranquille à la belle étoile du désert du Thar.

 

On a passé une bonne partie de la soirée avec nos amis chamelier à refaire le monde selon leur connaissance et les nôtre. Ils nous ont expliqué comment fonctionnait un peu le leur aussi, ce la nous a permis de comprendre beaucoup de choses sur leur manière de penser. D’autre part sur leur seule manière de s’en sortir financièrement aujourd’hui, c’est le tourisme qui le leur apporte. J’ai fait quelque chose de complètement irréfléchi aujourd’hui en disant à Méga mais ce n’est pas ennuyeux comme travail, amener les touristes à dos de chameau dans le désert, c’est lent et c’est toujours le même paysage… Il ‘a répondu « I d’ont have choice » C’est là où toutes les règles et traditions qui tournent autour de leur religion, castes, familles etc. ne leur donnent pas le choix effectivement. Il est né fils de chamelier, il le sera à son tour et c’est son seul moyen de gagner de l’argent pour nourrir sa famille. Au mieux il pourrait s’acheter des chameaux et les louer pour mieux s’en sortir. Un chameau coûte 20000 LE.

 

C’est en comprenant mieux comment fonctionnait le monde des chameliers et en observant une grosse partie de la soirée, les étoiles avec Vicente à refaire nos vies à travers l’univers qui nous est ouvert en face de nous, en rentrant en harmonie  avec les étoiles qui nous dominent et qu’on a l’impression de pouvoir attraper et décrocher, qu’on fit de beaux rêves tous étoilés. C’est une image magnifique ! On a eu du mal à éteindre la lumière tout de même, les étoiles sont vraiment merveilleuses.

 

Ven 28/01

Réveil excellent avec un soleil qui se lève juste en face de notre « lit ». Mais le ventre n’est pas à son fort. Vicente s’est levé dans la nuit pour faire un gros caca mou et pour ma part c’est ce matin que je me sens mal ç l’aise dans ma digestion du repas d’hier…Grrr…ça gargouille mal, je ne peut rien avaler, bien que Méga nous a préparer un super petit dej, entre œufs durs, toast et fruits, rien ne passe. Je me force à prendre les toasts et du thé. Mais ça empire les choses car l’eau du thé vient en fait du puit. Bien qu’il ait été bouilli nos estomacs ne le tolère pas celui-là. Il doit vraiment être toxic parce qu’en général on tolère pourtant beaucoup de choses…

 

Après un mois en Inde, nos estomacs ont trouvé leur limite. Mais bon l’effet passe lors de notre retour bizarrement, rien d’incommodant sur le coup : entre les galops en chameau, et oui c’est possible et ça file ces bêtes là, c’était génial, Vicente un vrai poisson dans l’eau comme on dirait. Il a fait ça tout sa vie. On fait une course avec d’autres jeunes chameliers et lui tranquille il les taquine à côté. Ça le fait ! Tops souvenirs entre les discussions sur la vie des chameliers, la vie en général, les rêves étoilés, la traversées des villages à dos de chameau, les courses dans le désert, la balade à pieds au coucher du soleil sur les dunes…TOP ! On dit au revoir à Méga, lui souhaitant le meilleur pour la suite. On a été ravi de son excursion.

 

On retrouve alors la jeep qui nous conduit visiter un temple. Les cheveux au vent, ça y est c’est déjà une histoire passée celle du désert du Thar… Le temple en question est totalement surfait, nous voyons bien qu’il a été conçut pour les touristes et il n’y a même pas de fidèles. On demande alors au chauffeur de nous déposer auprès du lac admirer un superbe temple cité qui entoure le lac, histoire de faire de superbes photos. C’est l que j’ai eu un al de ventre pendant 2 secondes, un rejet en pleine nature et tout allait mieux. Le mal est passé.

 

A l’hôtel, on prend le temps d’une bonne douche, une sieste et on repart quelques heures plus tard pour attraper notre train pour Dehli à 16h40.

 

Delhi ou la capitale polluée...

 

Sam 29/01

Nous fîmes notre arrivée à Delhi par le vieux Delhi. C’est le bordel complet ! Pourtant le métro est vraiment moderne quand on compare le reste…et il est propre. Quel contraste ! Mais ‘est tout un bins aussi pour passer les portiques de sécurité, il y a une foule incroyable et tout le monde se fait fouiller au rayons X, les bagages d’un côté, comme à l’aéroport, vous imaginez les files qui se forment pour entrer dans les stations de métro…

 

On arrive à New Delhi, dans le quartier routard du Main Baazar. C’est le bordel, c’est sale, ça pue et c’est pollué…très pollué. On croit que le ciel est gris or ce n’est que la pollution, c’est horrible. On trouve une chambre au Krishna, propre, avec eau chaude et une immense TV écran plat avec toutes les chaînes du câble dont HBO, là où ils passent des supers films, ça va le faire ! On sort acheter nos billets de train pour Agra et réserver un hôtel.

 

On fait un grand tour de Delhi pendant 4h à pieds, en passant à la plus grande mosquée du pays Majid. Dommage pour cette pollution qui gâche vraiment tout le paysage, la vue et autre... On est saturé, mangeons et allons profiter du big écran plat pour mater un bon film et reprendre des forces pour mieux visiter demain.

 

Dim 30/01

Réveil tranquille : petit déj au lit apporté par mon doudou trop chou. Merci mon chéri tu es un amour je t’aime ! Journée sympa à visiter les Champs Elysées indiens, la place du Secrétariat National et son Palais et le musée national. Rien de bien excitant mais c’est propre, immense et c’est étrange de voir ce contraste encore une fois entre le propre, le sale…

 

On prend un thé Shai agréable dans la rue de notre hôtel avec des énormes Donuts à l’indienne puis on rentre se mâter un bon film dans la chambre.

 

Lun 31/01

New Delhi, une étape franchement pas nécessaire, bien que ça reste une curiosité de connaître une capitale et voir son bordel, mais bon là…et le pire c’est que notre séjour s’est éternisé…Notre train est censé partir à 14h. mais ils annoncent 3h de retard…à 17h il s’affiche enfin, il aura 3 autres heures de retard. En tout 6h si vous avez tou suivi…Et pourtant on finit par partir tous épuisé de cette organisation, à 21h, complètement dégouté ca rien n’est prévu à l’égard du client, ben pourquoi donc, ils sont trop nombreux pour qu’ils puissent organiser un service de plaintes pour qu’on s’occupe d’eux. Alors tu dis rien car tu n’as rien à dire et tu fais comme tout le monde, tu attends toutes ces heures sans avoir la certitude de partir à l’heure affichée…

 

C’est affreux car nous avions réservé un hotel, on les a prévenu du retard mais nous doutons qu’on viendra nous cherche à minuit, vu le retard…bref nous verrons bien…

 

Agra : Le Taj Mahal

Mar 01/02

On arrive vers les 1h du matin. Merci notre hôtel nous a envoyé un rickshow ! C’est là où l’on se dit qu’on a vraiment bien fait de réserver ! Tourist Resthouse ça s’appelle : direct au dodo  dans une petite chambre qui ne paye pas de mine mais le lit est bon !

 

On se fait une grasse mat jusqu’à 11h et direction la gare routière pour aller à Fathepur Sikri, une vieille cité située à 39 km d’Agra. On prend le bus qui va mettre environ 2h jusqu’au site. Là on aura jusqu’à 17h le dernier bus de retour pour admirer le monument.

 

Il s’agit d’un magnifique fort en brique rouge, bien entretenu et qui possède une partie ancienne un peu plus authentique vers le sud, en rénovation mais où l’on imagine très bien la vie de l’époque. Quant au palais, il vous laisse bouche baie. Plus on s’y enfonce et l’on passe des portes, plus on y découvre de jolis jardins intérieurs, sans compter qu’avant de passer à la visite du fort, on traverse la grande mosquée qui y est rattachée par un chemin de fort. Elle est immense et magnifique, entre sa cour intérieure, dans ces enceintes, son tombeau de marbre où les fidèles déposent leur offrande et prient. Les femmes forment un rituel spécifique, elles attachent un fil de laine sur les barreaux en marbre, les embrassent et prient : c’est une curiosité, mais je ne réussis pas à savoir pourquoi elles font ça… ?

 

En redescendant de notre merveilleuse visite au pays des milles et une nuit, on se prend quelques douceurs et un thé dans le village en attendant le bus de 17h. On rencontre des petits garçons qui font leur pitres et posent pour nous devant l’appareil.

 

On finit notre journée à manger un byriani et plats typiques indiens dans le sympathique jardin intérieur que possède  notre hôtel. Et avant le dodo, une partie d’échec qui s’éternise avec mon doudou. Mais pour le moment l’élève a encore quelques leçons à prendre sur la maîtresse.

 

Mer 02/02

Réveil aux aurores : c’est le jour du Taj Mahal ! On prend un rickshow qui nous arrête devant le parc à l’entrée Est du Taj. La queue pour les tickets est formée mais ce n’est que vers 6h30 qu’ils ouvrent les guichets. Je croise les doigts pour que je passe en local, ça nous fait économiser 700 Rs. L’entrée du Taj est très surveillée : portes de sécurité au rayon X, fouille au corps, détecteur de métal…d’ailleurs Vicente se fait renvoyer au locker pour…son jeu d’échec en bois…allez savoir pourquoi, bref il ne faut pas chercher… Pour ma part c’est passé, je suis indienne !

 

Le Taj Mahal… C’est merveilleux… On y est… J’attends environ 30 minutes Vicente mais impatiente je voulais avoir un aperçu de la bête…j’étais émue… C’était mon moment à moi, face au Taj en face de moi. Il n’y avait pas encore beaucoup de monde et je m’en mettait plein les yeux. C’est merveilleux !

 

Vicente arrive enfin pas très souriant mais ses yeux pétillent rapidement quand il aperçoit la bête. On traverse une allée immense d’arcade rouge qui entoure le Taj tel un fort, le portique ressemble à celui des mosquées qu’on a visité auparavant et qui étaient rattachées à des forts. De là on le voit déjà, parfaitement symétrique au centre de l porte. C’est comme dan les films, le Taj se dresse de plus en plus près puis tel un rêve qui se réaliser enfin on dit bonjour au Taj Mahal. C’est magique !

 

On est émerveillé par la beauté du site. Chacun veut sa photo centrée avec le Taj en fond d’écran. Ainsi que son immense jardin. Devant le Taj, son jardin merveilleusement entretenu avec ses fontaines et derrière le Taj le lac d’Agra. La fontaine principale limite parfaitement symétriquement le milieu du Taj. Elle s’arrête ensuite pour laisser place à quelques mètres du Taj, à une gigantesque esplanade de marbre carrée blanc où l’on se prête à des photos souvenirs, la merveille merveilleuse !

 

Plus on avance plus on est époustouflé par l’œuvre d’art. c’est simplement parfait ! 4 colonnes parfaitement symétriques entourent le mausolée central ou a été enterrée la fameuse  épouse bien aimée du roi Sh Jahan. Une épouse adorée et regrettée par ce dernier qu’il a décidé de dédier un monument en souvenir de sa belle. Construire une merveille à l’égale de l’amour qu’il lui porte en guise de preuve d’amour éternel…

 

Pour trouver l’architecte capable de réaliser l’œuvre impossible, il a choisit le meilleur de l’époque, qui ne se sentait pas les capacités de réaliser ce que lui demandait le roi, ni même à la hauteur de cette espérance, si bien qu’il refusa la proposition du roi, jusqu’à ce que le roi, pour le convaincre qu’il n’en avait pas le choix et qu’il pouvait le faire ordonna l’assassinat de la femme de l’architecte, pour qu’il comprenne la douleur qui anime le roi et la souffrance qui l’envahit et le pousse à réaliser un monument digne d’un tel amour. Douleur et chagrin partagé par l’architecte, raconte la légende, il fit construire un monument pour montrer à quel point sa femme représentait pour le roi, un amour immense d’une beauté indescriptible et sans pareille…à jamais. C’est l’histoire embellie de la légende car l’acte du roi reste cruel pour en arriver à ses fins.

 

Une magnifique étape qui dura un peu plus d’une demi journée à rêvasser autour du Taj. Il est temps de faire une petite halte déjeuner vers le Fort Rouge d’Agra, autre attractions de la ville mais bien que magnifique, beaucoup moins attendue que le Taj Mahal bien sûr…

 

C’est un très beau fort qui possède une vue sur le lac, et donc sur le Taj. Le fort a un air de celui de Fathepur Sikri mais en plus moderne. Il est très bien entretenu. On passe de porte en porte sans en voir jamais le bout. On s’enfonce dans le fort. Jusqu’à aboutir à un jardin plutôt agréable où je commence à faire un somme. C’est le réveil aux aurores qui fait son effet… J’ai du dormir environ une heure, quand Vicente me réveille car un garde nous dit qu’il est interdit de dormir dans le fort…C’est quand même étrange. En fait on apprend après qu’il me prenait pour une indienne qui fricotait avec un étranger. Or ils se sont vite rendu compte que nous étions « engagés » du coup ils ne nous ont plus embêtés mais bon ça ‘a coupé dans mon sommeil tout de même…

 

Le retour à l’hôtel est tranquille, le temps d’une discussion routarde avec quelques clients de l’hôtel, on file à la gare. Cathy, une belge en vacances, nous file une adresse d’agence à Kathmandou pour les treks au Népal.

 

Varanasi : Où la mort n'est pas se fête

Jeu 03/02

2h de retard avec le train…pour changer, on arrive à Varanasi à 12h au lieu de 10h, ce qui ne tranquillise pas Vicente notre stressé du couple, car il faut aller chercher un chambre… Waouh ! bain de foule en sortant du train, dans le parking des rickshow. C’est chaud, ils viennent tous vers nous…On prend au moins cher mais il faudra marcher une dizaine de minute ensuite car les ghâts sont fermés aux rickshow et c’est pas plus mal. Après avoir vu quelques adresses du routard, qui nous ont pas convaincu, ni par leur prix, ni par leur chambre, on finit par tomber sur un hotel pas full et tranquille dans une ruelle pas loin des ghâts à 250 Rs, l’adresse la moins chère du coin nous pensons, d’autant plus que le wifi est free ! On dort donc au Ganga Fuji Guesthouse.

 

Quel spectacle encore aujourd’hui : on assiste aux ablutions et aussi la crémation des corps morts venus trouver l’air spirituel de Varanasi. Drôle de spectacle qui nous bouche baie…Photos interdites sous peine de coups de bâtons…c’est sidérant de voir ces corps, avec les vaches à côté qui se réchauffent au feu de bois… et les restes de corps balancés dans le Gange, mangés par les chiens…la nature revient à la nature me direz vous…et bien bof, l’image…eurg ! On passera notre tour en continuant sur les ghâts un peu plus loin, beaucoup plus romantique n’est ce pas… le soir on trouve un ti bui bui qui nous fait un bon thali en prime pour les estomacs égarés…

 

Ven 04/02

Réveil tranquille aujourd’hui, on profite de la connexion internet pour envoyer des news aux proches. J’ai la chance de capter mes parents en webcam sur msn et les friends en live sur FB. Ça revigore ! On sort alors visité l’autre côté du ghât qu’on n’a pas vu vers le sud du Gange. L’endroit est bien plus tranquille que du côté des crémations et plus agréable à la promenade. Pas de baignade pour notre part, bien que les indiens en raffolent dans ce coin. Le Gange est bien trop pollué… On risque de ne pas s’en remettre…

 

Petite journée ensoleillée à préparer notre départ pour le Népal. On a appelé Air Indi pour confirmer notre résa. J’ai également pris contact avec Lauren sur CS, une française qui vit au Népal. Elle m’a laissé son numéro pour qu’on se voit quand on arrive.

 

Sam 05/02

On prend un rickshow vers les coups de 8h pour l’aéroport qui est situé à environ 1h de la ville. On s’est fait une frayeur dans les embouteillages qui n’en finissaient plus en pensant arriver à la bourre mais bon un rickshow c’est presque comme une moto, ça passe partout même à 3 dedans. De toute façon a prévu plutôt large car notre avion ne décolle qu’à 12h30. Histoire aussi de nous laisser le temps de changer les roupis qui nous restent.

 

Surprise ! A l’aéroport, il n’y a aucune banque, rien n’est aménagé pour le change… sinon c’est tout un sketch… en fait en discutant avec une népalaise que je pensais indienne et échanger avec elle des Rs indiens contre des népalais à Kathmandou, histoire que tout le monde sorte gagnant, elle me dit qu’apparemment on pourrait faire du change au Népal mais on ne doit pas avoir de grosses coupures de 500 et 1000 Rs, il faut des petites coupures de 100 et moins. C’est la merde car on a un peu plus de 5000 Rs à 2 en grosse coupure. Et voilà que commence la course à la recherche de la monnaie !

 

C’est tout un sketch comme d’hab. On nous dit de voir les commerçants, les taxis, les bureaux d’information… ils demandent tous une commission de 200 Rs pour faire de la monnaie. Ils sont fous ! Seul un resto à l’étage accepte de faire de la monnaie pour ce qu’il a et le reste on s’est arrangé avec le bureau de vente de Air India et un particulier sympa.

 

Une anecdote au passage. En passant chez un commerçant pour lui demander du change sur 500 Rs en billet de 100, il me les donne sans problème mais en vérifiant les billets, je lui demande gentiment s’il était possible d »en échanger un que je n’avais jamais vu auparavant par un commun, la chieuse tu sais, et bien énervé d’on ne sait d’où, il prend la mouche bizarrement. Ça m’a mis la puce à l’oreille et me dit c’est ce billet ou il me rend les 500 Rs. J’ai trouvé ça tellement bizarre comme comportement que je l’ui ai rendu ces petites coupures et demandé mes 500 Rs et en reprécisant calmement que je voulais juste qu’il m’échange le billet de 100 qui ne ressemble pas aux autres par le même que les autres qu’il a en stock dans sa caisse.

 

En sortant, on apprend qu’il y a un traffic de faux billets de 100 Rs dans l’aéroport pour les touristes qui arrivent. C’est facile de se faire avoir quand on ne connait pas la gueule des billets. Heureusement qu’on avait déjà un mois d’expérience dans le pays pour connaitre les billets et se méfier de comportement bizarres…

 

Enfin bon on finit par partir l’esprit plus ou moins tranquille, on a fait notre monnaie, on espère que la népalaise nous a dit juste, en même temps le lonely a l’air de dire qu’il y a un bureau de change dans la zone de douane à l’aéroport où le toux est le plus intéressant du pays. Bon c’est un lonely de 2007, espérons que c’est encore d’actualité…

 

Après 3h à chercher du change, passer les checkpoint de sécurité, les douaniers et policiers véreux qui essayaient de nous soutirer de l’argent en passant… Nei, Nei ! L’heure de vol est passée vite et on est tout de même content de quitter l’Inde pour Kathmandou. Son aéroport ne paye pas de mine, c’est la cohue dehors pour se rameuter des clients pour les treks, mais bon ça reste un aéroport plus développé que celui de Varanasi où 4 vols par jours été programmés…

Par Nadia
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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 10:51

Chennai

Mer 29/12

Il est 4h30 du matin. Après un réveil sous une nuit agitée sur les fauteuils de l’aéroport, on file enregistrer nos bagages. La file est longue et les indiens de vrais crevards, ils te passent devant sans aucun scrupule et sans respecter l’ordre. Bref il faut leur expliquer comment ça marche mais bon le plus simple c’est de coller au dos le mec devant toi. Sans compter que les files d’attente n’en finissent plus, entre l’enregistrement, le check de sortie de pays, un douanier complètement à la ramasse… On finit par entrer dans la zone d’embarquement avec une connexion sur borne internet gratuite partout, ça c’est pratique pour envoyer un message avant de décoller.

 

Le départ est à son comble, c’est parti pour Chennai, il est 7h30. Il fait une chaleur ! Trop lourd. L’aéroport est blindé et bruillant. On prend de l’argent au premier distributeur pour pouvoir arpenter le train indien qui nous conduira à la gare routière pour Pondicherry. Le guichetier nous conseille de passer par Tamburula, à l’extérieur de Chennai pour prendre notre bus, car on pensait aller à la station centrale de la ville or, c’est un vrai bordel selon lui et c’est retourner en arrière, soit perdre un temps fou en chemin. On décide alors de suivre ses conseils.

 

Premiers pas dans le relway indien, et bien tout le monde nous regarde avec leurs yeux rouges touchés par la pollution et les rayons du soleil, ils sont curieux, souriant, méfiants, intéressés, avec nos gros sacs on ne passe pas inaperçu c’est sur…et les indiens sont plutôt sages, minces et le train n’est pas bondé encore. Les hommes sont habillés avec chemise en général mais aussi une jupe type pareo blanc et les femmes sont vraiment belles avec leur sari. Il existe plusieurs type de sari selon la région d’où on vient. Elles ont une belle allure. Les gens se mettent généralement à la porte, cheveux au vent Nous n’avons que 4 stations à passer, malgré tout cela prend une petite demi heure.

 

Arrivée à notre station, on demande pour le bus direct vers Pondocherry. Et bien c’est pas vraiment ce que nous avait indiqué le guichetier, il se trouve que la station de bus principale a été déplacée, il faut donc allé à la nouvelle station pour attraper le bus que nous voulons… OK, ça commence bien… En plus le bruit est incessant, on est complètement perdus mais bon on reste sans réaction et on fait notre petit bout de chemin selon ce que nous disent les uns et les autres. On demande tour à tour à des gens, tous n’ont pas le même point de vue ou la même information. On finit par attendre sous un préau de bus avec monsieur qui nous dit d’attendre avec nous, il connait un bus qui va à Pondicherry. 15 minutes plus tard, il finit par nous dire de prendre un autre bus pour la nouvelle gare. OK…lol.

 

Pondicherry 

Après avoir redemandé mainte et mainte fois à plusieurs gens, on finit par tomber sur le chauffeur de bus qui va nous amener à la nouvelle gare de bus. Il nous pose là où il faut pour notre bus et hop on file enfin en direction de Pondicherry : quel sketch ! Le trajet reste difficile car on n’a pratiquement pas dormi et nous devons trouver un hotel avant la tombée de la nuit. Veille de nouvel an, tout est booké ou les prix s’envolent ! On trouve une chambre assez simple sur les toits disponible pour seulement une nuit si bien que cela remet en question nos plans de passer nouvel an à Pondicherry car en visitant la ville et en demandant aux autres hotels pour les prochaines nuits, ils sont soit tous full soit trop cher pour ce que c’est…

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En attendant de se décider définitivement de ce qu’on allait faire pour le nouvel an, on visite la ville en passant par ses petites ruelles illuminées et animées. On s’attarde sur la promenade du front de mer. On s’assoie, on observe, on s’acclimate à l’ambiance, on regarde les familles passer, les touristes, les jeunes puis on repart dans les ruelles. On scotche en entendant de la musique sortir d’une cours intérieure, il y a un spectacle théâtral, des danseuses, des comédiens tous bien maquillés à l’indienne, comme on peut l’imaginer, on se pose, on regarde le spectacle. C’est superbe. De jeunes filles qui dansent avec leur superbe costume, sari et panjabi et des fleurs dans les cheveux portant des bijoux magnifiques.

 

La faim nous guêtant, nous testâmes une adresse du routard pour notre premier vrai repas indien. Vicente craque pour un Dosai, il s’agit d’un crêpe géante frite qu’on mange avec plusieurs types de sauces dont une au poids chiche. Pour ma part, je choisis le Chama, une sorte de roti ou naan, baigné dans de l’huile avec une sauce au poids chiche. C’est bon !

 

Jeu 30/12

On décide de quitter Pondicherry pour Tanjore. Journée de transport à nouveau car il y a un changement à faire sur notre trajet à Chambadura. Par contre la poussière sur la route et le vent agravent ma toux. Effectivement je suis en phase de toux agravée là. Et je n’ai pas l’air d‘être seule car beaucoup d’indiens toussent. Il doit y avoir un vilain virus qui flotte dans l’air sans compter que la pollution n’arrange pas les choses. J’ai acheté des médicaments contre la toux sirop et antibiotiques en espérant que ça traitera le problème. Et bien je m’avance dans mon récit, mais ça l’a traité et en une semaine.

 

Tanjore 

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On trouve une bonne adresse de routard, propre et pas chère à l’hotel Vally. On est content. C’est ici qu’on passera notre nouvel an 2011. on file alors faire un tour de la ville histoire de reprendre des forces, on mange dans une autre bonne adresse du routard au Bhavan, près de la Old Station. Qu’est ce que ça grouille dans ce quartier ! C’est sale, il y a beaucoup de gens qui mandient et dorment par terre même dans la boue… C’est assez sale et dégueulasse, c’est pauvre quand même par ici.


Ven 31/12

Dernier jour de l’année 2010. On visite l’attraction de la ville, le temple immense et impressionant de Tanjore. Il est nature. Les fidèles sont nombreux et le site est majestueux. On peux visiter chaque lieu intérieur de prière. Je me suis prêtée au jeu pour mettre un point blanc de poudre sur mon front. Je ne connait pas vraiment la signification mais en fait j’ai mis un trait au lieu d’un point et il se trouve que ce sont majoritairement les hommes qui se font ça…

 

On repassera dans la nuit pour voir les illuminations du temple après avoir mangé un bon byriani dans les alentours. Non loin du temple sur un parc central, on assiste au festival de danse folklorique et traditionnel de Tanjore. C’est excellent et encore une fois vraiment beau. Les danseuses sont magnifiques avec leurs habits traditionnels et font des pas qui inspirent le respect.

Apère ce beau spectacle, on file manger des catlet, samosa et adly, des snacks typiques et toutes sortes de gateaux sucrés délicieux !!! Pas vraiment conseillés pour la ligne.

 

De retour à l’hotel, nuit de réveillon, on prend un bon chai et on assiste au lancé de feux d’artifice de la ville. Et bien ils sont magnifiques ! Nous ne pensions pas qu’ils auraient ces moyens là. Tout le budget de la ville a du y passer. On attend les 12 coups de minuit pour admirer les feux depuis le toit. Deux autres couples étrangers nous accompagnaient. Les bonnes résolutions en perspective !

 

Madurai 

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Sam 1er/01

Bonne année 2011 à tous !


Grosse journée de transport en ce qui nous concerne pour débuter cette nouvelle année. Direction Madurai avec 5h de trajet. On arrive vers 13h on prend un hotel qui ne paye vraiment pas de mine adresse du routard : Lodge selection. Et bien c’est pourri… Plein de moustiques en plus. Mais bon on a la télé histoire de voir du bollywood et ça ne coûte que 4 euros. On ne peut pas demander le grand standing à ce prix là.

 

On a le temps de visiter le temple sacré et voir le coucher du soleil. Une file énorme de fidèles pour entrer gratuitement. On décide de payer pour moins de 50 centimes d’euros on ne va pas faire nos radins… Le temple est magnifique et coloré de ces 900 divinités. Ça ressemble beaucoup aux temples tamouls de La Réunion mais en beaucoup plus géant et de type forteresse. Les fidèles sont vraiment en adoration devant les divinités et la vache sacrée. On visite également le musée des arts avec ses statues sensuelles érotiques qui clouent la visite. Après cette journée, on se fait un bon repas Bombay Meal : un grand plat avec plein de petite sauces et du roti et du riz. On se régale et on a même un dessert des pâtisseries.

 

Dim 02/01

Aujourd’hui nous allons pour Cochin. Vicente est allé nous réserver des places dans le bus de ce soir. Je l’attends dans notre chambre depuis à peu près 3h. J’ai hâte qu’il revienne car je commence à m’inquiéter. En fait la station de bus serait assez loin… mais quel soulagement, au moment où j’écris, le voilà qui est de retour je m’empresse de l’embrasser ! D’autant plus qu’il a une bonne nouvelle, nous partons pour Quillon faire un tour en bateau.

 

Allepey 

Lun 03/01

Finalement arrivés à Quillon à 2h30 du matin avec 1h30 de retard. Ça nous arrange car on a du tempa à tuer jusqu’à notre départ de bateau. Du coup on fait un somme à la gare même jusqu’à l’aube, comme des SDF. On file ensuite au DTPC Boat, le départ du bateau est à 10h30, on petit déjeune, on prends des photos et on patiente sous un soleil radieux.

 

On est les 1ers sur place du coup on a la meilleure place à l’étage et au 1er rang. Sur le trajet nous faisons un arrêt pour manger un thali au bord du canal. Le canal est pas si beau que ça en 1ère partie. Ça devient de plus en plus joli à mesure que nous avançons dans notre promenade, car c’est de plus en plus sauvage et vert.

 

Nous faisons un autre arrêt vers 16h pour le thé, on mange aussi quelques délicieux gateaux. Le temps s’annonce plus menaçant, ça vire vite à la pluie alors que j’avais fait un somme agréable au soleil quelques minutes plus tôt. Il tombe une averse qui nous affole un peu avec Vicente si bien que nous sortons les protections des sacs pour éviter de mouiller nos affaires. Le paysage n’en est pas moins beau. Nous arrivons dans des parties vraiment sauvage de notre croisière.

 

C’est vers 18h45 que nous débarquons enfin à Allepey où une personnes de l’hotel que nous avions réservé nous accueille. Nous avons bien fait de réserver, en plus celui là car il est franchement agréable, propre et bien situé. Près du canal et de la station de bus et à 2 pas du canal. Et en plus ils prêtent les vélos gratuitement. C’est franchement cool et propre. Et il y a internet gratos ! Youhou ! Jackpot ! ça s’appelle Palm Residency.

 

Mar 04/01

Balade à vélo au bord des canaux et de la plage. On passe par les petites ruelles d’Allepey. Vraiment agréable. Trop cool et sympa l’endroit et on admire les houseboat. Ça fait du bien de faire du vélo bien qu’on soit crevé par la chaleur et le soleil qui tape. Avec un bon rafraichissement lors d’un bon repas on revit, ou plutôt on a envi d’un bon dodo en regardant un film… Demain c’est pour de bon : Cochin !

 

Fort Cochin

Mer 05/01

Arrivée à Fort Cochin vers 12h30 à l’hotel Santa Cruz Tourist Home, après environ 1h30 de trajet. Nous avons pris un bus différent car celui d’Allepey nous a arrêté à Ernakulum son terminus.

 

On a eu largement le temps de marcher autour du front de mer, du port des pêcheurs jusqu’au Jew Town pour visiter le Dutch Palace musée des vestiges portugais, franchement pas extra et seule synagogue qui reste du pays. Très petite et rien de spécial à voir. Mais les ruelles restes assez charmantes dans le coin, elles sont propres et développées pour les touristes, plutôt occidental la mentalité : beaucoup de toutou comme dirait mon père.

 

On a bu un thé au ta pot, plutôt cher le thé mais bon l’endroit est sympa et bien décoré. On a goutté au Elite Hotel, petite arnaque, on nous a filé une carte avec soit disant des prix qui ne sont plus les bons et qu’ils ont augmenté sauf que ça ne marche pas avec nous, on nous file une carte avec des prix, on paye ce qui est écrit. Le patron rechigne mais bon c’est comme ça on ne se fera pas avoir comme les autres en payant 30% de plus que la note. Du coup on part déçu par l’adresse routarde qui était pas chère à la base. Du coup au dodo !

 

Jeu 06/01

Repos ! On vent nos livre. Promenade tranquille et on prend le bac pour Ernakulum, pour prendre le train vers Pallolem. Le bc c’est super et pas cher, surtout la nuit, la vue, les lumières et les reflets sur l’eau sont très jolis.

On s’arrête un peu avant la gare pour manger un poulet roti entier comme des morphales…

 

Pallolem Beach

Ven 07/01

Trajet très long pour Pallolem Beach : la plage se mérite ! 15h de train puis un bus d’1h. On trouve une cabane pas trop chère Brendon, hihihi quel nom. On profite enfin de la plage !

 

Sam 08/01

C’est le jour de nos 7 ans ! On se fait une journée d’un romantisme inégalable. Coucher du soleil sur les rocher au bout de la plage. Dîner aux chandelles avec une bonne langouste aux calamars avec vue sur les feux d’artifices : le top !

 

Dim 09/01

On a loué un scooter pour visiter les plages alentours ainsi que le fort avec vue sur toute la falaise. On a fait un plouf à Agonda, très belle plage, marché un peu au fort et admiré le coucher du soleil.. C’était super. Le soir on a regardé un concert sur la plage, amateur mais ambianceur.

 

Anjuna

Lun 10/01

Direction Goa Margoa. On prend le bus pour Paniji. De là, horrifiés par la ville, son bruit et la pollution, on décide de continuer notre route pour les plages du nord : Stop à Anjuna. Le bus était des plus plus folkorique, un vrai sauna à l’indienne. Nichés comme des beoufs, des moutons, du bétails. Une vraie cage à poules : truc de ouf qui mérite une belle vidéo, gaffe à la tête que je cogne sans faire exprès.

 

Les pieds sur la plage, on découvre une ambiance assez particulière de drogués raveur qui ont oublié de se réveiller… La plage est jolie mais sans plus, elle ne nous paraît pas très clean. Mais bon elle fera notre affaire. On trouve un superbe hotel palapa en bout de plage : Le Tantra. Le bar salon est fait sur piloti, ce qui donne une intimité pour chaque client. Trop charmant et tellement romantique. Une exceptionnelle vue qui donne directement sur le coucher du soleil sur la mer. Le proprio est indien, il fait du négoce en Suisse et son hotel est tenu à l’européenne ce qui le rend vraiment propre avec les service qu’on peut attendre d’un hotel. En plus il y a un happy hour sur les bière, bref le top ! Pour manger on préfèrera le buffet sea food à 290 Rps du voisin : Un vrai régal !

 

Mar 11/01

Glandouille totale ! Le top ! Farniente, promenade sur la plage, baignade et internet ! Et oui notre hotel possède le wifi, si ce n’et pas la classe à Dallas ? On en fait donc profiter en direct maman et papa de notre magnifique vue sur la plage au sommet de notre petit salon sur piloti.

 

On finit notre journée autour d’un bon repas indien en ville, beaucoup plus économique et copieux que sur la plage. On kiffe la plage !

 

Margoa


Mer 12/01

Marché aux pues Freal Market très connu dans le coin. Il est immense et il y a de tout pour les toutous. C’est juste derrière notre hotel, ça le fait trop. Après un tour dans le marché on file à l’arrêt de bus au centre pour Mapusa puis Panaji et finir à Margao…

Mission hotel pas très simple à côté de la gare car ils sont miteux et plutôt cher pour ce que c’est mais bon on finit pas en prendre un le plus prêt et le moins cher, mais franchement peu excitant. Voire pourri, entre moustiaues, insectes de nuit, murs écaillés, les toilettes beurks et les draps sont propres mais franchement pas sur de vouloir les utiliser sortons les draps cousus ! Après nos superbes coins de plages, on déchante…hihihi…Mais bon ce n’est que pour quelques heures, on prend le train ensuite.

Par Nadia
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 13:37

Mirissa

 

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Mer 22/12

Jour d’annif de beau papa, on pense à lui. Ça devrait être une bonne journée. On prend le bus pour Embelipitia puis Matara. Quelques 4h de routes, on arrive à Mirissa sous un beau soleil vers 10h50.

 

 

1ére mission : trouver une chambre qui donne accès direct sur la plage en période de Noel sur une plage touristique. Apparemment c’est la plus belle de la côte. Voyons ! Je ne vous cacherai pas que j’ai vu mieux au Mexique et à Madagascar auparavant. Bordée de cocotiers et de petits hôtels, mer et plage plutôt propres et verte, bleue, pas mal de vague sur la plage principale où tous les étrangers s’attroupent. Il y a aussi une presqu’île qui abrite un resto, qui donne beaucoup de charme à l’endroit.

 

 

De l’autre côté, après la presqu’île, c’est le coin des pêcheurs où la mer est aussi jolie et beaucoup plus calme, protégée par les rochers. Une petite baie y est aménagée, toute mignonne et belle eau où nous irions nous baigné. Ce sera notre coin avec Vicente car les vagues et moi ça fait 2. Nous découvrirons plus tard une superbe plage derrière le coin des pêcheurs, magnifique et isolé. On finira par trouver notre petit coin e paradis avec accès sur la plage et Wifi en prime : Le luxe !

 

 

Jeu 23/12

Et aujourd’hui ce sera repos complet car il n’ pas cessé de pleuvoir depuis 10h du matin. Alors au net ! Je reviens au monde social virtuel, ça fait trop plaisir. On a l’impression de revivre et de se rapprocher de nos proches. J’ai passé toute ma journée connectée. Un petit tour le soir pour aller manger un bon rice and curry végétarien. Un régal !

 

 

Ven 24/12

Réveil 9h30. Petit déj royal dans notre hôtel : omelette, toasts, thé, ananas, pancakes… que demande le peuple ? En plus de ça le soleil plein la vue et baignade en amoureux dans notre ti coin sans vague.

 

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Après midi tranquille à papoter en live avec Fanny et Assia sur MSN. Kif ! Et écriture de carte postale en espérant qu’elles arriveront à destination. C’est le réveillon de noël, on espère trouver notre bonheur ce soir. En tout cas la plage s’anime et se prépare, il y a beaucoup plus de monde que d’habitude et les casotes préparent leur déco et menus pour recevoir les gens.

 

 

On est content c’est plutôt une bonne journée, un bon moment. On choisit de passer noel dans le resto du resort du coin où ils proposent un méga buffet d’entrées, de plats, barbeuk et desserts de toute sorte pour moins de 20 euros. Ça sera notre cadeau de noel 2010. Vendu !

 

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On y passe 3h avant de faire un ti tour de piste sur la plage histoire de digérer, plage animée avec père noel noir Sri Lankais, trop délire, il distribue des friandise aux enfants. On se dit joyeux noel sous les feux d’artifice locaux et hop au lit on a trop mangé, on est crevé ! On tente une connexion avec la famille on ne sait jamais, et bonne pioche mes parents sont au rendez-vous. Ça fait trop plaisir de parler et les voir en direct sur webcam pour leur souhaiter un joyeux noel en live.

 

Sam 25/12

Il fait trop beau. On choisit de ti déjeuner dans le resto de l’hôtel en bout de plage vers le sud proche de notre presqu’île. Assez copieux, on est satisfait on fonce alors sous le soleil de ouf profiter de la mer ! ça sera une journée photo et plouf. Vicente a pris un ti coup de soleil ce qui lui donnera le prétexte de passer plus de temps sous les paillotes à siroter de la bière bien fraîche. Au punaise comme dirait Homer !

 

 

En se promenant vers la baie des pêcheurs au sud, on découvre un autre coin de paradis en bout de plage. On s’y prélasse quelque minute. Le soleil cogne, on revient à notre coin de paradis un peu plus ombragé. Quelle belle journée de noel !

 

 Galle



 

Dim 26/12

Direction Galle, ville comme toute les autres bruyante et polluée mais beaucoup plus agréable dans l’enceinte du fort. On file directement trouver une chambre qui donne vue sur la mer chez une femme sympatoche.

 

 

A l’intérieur de fort c’est assez étrange de constater que c’est plutôt musulman et c’est la communauté qui a le plus d’argent. On va passez une seul nuit ici car il n’y a pas grand-chose à faire no à voir, ce avant de filer à l’aéroport… On a quand même profité une dernière fois de la mer en se baignant devant notre hôtel. Mais sensation étrange en ce qui me concerne car toutes les femmes se baignent toutes habillées je me sens un peu gênée par les regards des locaux qui me prennent eux même comme l’une des leur…

 

 

On finit notre journée par faire un ti tour nocturne du fort et en nous arrêtant devant un spectacle de marionnette, très drôle car pour les effets spéciaux très sommaires… et non pas pour l’histoire…

 

 

Mar 28/12

Je commence à tomber balade…Toux et crachats jaune…beurk. J’ai attrapé froid avec le ventilo à fond à coup sur. Aujourd’hui, réveil en chaleur 28°C à 10h. On prend notre temps pour petit déjeuner et se préparer. Direction la gare routière pour aller à Colombo fort. Trajet long mais agréable à admirer le front de mer, et ses belles plages.

 

 

A Colombo gros bordel, on change de bus pour l’aéroport. Après 5h de transport on arrive fatigués à l’aéroport. On choisit un coin pour passer la nuit et sur qui on tombe : nos amis franco écossais, trop cool. On se raconte nos vacances et on se repose et on se dit au revoir, peut être à la prochaine. On garde contact.

 

 

Mer 29/12

Il est 4h30 du matin. Après un réveil sous une nuit agitée sur les fauteuils de l’aéroport, on file enregistrer nos bagages. La file est longue et les indiens de vrais crevards, ils te passent devant sans aucun scrupule et sans respecter l’ordre. Bref il faut leur expliquer comment ça marche mais bon le plus simple c’est de coller au dos le mec devant toi. Sans compter que les files d’attente n’en finissent plus, entre l’enregistrement, le check de sortie de pays, un douanier complètement à la ramasse… On finit par entrer dans la zone d’embarquement avec une connexion sur borne internet gratuite partout, ça c’est pratique pour envoyer un message avant de décoller.

 

Par Nadia
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 13:20

Negombo

 

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Mar 14/12

Départ pour le Sri Lanka ave escale à Aman en Jordanie. Rien de particulier sur ce voyage juste une remarque, il y a beaucoup de femmes indiennes qui voyagent. On pourrait croire qu’il y a eu une convention en Jordanie.

 

 

Mer 15/12

Arrivée à Colombo Airport à 6h du matin direction Negombo en bus pour 20 Rps au lieu de 1000 Rps en taxi. C’est l’abus du touriste.

 

 

A cette heure de la tournée, la ville, les rues et la route sont déjà animés. On trouve un petit hôtel guesthouse très sympa où il fait bon se reposer en bord de plage. Plage c’est beaucoup dire car elle est plutôt sale, entre déchets et pollution… On dort donc au Diphanie pour une chambre très spacieuse à 1000 Rps, très bonne adresse où l’on mange bien et pas cher. C’est pour aller à cet hôtel qu’on a pris notre 1er tuk tuk.

 

Journée à lézarder et à se balader en bord de mer on repartira le lendemain vers 7h du matin pour prendre le train pour Colombo et direction Anuradhapura à 10h.

 

 

 Anuradhapura

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Jeu 16/12

Voyage de 7h pour aller à Anuradhapura avec une correspondance à Colombo. On a traversé de très beaux paysages dans en 2eme classe, très sommaire avec les fauteuils bien raides inconfortables. Un vrai folklore pour entrer dans les wagons, car personnes n’a de place attitré. Tout le monde se bouscule alors que le train n’est pas encore complètement à quai et saute dans les wagons en déplacement pour être sûr de s’assoir. On a une super place à l’arrière du wagon sur la fenêtre. On a de la chance finalement le wagon n’est pas plein et Vicente peut prendre 2 place et moi aussi donc pas de problèmes avec les sacs.

 

 

Arrivés à Anuradhapura, on prend un tuk tuk à qui l’on demande s’il peut nous amener à une guesthouse propre et pas cher qu’il connait près du lac. Ma foi faut faire confiance, allons-y !

 

On s’arrête chez une bonne femme qui nous propose 2 chambres, une avec eau chaude et l’autre sans un peu moins chère ; Et bien elle est un peu mieux et comme il fait une chaleur, on prend pour 1000 Rps. En plus on peut y louer des vélos c’est cool pour les temples à visiter demain ;

 

 

Ven 17/12

C’est parti après un ti déj aux fruits, on file visiter l’ancienne cité entre statues du bouddha géants et monastères, on est servi. Pour tous les temples interdiction de se chausser et de porter un chapeau. Une image qui m’a choquée sur la route à vélo, un pauvre ti chien qui avait le crane ouvert, il saignait même plus, il était encore en vie, hébété assis en bord de route avec les mouches sur sa plaie ouverte. Scène affreuse, il ne devait plus lui rester beaucoup de temps… et il était vraiment tranquille sans rechigner le pauvre. Et le pire c’est qu’on ne peut pas le soulager car les sri lankais n’ont pas le droit de tuer toute forme humaine.

 

 

A notre retour on décide de manger dans notre guesthouse un bon poulet au curry. On a bien fait on fait la connaissance d’un jeune couple franco écossais qui bosse à Dubaï et Abu Dabi : Laurent et Jennifer, très sympas. On se dit alors qu’on pourrait faire un bout de chemin ensemble car ils ont prévu de visiter les mêmes sites que nous, dont Sigiriya et Dambula. Ils sont en vacances pour 15 jrs et Jenni connaît déjà le coin car elle a vécu au Sri Lanka et adore ce pays. On papote pas mal histoire de se connaître un peu mieux et on se réserve un taxi pour aller sur nos trajets le lendemain. Notre budget explose mais bon on est content de partager ce moment avec nos nouveaux compagnons. Le taxi passe de 6000 Rps à 2500 Rps, c’est du n’imp’ l’arnaque de départ…

 

 

Autre ambiance étrange pendant le repas, avant qu’on ne fasse la connaissance de Laurent et Jenni, il y avait 2 américains un peu malades ave des tocs, 4 allemands qui ne parlaient pas au repas et sur des tables séparées… ambiance glauque type hospice de gens zarbes. Bref où on est tombé.

 

 

 Sigiriya et Dambula

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Sam 18/12

Direction Sigiriya 7h30 du matin pour le départ qui s’attarde un peu avec la mise en place très compliqué d’un vélo dans le taxi… Trajet plus ou moins long mais supportable, avec rencontre avec un éléphant sur la route.

Sigiriya c’est un gros rocher qui culmine sa région, qui a été bâti comme une forteresse par l’empereur Khassapa. C’est aussi un attrape touriste car l’entrée y est très chère et pas de réduc étudiant. $25 pour les étrangers et 50 Rps pour les locaux. J’essaie de passer pour une Sri Lankaise mais ce n’est pas passé, je n’avais pas mon passeport…et elle m’a pausé une question en langue locale, j’ai rien compris donc c’était mort… Pourtant les autres sites je suis passée sans problème. Tant pis j’ai quand même amorti avec les autres entrée où j’ai réussi à passer.

 

 

Le rocher est super impressionnant et majestueux. C’est vraiment beau et la vue en jette vraiment un coup. Une bonne grimpette d’1h avec vue imprenable sur la végétation, ce qui m’a fait pensé à nos visites au Mexique depuis les temples mayas du Chiapas : c’est magnifique ! Au sommet c’est le top, époustouflant et heureux d’avoir grimpé ces marches. Dommage il commence à crachiner, mais bon faut bien redescendre après 1h à admirer la vue et se prendre pour un empereur de l’époque.

 

 

De retour au sol, et non sans raccourci au contraire car nous sommes allés voir le bouddha géant qui surplombe aussi la vallée, on prend un buffet copieux mais vraiment trop épicé, à l’hôtel où le taxi nous avait laissé pour poser nos sacs. C’était un pote à lui. Mais au moins il était bien situé car le bus s’arrêtait juste devant sa cour. Avant de le prendre, on voit passer un autre éléphant qui portait des enfants. Trop drôle.

 

Puis nous firent un bout de trajet en bus avec nos compagnons, qui finalement décidèrent d’aller directement sur

 

Kandy et zapper Dambula. Nos chemins se séparèrent alors à Dambula. C’était vraiment cool de partager ce moment avec eux, ils étaient sympas. Après nous avoir donnés quelques bons plans et adresses du Lonely pour la suite de notre parcours, on se dit au revoir, n s’échange les mails et on se fait la biz.

 

 

Dambula, on trouve une guesthouse sur le bord de route et près du temple pour une nuit ça ira. Rien de bien folichon mais c’est propre. On visite alors le monastère qui nécessite une petite condition physique tout de même. Effectivement grosse montée (Comme si on en n’avait pas assez après Sigiriya), au sommet de la montage sous quelques rochers, ils ont planté un monastère. Manque de bol, on n’avait pas vu qu’il fallait prendre les tickets d’entrée en bas… Du coup Vicente n’a pas pu rentrer, j’ai tenté en tant que locale, c’est passé, j’ai pris toutes les photos qu’il fallait. C’est joli mais ça ne valait pas le prix affiché 1500 Rps pour les touristes et gratuit pour les locaux. Merci mes origines !

 

 

En redescendant on prend les photos au golden buddha on a l’impression d’être au Disneyland des bouddha… ou au Las Vegas des bouddha… Bon vaut mieux rentrer au Healy Inn, c’est comme ça que se nomme notre guesthouse, histoire de profiter du lit. Mais vivement la plage quand même !!!

 

 

 Kandy

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Dim 19/12

Enfin à Kandy, dans une ville qui ressemble à une ville. Tout le monde me dit que j’ai l’air d’une fille d’ici. Les gens sont habillés à l’occidentale, ils ont plus de moyens. On est agréablement surpris par la ville d’autant plus qu’elle vit autour de son lac et il fait beau. C’est assez vert. Ça n’empêche pas que ça grouille de partout comme dans les autres villes mais on sent qu’il y a un peu plus d’organisation déjà. Un tuk tuk nous amène faire un ti tour de guesthouses autour du lac, on tombe sous le charme de l’une d’entre elle pas chère à 1000 Rps avec une baie vitrée immense qui fait entrer le soleil et aère la pièce, une belle vue, c’est propre et nikel, on prend ! On regrette un peu de ne rester qu’une nuit mais bon on sait qu’on peut tout visiter en une journée et qu’une randonnée en montagne et la plage nous attendent après cette étape.

 

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Aujourd’hui est une belle journée, il n’y a pas à dire. Nous sommes allés visiter le monastère qui borde le lac. Puis on fait une petite promenade autour et dans la ville histoire de prendre la température et flâner. On mange dans un resto buffet sur terrasse, simple et pas cher de bons rice ad curry. Mmmhhh !

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 Adam’s Peak

 

Lun 20/12

Départ pour Adam’s Peak. Transport très folklo, on part pour prendre le train à 9h45 et le train n’y est pas, on nous conseille au guichet de prendre le bus car on risque d’attendre très longtemps. Du coup direction Maselyak en bus en faisant une correspondance à Hatton, une ville d’étape mais on ne s’y attarde pas, on nous indique un bus pour se rapprocher du pic et être au village au pieds du début de la randonnée : Delhouse. On se laisse porter par les conseils des gens et des bus. Et on fait bien on arrive au pieds de la montagne dans un petit village plein de pélerins. Un couple de français nous accompagne dans la même guesthouse que nous Greenhouse. On obtient du coup une petite réduc. Avec au chaude, le luxe en montagne car la température se rafraîchit. En tout cas les paysages pour y accéder sont magnifiques, entre lacs et montagnes, on est apaisé bien que la route soit sinueuse et franchement on a eu quelques frayeurs en croisant d’autres vus en face car elle reste très étroite…

 

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On a de la chance car il parait que 2 jours avant ils avaient fermé le site et que ce soir c’est pleine lune du coup des pélerins ont prévu de grimper et y faire une cérémonie spéciale. C’est bien on va assister en direct à la full moon party. Ce soir un groupe de pèlerin passe bénir les maisons et les habitants qu’ils marquent d’un trait blanc sur le front dont la notre. Une petite cérémonie pour l’occasion avec offrandes et dons des proprios qui se font bénir.

 

 

Mar 21/12

Réveil plus que matinal 2h30 du matin pour commencer l’ascension. Au programme, 5200 marches à grimper. C’est vraiment dur, raide et rude ! Et pourtant certains anciens du village l’ont fait une trentaine de fois pieds nus… Comment ils font ? On souffle ! On en chie ! C’est trop dur !

 

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Le soleil va faire son apparition nous sommes enfin au sommet, on ne pensait jamais y arriver. Le site est blindé de pélerins qui ont dormi depuis hier au sommet. On se calle dans un petit coin à l’abri du vent car il caille ! L’imper coupe vent n’est pas de trop. Jusqu’à ce qu’un rayon de soleil apparaisse pour nous caresser la peau, tout le monde sourit. C’est beau bien que celui du piton des neige était quand même le plus beau que j’ai vécu jusqu’à maintenant. L’effort est récompensé, les pélerins préparent la cérémonie « Sadu, sadu, sadu » Ils répètent ça assez régulièrement c’est du genre « Amen ». Un tapis a été pausé pour l’occasion, des moines habillés comme des bouddhistes passent devant nous en bénissant les gens avec les offrandes pendant que ces derniers répètent « Sadu, sadu, sadu » et se bousculent à toucher les offrandes en guise de chance. Sur le site, les adeptes entourent le bouddha doré qui culmine la montagne et la protège.

 

 

On mérite notre petit déj improvisé entre roty et pâte de fruit et samosa aux patates et quelques fruits. Après quelques 2h entre cérémonie, admiration de la vue, séance photos et petit déj, on décide de redescendre. Bonjour les genoux, réveillez-vous ! Juste quelques 5000 marches à descendre.

 

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Sur le chemin, on est déçu par les poubelles que laissent les gens, un vrai dépotoir et à côté des vues superbes et imprenables et des monastères et temples ou statues, des champs de thé qu’on ne voyait pas dans la nuit. Quel gâchi les saletés ! Il y a encore du travail à faire de ce côté. Heureusement que le soleil est de la partie et que les paysages restent beaux.

 

 

On rejoint notre hôte vers 10h, petite pause douche puis c’est reparti pour les routes. Cette fois, direction la plage ! Un repos s’impose ! Mais la route est longue, très longue… Nous devons prendre le bus et traverser toute la partie du centre au sud et comme il n’y a pas beaucoup de route et pas très développée et des bus peu fréquents… vous me comprenez, on va mettre 2 jours.

 

 

C’est toute une aventure, une escapade qui tournerait presque au cauchemar sur une de nos étapes. Balongoda, affreuse ville, aucun attrait touristique donc pas beaucoup de lieu où coucher. On fait confiance à un tuk tuk comme d’hab et bien ça a été le mauvais pion cette fois… Ils nous a amené dans des lieux soit full, soit cher, soit sale ; Et sans option, on est obligé de prendre une guesthouse trop pourrie. On a eu du mal à se coucher tellement c’était sale et cher pour ce que c’était : 800 Rps. Les draps tâchés de sang, drap cousu obligatoire, merci maman, moustiquaire trouée et toilettes douche… je vous en parle pas, j’ai préféré faire pipi dans une bassine, et le reste je me retiens…sans déconné, c’était du gore.

 

 

Merci on a passé une courte nuit car on filait à la station de bus à 5h du matin pour prendre le 1er bus. On n’en pouvait pas y rester plus longtemps. Une vraie honte cette guesthouse. On ne s’est pas retenu de le dire gentiment à la proprio qui l’avait assez mal pris. Bref une arnaque cette adresse. Ça avait plus la tête d’un refuge où tu loges pour dépanner mais où tu ne paye pas. Enfin bon bientôt la mer et les cocotiers et Noel à Mirissa !

 

 

 

Par Nadia
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 17:30

Louxor

Jeudi 09/12

Réveil matinal, les au revoir et remerciements à Shaher, c'est l'heure de rejoindre Louxor en train.

On débarque au Fontana Hotel, un plan du routard. pas déçu à l'arrivée mais on s'est bien laisser embobinés par son tour dans la vallée demain. Ma foi pourquoi pas pour une fois avoir un guide et tout le toutim c'est pas si cher que ça. Mais bon en y repensant après on aurait eu plus de liberté et de temps seuls.

Aujourd'hui, visite tranquille de la west bank (le côté ouest) accessible en felouque ou ferry public (ce sera notre cas), toujours plus économique et franchement sympa de partager avec les locaux.

1ère impression, c'est une ville qui ressemble pas mal à Assouan mais en moins bien car un peu plus sale. On finit notre promenade sur le bord du Nil à boire le bon thé égyptien.

 

Mais c'est incroyable comme on se fait accoster constamment pour nous vendre soit felouque soit calèche soit chameau... et les discussions avec les locaux tournent souvent à ces points là. En fait ils ne vivent que du tourisme c'est leur seul gagne pain donc on se fait assaillir. Dommage. Ce ne sera pas ici qu'on se fera des potes.

Vendredi 10/12

Vallée des Rois, vallée des Reines, Hathepsout, Colonnes de Memnon

Louxor--204-.JPGLouxor--184-.JPGLouxor (160)

Samedi 11/12

Repos complet dans la journée : lavage de linge, internet, news etc.

Petit apéro bière au Ali Baba bar en face du temple Louxor où se profile une animation sur la place prinipale avec des orchestres typiques et des chanteurs locaux.

Dimanche 12/12

Temple Karnak et retour au Caire dans le train de nuit.

      Louxor (128)

Par Nadia
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 17:38

Assouan

Lundi 06/12

Arrivés à 12h à Assouan. Shaher notre contact Couchsurfing vient nous chercher à la gare. Plutôt sympa franchement. Son taf est tout près du coup il s'octroie une petite pause. Il est Egypto espagnol. On parle donc espagnol histoir de ne pas le perdre. Il nous dépose chez lui pour poser nos sacs puis direction le centre où il nous amène dans un de es endroits favoris pour manger dans le souk. 

1ère impression : c'est jolie, plus propre et moins bruyant que le Caire. Un peu du type ville balnéaire. L'air y est agréable et la vue sur le Nil, l'île éléphantine, les tombes et le site d'Aga Kahn en jettent. Petit tour de familiarisation avant de se sociabiliser auprès de Shaher. 

Assouan--7-.JPGAssouan--138-.JPG

C'est un jeune de 32 ans, il bosse dans le tourisme et vit avec sa compagne colombienne actuellement en vacances dans son pays avec ces 2 petites filles. Situation assez rare dans un pays musulman, une femme étrangère. Il faut avouer que dans ce pays, le voile et la religion sont très présents. Il n'y a pratiquement que des hommes qui sortent et les seules femmes dehors font des courses. Le regard des hommes est assez opressant car pour eux je ressemble à une égyptienne. C'est fou !

Mardi 07/12

Visite du musée de la Nubie et de l'île éléphantine. Le musée est assez beau et très bien expliqué. Quant à l'île c'est une décevante surprise car elle est casi vide lorsque l'on y pose nos pieds et rien de spécial à visiter, juste quelques ruines et des toutes petites ruelles. On note que les seuls pélerins qui y sont sont des femmes et des enfants.

Mercredi 08/12

Shaher nous a organisé un bon plan pour le tour d'Abu-Simbel, le barrage d'Assouan et le temple Philae. Réveil matinal : 3h du matin pour 4h de route. On arrive à Abu-Simbel; Des pharaons sculptés dans la montagne. Très impressionnant et mythique comme dirait notre ami Xa. On visite les tombes, bien conservées et le temple.

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Puis direction le barrage pour comprendre comment ça fonctionne et à quoi ça sert. On retiendra surtout que ça sert d'énergie en général mais aussi que ça assèche le Soudan...

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Notre visite du jour très épuisante se termine au temple de Philae. On prend une petite felouque à moteur pour rejoindre l'île qui loge le temple. Très belle surprise, au coucher du soleil, nous avons des lumières superbes qui nous font rêver sur les mur du temple, entre fresques, sculptures et statuts géantes de pharaons et dieux, on rêve de l'époque...

Jeudi 09/12

Réveil matinal, les au revoir et remerciements à Shaher, c'est l'heure de rejoindre Louxor en train.

Par Nadia
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 17:43

Le Caire

Jeudi 02/12

Désemparés on décide tout de même d'appeler notre contact couchsurfing, du coup trop sympa, il nous ouvre ses portes à 3h du matin. Vraiment top le Fab ! C'est un français qui bosse au Caire depuis quelques années, très accueillant et franchement on est au top chez lui, notre chambre pour nous avec lit double. Il y a quand même une solidarité entre français voyageurs. On fait rapidement connaissance car on est complètement gênés de l'heure à laquelle on débarque et il bosse comme ingénieur dans le pétrole et on tombe dans son rush, faut dormir ! 

Notre rencontre avec Fab fut brève mais intense. On ne le reverra plus avant la fin de notre séjour chez lui car il part directement en week-end dans le Sinai. Ici le week-end c'est le vendredi et samedi. Du coup il nous laisse en compagnie de sa colloc Gabrielle, une jeune française de Bordeaux en mission humanitaire pour quelques mois le temps d'accomplir son stage d'études. Et bien on est ravi ! Elle est super cool. On discute quelque moment puis on se dit qu'on se fera un bon programme de visite des pyramides samedi ensemble avec son copain Mika qui débarque demain. Le séjour s'annonce sympa. On s'entend bien et on est content de ne pas être tout seuls.

Nous commençons notre immersion (c'est le cas de le dire) dans la capitale par une promenade architecturale de Bab el Futah jusqu'à Sharia el Azhar ou plutôt inversement, en remontant la Sharia el Mouiz vers le nord dans le quartier historique (Ne pas hésiter à regarder une carte en ligne, c'est dans le centre de la ville). 1ére impression, c'est sale et ça pue... Mais bon c'est vrai que l'architecture des bâtiments est très belle.

Nous visitons la mosquée El Azhar. L'entrée est libre mais pour le respect des gens qui prient, les visiteurs doivent laisser leur chussure à l'entrée moyennant pourboire. Mais nous avons compris pour la suivante que nous pouvions amener nos chaussures avec nous donc on ne tombera plus dans la combine. Idem pour les gens qui s'improvisent guide... Pour le respect aussi je devais mettre un voile... C'est étrange comme sensation et désagréable car je ne me reconnaissait pas. Mais par respect, j'accepte, c'est normal.

Le Caire Citadelle (135)Pyramides (195)

En continuant notre visite du Khan el Khalili c'est le nom du quartier à Bab el Futah, nous nous arrêtons pour visiter les maisons Beit el Suhaymi. Superbe demeure ancienne avec de grandes pièces type salon de thé où l'on peut s'asseoir et se poser sur de gros coussins et tapis. 

Notre visite passe par le souk populaire. Il porte bien son nom, un vrai souk ! ça grouille, ça pue, ça fait du bruit... Tout est sans dessus dessous, des mouches qui volent, les ruelles sont de vraies poubelles, c'est incroyablement sale, chacun jette ses ordures par terre il y a même de la merde dans les coins de stands, bref c'est dégueulasse quand même.

Après cette mise en bouche, et bien on décide quand même d'aller manger. Ce n'est pas ça qui nous arrêtera n'est ce pas ? La nuit tombe nous n'avons rien avalé de la journée. Nous prenons une bonne adresse du routard le Kazaz en plein entre et pas loin du métro Sadat.. On s'enfile des koftas grillés et des falafels pour les spécialités locales. On s'explose la panse avant de rejoindre Gaby à la maison dans le quartier de Maadi. Plutôt chic et aménagé pour les expat.

Vendredi 03/12

Aujourd'hui, journée un peu plus tranquille à visiter le musée égyptien. Et bien on en a eu pour 3h, entre les trésors de Toutankhamon et les momies, c'était assez mythique. C'est un musée assez vieux sans trop d'explication, mais bon on ressent son authenticité. Ce qui est assez incroyable c'est qu'on a l'impression que le musée de Londres possèdait un peu plus de statut et était beaucoup mieux détaillé. Le clou celui ci ce sont les trésors incroyable de Toutankhamon.

Assouan (44)LeCaire (65)

On file ensuite à la gare Ramses pour prendre nos billets du lendemain pour Assouan et direction la maison car demain faudra se lever relativement tôt pour visiter les pyramides. 

Avec Gaby et Mika, on décide de dîner ensemble dans un resto près de chez eux un thailandais. On y mange très bien. On papote, on rigole, on passe une très bonne soirée. Demain s'annonce bien !

Samedi 04/12

Le grand jour des pyramides : Cool ! Et bien direction Guizeh. On prend le métro jusqu'à son terminus ligne rouge dans le sud puis un taxi. C'est parti !!! On visite les 3 pyramides dont Cheops, la plus grand et plus impressionnante. On se fait ensuite une tite marche dans le désert pour prendre la photo du séjour les 4 qui sautent au dessus des 3 pyramides : Excellente la tof ! On finit par le bisou au Sphinx pour réaliser la promesse de Gaby à son grand père.

Pyramides (123)Pyramides (21)-copie-1

Ensuite direction Saqqarah. Un taximan copt très sympa mais négocié ferme nous amène faire le tour. On visite son musée puis la tombe principale, mieux conservée que les précédentes, entre pierres taillées, sculptées on est dans un autre temps. Un vrai voyage à travers les siècles...

Pyramides (89)Pyramides (195)

La nuit tombe, on hésite car tout le monde est crevé : resto ou repas fait maison. Allez je me dévoue, ça me fait plaisir, on mangera un poulet au curry recette Gaby mais fait à ma façon ce soir. Et bien un vrai régale ! En bonus : Pomme au four caramélisé (raté le caramel mais ça fait un bon gout de sirop).

Dimanche 05/12

Grasse matinée bien méritée, aujourd'hui c'est visite de la citadelle. Après un rendez-vous manqué avec Mika sur le quai du métro on file pour la Citadelle. On passe d'abord par la mosquée du Sultan Hassan, immense et vide car désafectée, elle sert de musée aujourd'hui.

Le Caire Citadelle (150)

Direction la Citadelle qui domine toute la colline du Caire. Grand château qui abrite la mosquée du site. Très belle endroit plutôt moderne et bien entretenu. On peut également y admirer l'horloge offerte par la France et qui ne fonctionne plus ceci dit en passant...

On continue par une tite promenade architecturale jusqu'à Ibn Tulun puis on rentre pour dire au revoir à Gaby, Mika et remercier Fab enfin de retour pour son hospitalité.

Nous prenons le train de nuit à 22h. On partage notre compartiment avec une famille de canadiens. Des parents et 2 filles. Ils nous font partager tous leur souvenir de voyage jusqu'au petit matin; On réussit néanmoins à dormir un peu malgré les secousses, l'inconfort etc.

Par Nadia
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